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Le Jardin Punk à l'Arboretum des Barres

Publié le par le père Lenoir

Le Jardin Punk à l'Arboretum des Barres

Si vous suivez un peu ce site, ou que vous le faites sur facebook, vous avez probablement déjà vu quelques photos du Flérial, le jardin expérimental auprès duquel la pépinière déménage progressivement (la nouvelle serre est montée depuis une semaine, alleluïa!).

Au Flérial, j'expérimente la méthode du Jardin Punk, que je viendrai expliquer lors des "Rendez-Vous de l'environnement" à l'Arboretum National des Barres à Nogent-sur-Vernisson (45) le jeudi 25 juin à partir de 20h.
Ce sera l'occasion de faire découvrir à ceux qui le souhaitent comment, avec peu de moyens, sans produits chimiques et en respectant les cycles naturels et la biodiversité, on peut AUSSI faire de beaux jardins, à condition d'accepter d'adapter notre regard et nos pratiques.

Des portes ouvertes sont prévues au Flérial dans un futur proche, mais les infrastructrures d'accueil sont absolument inexistantes pour le moment. La date sera communiquée ici quand elle sera déterminée.

Plus d'infos sur les Rendez-Vous de l'Environnement: http://amappduloing.over-blog.com/2015/06/jeudi-25-juin-2015-20h-les-rendez-vous-de-l-environnement.html

Notre page facebook (oui je sais c'est pas beau mais c'est sacrément pratique pour communiquer) pour le paysage: https://www.facebook.com/pages/P%C3%A9pini%C3%A8re-et-Paysage-E-Lenoir-fabricants-de-r%C3%AAves/437409392981553?pnref=lhc

Le Jardin Punk à l'Arboretum des Barres

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Créer une aire de ponte pour batraciens

Publié le par le père Lenoir

Grenouilles en phase d'accouplement et de ponte

Grenouilles en phase d'accouplement et de ponte

Avec mars qui arrive, c'est l'heure du réveil de la plupart des batraciens, qui vont chercher un lieu propice pour "élever" leurs petits. Si chaque espèce a ses propres habitudes, on trouve cependant un goût commun pour certaines configurations.

Malheureusement, les activités humaines nuisent grandement à ces biotope qui sont souvent devenus trop rares et les batraciens, sensibles tant à la pollution (dont celle par les œstrogènes des pilules contraceptives et les perturbateurs endocriniens qui pénètrent dans leur organisme au travers de leur épiderme particulier) qu'aux roues des voitures qui les écrasent par milliers chaque soir en cette période de déplacements, doivent en outre affronter la raréfaction de leurs milieux de prédilection.

Certes, la grenouille, le crapaud ou la salamandre ne sont pas des canons de beauté, mais ils restent des maillons essentiels de la chaîne alimentaire, et des écosystèmes en général. S'il n'est pas possible de les apprivoiser (une grenouille adulte cherchera le plus souvent à regagner son lieu de naissance) et qu'il n'est pas autorisé de déplacer adultes, œufs ou têtards, on peut cependant aménager des aires qui leur seront attractives et favorables pour la reproduction.

Si l'idéal est de créer ces espaces de façon "naturelle", directement dans une terre argileuse qui garde l'eau, il est cependant possible de les construire à l'aide d'une géomembrane (bâche à bassin) pour les étanchéifier au moins assez longtemps pour que la ponte ait lieu, et que les têtards aient achevé leur métamorphose et puissent migrer dans les bois, les fossés ou les étangs environnants suivant l'espèce à laquelle ils appartiennent.

Pour cela, il y a quelques règles simples:

-créer un espace peu profond (50 cm maxi) en pente douce et très végétalisé.

Avec 50 cm au plus profond, les têtards auront suffisamment d'eau jusqu'à la fin de leur métamorphose dans la plupart des régions (dans le pire des cas, faire l'appoint avec de l'eau de pluie), car il leur suffit de tremper. C'est cependant la zone la moins profonde qui sera la plus utile au moment de la ponte, car elle se réchauffe plus vite en début de saison et accueille des herbiers qui permettent aux mères d'accrocher leurs œufs, et de les expulser plus facilement.

Pour la constitution des herbiers, rien de plus simple: prenez des mottes d'herbe avec la terre qui les accompagne et placez-les directement sur la pente douce. Au besoin, calez-les avec graviers et cailloux (non tranchants, évidemment).

Vous pouvez améliorer la végétalisation avec des "vraies" plantes aquatiques comme la menthe aquatique, les Carex, la salicaire, entre autres.

Les plantes oxygénantes, telles les Hippuris, la Renoncule petite flamme (Ranunculus flammula) et les potamots donnent aussi d'excellents résultats et "meublent" rapidement ces espaces, offrant un couvert protecteur aux jeