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S'entraîner à l'autonomie alimentaire, appel à candidature

Publié le par le père Lenoir

Le premier impluvium, en attente d'être exploité

Le premier impluvium, en attente d'être exploité

Bienvenue à la Haie de Morgon!

Voilà, c'est démarré! Maintenant on vous attend; le monde de demain, c'est tout de suite!

 


Appel à candidatures


Si vous avez envie ou besoin d'apprendre à cultiver vous-même un potager, vous avez le moyen de le faire pour l'an prochain (ça se prépare dès l'automne, ces affaires-là). 


Si les premières plantations de la forêt comestible qui occupera l'essentiel du site ont été effectuées avec Cyril et Alice, d'autres suivront, nombreuses. Mais ce qui compte vraiment, là, ce sont les parcelles expérimentales (les grands cercles photographiés) mises à disposition gratuitement pour qui en éprouve le besoin . 


Mais qu'est-ce que ça veut dire, concrètement?


Charte d’accueil à la Haie de Morgon


L’objectif est de permettre à qui le souhaite de s’entrainer à la culture en conditions réelles et/ou d’expérimenter des techniques pouvant répondre aux enjeux d’autonomie et/ou de résilience alimentaire dans des circonstances de bouleversement climatique, de rationnement en eau et de raréfaction des ressources (engrais, amendements, traitements, énergie…), y compris les personnes n’ayant pas les moyens ou la possibilité d’avoir un terrain à cultiver qui le leur permette. 


Chaque parcelle expérimentale circulaire délimitée par un fossé et un petit merlon mesure environ 200 m². Le sol naturel est argilo-limoneux, à limons battants, le pH de 7.2 à 7, à comportement hydromorphe et les cailloux y sont très rares (détails sur demande). 


Toute personne physique ou morale souhaitant cultiver durant une saison complète (6 mois à 1 an) une des 7 parcelles circulaires expérimentales peut en faire la demande, sans contrepartie financière.



En échange, elle s’engage à :


• Avoir au moins 18 ans


• Respecter les règles de la production agrinaturelle*, à savoir :


-respect du vivant, sous toutes ses formes, sur la parcelle et au-delà d’elle, ce qui implique une absence totale de recours aux traitements, amendements et fertilisants d’origine chimique


-gestion raisonnée de toutes les ressources (eau, biomasse, matière organique…)


-limitation des actions biocides à leur absolue nécessité


-favoriser la couverture du sol au désherbage (sauf expérimentation)


-limitation au maximum de l’impact écologique de la production agricole


-considération pour la vie du sol 


-considération de l’insertion de la culture au sein d’un biotope et d’écosystèmes existants


-préférence pour la stimulation des dynamiques naturelles à l’introduction d’intrants, qu’ils soient inertes ou vivants (auxiliaires produits industriellement


• Cultiver sérieusement la parcelle qui lui a été prêtée, ce qui implique une présence physique d’au moins une journée par semaine en pleine saison.


• Ne gâcher aucune production. Les récoltes devront avoir lieu tout au long de la saison, quitte à les proposer à d’autres personnes en cas de surproduction ou d’absence involontaire. 


• N’employer que la ressource en eau disponible dans les impluviums** ou tout dispositif de récupération d’eau provisoire qui pourrait être installé par ses soins sur la parcelle prêtée durant la saison d’exploitation, ainsi –évidemment- que l’eau de pluie qui tombe sur ladite parcelle.


• Respecter les règles de convivialité et de civisme permettant de partager agréablement le site de la Haie de Morgon.


• Accepter les conditions d’inconfort du site (situation isolée, pas d’eau courante ni électricité pour l’instant, toilettes sèches, abri sommaire). De l’eau claire issue d’un forage (uniquement hors période de gel) et l’electricité sont disponibles au Flérial, à 400m de là. 


• Partager son expérience de production (techniques, astuces, aléas, rendements, erreurs, transformation, conservation…) avec les autres expérimentateurs ou quiconque en aurait besoin ou envie. Les consigner (écrit, vidéo, audio…) dans la mesure du possible pour qu’elle puisse être transmise dans la durée.


• Utiliser son propre outillage. Ponctuellement, du matériel pourra être prêté aux expérimentateurs s’il est disponible. 


• Partager les semences obtenues dans la mesure du possible afin qu’elles puissent profiter aux futurs expérimentateurs. Une grainothèque sera constituée dans ce but.


• Ce que toute construction liée à la production soit démontable en fin de saison, aucun béton ne devant être coulé sur ou dans le sol. 


• Ne laisser aucun déchet sur site qui ne puisse être transformé en compost ou recyclé, ne pas polluer. Chacun s’engageant à participer à la propreté des communs (toilettes sèches, abris…) et à l’entretien des composts.


• Ne pas laisser de chien divaguer sur le site, pour éviter toute nuisance envers la faune qui l’occupe, les jeunes plantations ou les autres cultivateurs. Les chiens peuvent cependant accompagner leurs propriétaires sans laisse, s’ils ne s’en éloignent pas. 


• Ne pas tailler, déplacer ou abattre tout végétal hors parcelle expérimentale sans en avoir obtenu l’autorisation.


• Communiquer son identité ses coordonnées au propriétaire/gestionnaire du site.


Dans le cas du non-respect de ces engagements, les expérimentateurs concernés pourront être exclus du site, et la parcelle qui leur avait été confiée ré-attribuée à d’autres jusqu’à la saison suivante. 


Possibilité de s’installer sur place en mode camping, dans la mesure de l’accessibilité du site et du respect des autres et du biotope.


Un accompagnement technique de base sera possible pour les débutants, et des ateliers seront organisés in situ, parfois sous forme de chantiers participatifs, au fil de l’année.


 

Impluvium construit en chantier participatif


 


L’accueil des projets, l’accompagnement des expérimentateurs, les infrastructures –toutes spartiates qu’elles sont- l’eau et les ressources produites par le site sont gratuits pour pouvoir être accessibles à tous sans condition de revenu; ce qui n’empêche personne de participer financièrement à l'aventure s’il en a l’envie et/ou la capacité. 


*Le terme «agrinaturel » regroupe et qualifie tous les types d’agriculture respectueux du vivant sans restriction de techniques, protocoles ou philosophie, qu’il s’agisse des méthodes Bio, du modèle permacole, de la biodynamie, etc. 


**Un impluvium est un dispositif de récupération et stockage d’eau. Dans le cas présent, ils consistent en un bassin creusé dans l’argile surmonté d’un toit. 


Pour suivre ou découvrir le projet sur sa page facebook : La Haie de Morgon


La haie de Morgon, Le Flérial


89110 Volgré 


(attention, ne pas envoyer de courrier à cette adresse !)

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Formation sur les mares et bassins au Potager du roi de Versailles

Publié le par le père Lenoir

Formation sur les mares et bassins au Potager du roi de Versailles

J'ai l'honneur et le plaisir de vous annoncer que je donnerai un cycle de cours concernant les mares et les bassins dans le cadre de la formation  continue à l'Ecole Nationale Supérieure de Paysage de Versailles au printemps prochain. 

Objectif de la formation: 

Les règles qui régissent les mares, bassins, sont généralement méconnues, souvent très différentes de celles concernant tout autre espace vert paysager ou naturel. Ces lieux dont les vocations peuvent être multiples (loisir, écologie, pisciculture, rétention des eaux pluviales, etc.) nécessitent donc un apprentissage dédié.

Cette formation complémentaire a pour objectif d'améliorer la compréhension de ces milieux, et de donner les bases nécessaires avant de se lancer dans un projet de création, ou pour gérer des sites existants. Orienté dans le sens d'une gestion durable et écologique, il sera étayé par des exemples ainsi qu'une présentation des principales plantes aquatiques ou de berges.

Apporter à des amateurs et à des candidats à la conception de jardins dans le paysage les connaissances de base générales pour la création et la gestion des mares et bassins, que leurs fins soient écologiques, ornementales ou utilitaires.

Au plaisir de peut-être vous y retrouver!

Pour les infos pratiques, programme et tarifs, c'est ici

 

Formation sur les mares et bassins au Potager du roi de Versailles

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Stage jardin punk en situation

Publié le par le père Lenoir

Stage jardin punk en situation

Parfois, notre métier consiste à ne pas faire grand-chose, voire à ne rien faire. Non pas qu'il consisterait à devenir totalement passif, mais plutôt à retrouver l'humilité du jardinier idéalisé dans l'inconscient collectif: patient, discret, amoureux de la nature et à l'écoute des fleurs et des arbres. 
En bref, savoir agir lorsque c'est nécessaire et savoir préserver ce qui est déjà présent et mérite qu'on s'en émerveille ou s'en réjouisse. N'est-ce pas là la base du respect pour le vivant, et un gage d'économie de temps, d'énergie pour occuper l'espace dont nous ne sommes que -tout au plus le temps d'une vie- les locataires? 
Si le sujet vous intéresse, et si vous êtes disponibles le dimanche 18/10, vous pourrez participer au stage organisé par Célestine Formations au très agréable Moulin de Paul, à Courtenay (45) et peut-être démarrer une compréhension nouvelle du paysage, du jardin, et de la façon dont on les occupe. 

Pour en voir plus sur facebook:
https://www.facebook.com/events/366055638115708/

Et pour s'inscrire, c'est ici

Jardiner, c'est aussi et surtout savoir lâcher prise face à ce que la nature peut offrir d'inattendu

Jardiner, c'est aussi et surtout savoir lâcher prise face à ce que la nature peut offrir d'inattendu

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Un arboretum, des plantes, et des atomes

Publié le par le père Lenoir

Les tapis de Cyclamen de l'Arboretum national des Barres

Les tapis de Cyclamen de l'Arboretum national des Barres

Les 3 et 4 octobre 2020 se tiendront les Journées de l'Arbre de l'Arboretum National des Barres à Nogent sur Vernisson (45). 
Ce sera la seule fête des plantes à laquelle la pépinière aura pu participer cette année, j'espère donc avoir la chance de vous y retrouver nombreux!

Le samedi 3, je donnerai aussi une conférence non loin de là, à St Maurice sur Aveyron (45), car, oui, il y a aussi un Aveyron dans le Loiret.
J'y aborderai les jardins de Tchernobyl sous forme de diaporama commenté, suite à mon séjour dans la zone d'exclusion pour y observer l'évolution de la végétation (et notamment celle des jardins) après 30 ans sans intervention humaine (mais pas toujours), et en quoi cela peut nous renseigner ou nous aider. 

En bref, ce sera un week-end floral, avec diverses possibilités d'aborder le sujet du jardin et de se faire plaisir!
 

 

Un arboretum, des plantes, et des atomes

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RENCONTRES DU FLERIAL 2020

Publié le par le père Lenoir

RENCONTRES DU FLERIAL 2020

Pour cette troisième édition, rien ne s'est passé comme prévu, évidemment. 
Un truc bizarre, à base de virus couronné, de plan d'urgence sanitaire et de confinement-déconfinement nous a empêché de planifier quoi que ce soit qui puisse ressembler à un programme. 

Qu'importe, la liste des intervenants sera précisée dans les prochains jours, gardez donc un œil sur le site et la page facebook du Flérial durant les prochains jours. 
 

Ce qui est déjà sûr: 

Nous pique-niquerons ensemble (repas tiré du sac) et aborderons les sujets que vous proposerez en les choisissant au hasard. 
La reconstruction du monde, l'alimentation, l'agriculture, l'écologie, sont les sujets privilégiés mais n'ont aucun caractère limitatif. Bon, si vous voulez parler voitures ou toilettage de chiens, on risque de peiner à répondre, mais aucun sujet n'est tabou. 

Eric Lenoir sera votre hôte. Paysagiste et pépiniériste, auteur, pigiste nature/jardin. Susceptible d’aborder les sujets du paysage, de l’eau et des milieux aquatiques, ou encore du Jardin punk. Militant pour un paysagisme écologique, engagé et responsable.  
 


- Visite commentée du Flérial avec description du concept de "Jardin Punk"
Accueil à partir de 10h, accès libre sur réservation. Plus on est de fous…

-Ce n'est pas une journée "portes ouvertes" de la pépinière, les ventes n'y sont pas prévues. Nous serons là pour nous rencontrer, échanger, apprendre. 

Attention ! Pas de chiens, SVP, ils ne font pas bon ménage avec une pépinière de plantes aquatiques ni avec la faune et la flore que nous préservons sur place.
Les enfants de moins de 12 ans sont les bienvenus mais ne peuvent pas se promener seuls, les mares profondes représentant un danger important.  

Réservations conseillées mais pas obligatoires au 06 15 09 28 45 ou sur pepiniere.ericlenoir@orange.fr

Pour trouver le Flérial, il suffit de regarder le plan ici.
 

Covoiturage possible, la plate-forme Mobicoop (gratuite) pourra vous y aider.
Et enfin, pour rappel, la pépinière accepte toute l'année les paiements en Cagnole, la monnaie locale de l'Yonne qui permet et incite les circuits courts. 

RENCONTRES DU FLERIAL 2020

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Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire

Publié le par le père Lenoir

Du coeur de la Terre-Mère pulse une source de vie

Du coeur de la Terre-Mère pulse une source de vie

J'ai l'immense joie de pouvoir enfin vous montrer les premières images du jardin que nous avons créé à l'occasion du Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire 2020, édition sur le thème du retour à la Terre-Mère qui ouvre ses portes aujourd'hui, 16 mai. 

Travailler sur ce thème fabuleux et tellement de circonstances qu'est le Retour à la Terre-mère était Ô combien inspirant, et ce que j'allais presenter dans la petite parcelle alors inconnue qui me serait allouée m'est apparu presque comme une évidence dès le début, quand je doutais encore de la réalité même de cette invitation.
Je n'avais aucune certitude quant aux disponibilités en termes de matériaux, en la faisabilité de certaines parties techniques ni si le rendu que j'en espérais pouvait être au rendez-vous (Frederique Givaudan , co-conceptrice, a pris à sa charge cette partie du problème, qu'elle a ensuite doublée de sa sueur, de sa délicatesse esthétique et de son savoir-faire incomparable), et pourtant tout s'est couché sur le papier comme si c'était évident.

D'une façon particulièrement étonnante, presque tout ce qui a été nécessaire à le concevoir et dont j'espérais que je pourrais disposer en le recyclant était là, disponible sur le terrain, comme un petit miracle du hasard. Mais je ne crois pas beaucoup au hasard...
Et ce qui manquait, nous l'avons obtenu grâce à des amis (fabuleuse argile issue de la création d'une mare et roches de champs par Guy-michel Desmartins , souches fabuleuses et vieux pommier par Bruno et Bruno) ou en le récoltant nous-mêmes.

 

Le jardin est finalement grâce à cela assez proche des dessins du départ, aussi improbables certaines de ces opportunités fussent-elles en théorie.
Les murs doux sans aucune trace de matériau non noble sont faits de piquets trouvés au domaine, d'osier récolté au Flérial, de l'argile que j'ai moi-même en bonne partie mise en sacs, que nous avons pétrie entre amis (Laure, Ariane, Louis, Guillaume s'ajoutant généreusement à nous deux pour leur édification en riant malgré la fatigue), de la paille de mon voisin paysan et de quelques pelletées de sable de la Loire. Cyril, l'ouvrier de la pépinière, est venu aussi pour les premiers terrassements, dans des conditions assez épouvantables d'humidité qui n'auront pas suffi à nous décourager pour la suite.


Les plantes viennent en bonne partie d'éditions précédentes (merci encore aux jardiniers du domaine pour leur disponibilité), mais aussi de deux pépinières d'amis orléanais et de la mienne, ainsi que de mon propre jardin. Certaines sauvages locales ont été prélevées autour de la parcelle, parce que je voulais les mettre aussi à l'honneur chez elles. Au final, ce sont plus de 200 variétés végétales qui ont été plantées dans ce jardin, et je peux me satisfaire de m'être personnellement occupé de chacune des plus de mille plantes qui ont été mises en terre, que ce soit sous forme de bouture, plant, graine ou arbre.

 

Je désirais ce jardin extrêmement écologique, poétique et social, un peu rebelle évidemment. J'en souhaitais qu'il raconte notre rapport à notre environnement aujourd'hui, héritage d'un oubli du fait naturel, de maltraitances environnementales, mais aussi de savoirs, de savoir-faire infiniment précieux tant pour les humains que pour le reste du vivant, et combien la transmission, l'entraide et l'humilité face à la nature et à nos besoins étaient indispensables aux temps qui viennent.
Qu'il montre que notre Terre-mère recèle tout ce qu'il nous faut, pour peu qu'on la respecte, la laisse en paix parfois, et qu'on réapprenne ce qu'on peut faire de ce qu'elle nous donne en reconsidérant le niveau de notre méconnaissance et de notre avidité.

Avant même l'achèvement du jardin, de nombreux animaux avaient pris l'habitude d'y venir, s'y sentant en sécurité. De nombreux oiseaux y ont trouvé leur compte, mais les grenouilles sont allées jusqu'à y pondre. Il a fallu jouer de prudence pour ne pas dégrader les sacs d’œufs (à droite sur la photo) lors des dernières plantations, les batraciens se laissant même aller à l'occasion à ce que je leur caresse le ventre au passage!

 

 

On n'en voit certaines parties qu'avec une révérence, à moins d'être un enfant ou un adulte en fauteuil ou de petite taille, et certains autre points de vue ne pourront pas être accessibles aux plus petits ou aux moins mobiles sans l'aide d'une personne plus grande, ce qui implique volontairement humilité et entraide, qui qu'on soit, et de considérer que des endroits peuvent -et doivent- encore nous être inaccessibles, et que ce n'est pas un drame. Surtout pour la faune et la flore qui y vivent, d'ailleurs.

 

J'espère que ses visiteurs, à ce jardin ambitieux dans le message et humble dans sa forme, ressentiront un peu de tout cela quand ils l'arpenteront.
Et qu'ils le trouveront beau, aussi, parce qu'il est également un présent au visiteur, un remerciement à ceux qui m'ont fait l'honneur d'y participer, et un hommage à la beauté du monde, qu'on a tant malmenée.
Il se nomme Résilience et Anthropismes.


 

 

Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire

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Déconfinés...ou presque

Publié le par le père Lenoir

Déconfinés...ou presque

Nous sommes actuellement en cours de reprise d'activité selon les modalités habituelles. La pépinière ouvre donc sur rendez-vous, sans règle particulière d'horaires ou de jours de fermeture. Si nous sommes disponibles et vous aussi, un rendez-vous est donc possible (si vous venez de moins de 100 km à vol d'oiseau)!


Toutefois, par ailleurs, à ce jour et sans annonce de durée, notre bureau de poste local reste fermé, ce qui nous contraint à un trajet de 30 km minimum pour l'expédition des colis postaux. 
De fait, nous vous prions de bien vouloir faire preuve d'indulgence quant aux retards qui risquent de s'accumuler dans l'expédition des commandes par le biais de la boutique en ligne. Nous faisons notre possible pour regrouper les envois afin de réduire les trajets, et faisons en sorte que les plantes ne fassent pas de séjour trop prolongé dans leurs cartons, même si elles sont emballées comme elles le doivent. 

Si nous en obtenons le droit (nous sommes en zone rouge), des portes ouvertes seront probablement organisées dans les prochaines semaines.

Vous souhaitant à tous une bonne reprise, en espérant que cette période compliquée que nous avons traversée aura été porteuse de changements aussi positifs qu'on peut les vouloir et de multiples prises de conscience, notamment autour des questions de notre rapport à la nature, à la société de consommation, et à ce qui fait la réalité de notre bien-être et ne peut s'acheter (même chez les plus sympathiques pépiniéristes!).
Que tout ceci n'ait pas été vain!



 

(Détail du jardin que nous avons créé pour l'édition 2020 du Festival international des jardins de Chaumont sur Loire,qui devrait ouvrir mi-mai)

(Détail du jardin que nous avons créé pour l'édition 2020 du Festival international des jardins de Chaumont sur Loire,qui devrait ouvrir mi-mai)

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De la mesure de prendre des mesures

Publié le par le père Lenoir

La production prévue pour être écoulée en mars et avril s'est un peu entassée...

La production prévue pour être écoulée en mars et avril s'est un peu entassée...

Chers confinés, chers déconfits, chers ermites,

comme vous l'imaginez assez probablement, l'activité de la pépinière est quelque peu affectée par la situation actuelle. 
Ainsi, aucune fête des plantes n'aura lieu jusqu'à nouvel ordre, certaines ayant été annulées préventivement. Donc, pour l'heure, la seule où il est encore probable que vous nous retrouviez ce printemps est celle de l'arboretum de la Sédelle dans la Creuse, les 9 et 10 mai 2020, mais elle reste évidemment suspendue à l'évolution des dates de confinement qui évoluent avec le temps. 
J'essaierai aussi de maintenir les Rencontres du Flérial le deuxième dimanche de juin. Le programme en est encore, lui aussi, en suspens, chaque intervenant potentiel devant réinventer son emploi du temps des prochains mois à la fin de cet épisode étrange. 

La vente à la pépinière est théoriquement possible, si vous venez enlever des végétaux que vous nous avez réglés au préalable (pas de transaction sur site) ou que nous vous les livrons. Or, il ne me semble pas raisonnable de donner la priorité à de tels échanges actuellement, du moins tant que le pic épidémique n'est pas passé. Préférez vous nourrir ou répondre aux besoins essentiels plutôt que de prendre un risque, si infime soit-il (puisque nous sommes extrêmement respectueux des gestes-barrière), de faire venir quelques plantes ornementales chez vous. 
Il sera toujours possible de le faire en mai, peut-être plus facilement, et les plantes d'eau peuvent tout à fait être plantées même au plus fort de l'été. 
Tout ça n'arrange (vraiment) pas les finances de l'entreprise, mais il me semble que c'est agir de façon responsable que de restreindre un peu le commerce en ce moment. L'entreprise, si elle peine évidemment fortement de la présente situation, n'est pas suffisamment en danger pour que le risque en vaille la peine pour nous. L'habitude des années difficiles (voire très difficiles) économiquement nous a habitués peut-être plus que d'autres à être capables de nous serrer la ceinture. Le fait de n'avoir qu'un seul salarié permanent (qui continue de travailler à plein temps pour maintenir la production au meilleur de sa forme) implique non seulement de le préserver des risques mais aussi, et c'est là notre avantage, de pouvoir vivre de peu.
L'activité Paysage qui a particulièrement bien fonctionné durant la basse saison nous rend aussi la situation un peu plus confortable ce printemps, ce qui est loin d'avoir toujours été le cas.
D'autres entreprises horticoles, majoritaires, ne sont pas dans ce cas, le risque de banqueroute et de licenciements justifiant leur activité actuelle. Aidez-les en priorité.


La vente en ligne est elle aussi en pause, pour diverses raisons: la première est du même ordre que la précédente: la priorité des échanges commerciaux doit à mes yeux être réservée à d'autres choses qui méritent réellement la prise de risque tant de vous-mêmes que des services postaux et livreurs, qui ont largement assez de travail à risque de contamination avec les livraisons prépondérantes. La seconde est que, précisément pour cela, nous n'avons plus de bureau de poste de secteur pour le moment, le pangolin ayant frappé ses employés et donc causé sa fermeture totale. 

En bref: notre situation n'est pas facile, mais il y en a de pires pour le moment. Nous ne sommes pas en vacances mais en mode ralenti, et nous aurons plein de magnifiques plantes à vous proposer au moment du déconfinement où, là, pour le coup, nous aurons VRAIMENT besoin de faire rentrer de nouveau un peu d'argent! Probablement organiserons-nous des portes ouvertes à la pépinière ou des permanences à cette occasion.

PS: J'en profite pour vous dire que j'ai été invité par le Domaine de Chaumont sur Loire à créer un jardin dans le cadre du Festival international des jardins de cette année. Traditionnellement ouvert de fin avril à fin octobre, il aura bel et bien lieu cette année, même si son inauguration sera plus ou moins légèrement décalée. La thématique y est plus que jamais d'actualité et il me tarde que vous veniez découvrir ce que nous vous y avons concocté!



L’image contient peut-être : plante et texte

 

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C'est la cata!Mais bon, on a des solutions!

Publié le par le père Lenoir

C'est la cata!Mais bon, on a des solutions!

Vous aurez peut-être remarqué que je n'ai pas encore publié la liste des fêtes des plantes auxquelles je participerai cette année. 
Pré-sentiment, intuition, coup de flair? En tout cas, je le sentais mal, ce printemps. En effet, avec l'interdiction des évènements rassemblant  plus de 1000 personnes en extérieur jusqu'au 15 avril au moins (et peut-être au 15 mai), nombre de fêtes des plantes, foires aux plantes, etc. se sont vues annulées. Un peu étrange, alors que les centres commerciaux, les claviers des terminaux pour carte bancaires des stations-service, les transports en commun et les parcs d'attraction restent en libre accès. Mais passons, la prophylaxie semble avoir des voies qui ne sont pas que respiratoires pour emmerder les petits artisans et producteurs. 

En attendant de vous donner la liste de toutes celles auxquelles je participerai tout de même (parce qu'elles sont petites et bien), ainsi que des portes ouvertes à la pépinière, je vous partage cet article d'Hortus Focus  vous indiquant une liste non exhaustive de pépiniéristes et horticulteurs susceptibles de vous recevoir chez eux ou de vous vendre des plantes par correspondance. 
La situation dans la profession étant déjà extrêmement précaire, ces interdictions multiples peuvent en ruiner un certain nombre, qui ne se remettront pas du manque à gagner induit. 

Donc, n'hésitez pas, faites bosser mes concurrents, collègues, amis ou pas, pour que la profession et surtout les plus acharnés de la profession (les rêveurs, les créateurs, les amoureux des plantes, les collectionneurs, les fous de botanique...) puisse continuer à vivre malgré ce dramatique aléa. 



 

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Formation Création d'une mare ou d'un bassin naturaliste

Publié le par le père Lenoir

Formation Création d'une mare ou d'un bassin naturaliste

Notions fondamentales pour la compréhension,  l’aménagement et la gestion des milieux aquatiques artificiels à vocation écologique, fonctionnelle ou ornementale.

Samedi 25 janvier et dimanche 26 janvier 2020
Maison des murs à pêches
89, rue Pierre de Montreuil – 93100 Montreuil

La gestion et la création des plans d’eau est une problématique majeure aujourd’hui, qui fait écho aux problématiques globales comme à celles beaucoup plus locales.  Ces lieux dont les vocations peuvent être multiples (loisir, écologie, ornement, aquaponie, rétention des eaux pluviales, etc.) sous soumis à toutes sortes de pressions particulières, qu’il s’agisse de la pollution, de l’érosion, de la survenue d’espèces invasives, de la fragilité des berges ou bien encore d’une loi-cadre sur l’eau très contraignante. Leur création peut être techniquement assez facile comme s’avérer un horrible cauchemar si on s’y prend mal.
Ce stage a pour objet d’améliorer la compréhension de ces milieux, et de donner les bases nécessaires avant de se lancer dans un projet de création, ou pour gérer des sites existants. Orienté dans le sens d’une gestion durable et écologique,  il sera étayé par des exemples concrets et comportera un important volet pratique.

Formation proposée par Eric Lenoir,
Eric Lenoir est paysagiste et pépiniériste dans l’Yonne, en Bourgogne, en plein cœur de la France.
Diplômé de l’Ecole Du Breuil, il s’est au fil du temps spécialisé dans les milieux sauvages et aquatiques, tout en ne perdant pas de vue sa formation initiale pour les jardins plus traditionnels. Passionné, très sensible à la notion d’écologie, il propose une approche à l’écart des sentiers battus, avec un regard résolument singulier.
Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Plantes aquatiques et de terrains humides et Créer simplement un bassin de jardin aux éditions Ulmer, ainsi que le Petit traité du jardin punk (Prix St Fiacre 2019) aux éditions Terre Vivante.

http://www.ericlenoirpaysagiste.com/

https://fr-fr.facebook.com/ericlenoir.paysagiste.7

Au programme :
Samedi :
9h00  Introduction théorique en salle

11h Prise de connaissance du site destiné à accueillir l’aménagement futur (Jardin Fruits Défendus), de celui à réhabiliter (Jardin Pouplier), expression des besoins et contraintes, découverte des matériaux.
 
12h/12h30 Déjeuner
 
13h30/14h00 Reprise en salle pour débriefing et établissement d’un plan d’action préalable.
 
17h/17h30 Fin de journée


Dimanche (en fonction de la météo):
9h00 RDV sur le terrain (site défini la veille) avec outils, bottes et vêtements de travail pour mise en chantier pédagogique ou approfondissement des connaissances.

12h/12h30 Déjeuner
 
13h30/14h Reprise du chantier
 
17h/17h30 Retour au bercail

Attention, le nombre de places est limité.
Il est impératif de suivre les deux jours de formation.
 L’intégralité de la formation à lieu en salle chauffée.
Tarif : 80 euros pour les deux jours.
L’inscription et le paiement global sont obligatoire via le site HelloAsso

Horaires : de 9h00 à 17h00-17h30 (prévoir de terminer à 18h00 au cas où).

Attention la formation démarre à 9h00 pétante ! Merci de venir en avance, des collations (thé, café, gâteaux…) vous seront offertes.
Le repas du midi aura lieu en mode partagé (auberge espagnole). Merci d’amener vos spécialités culinaires et vos couverts (verres, tasses, couteaux, fourchettes, assiettes…)
Le dimanche soir lors de la clôture de la formation nous organiserons un petit pot de l’amitié.

La formation aura lieu à la Maison des murs à pêches au 89, rue Pierre de Montreuil à Montreuil (93100)

 

https://senshumus.org/2020/01/14/formation-creation-dune-mare-ou-dun-bassin-naturaliste/

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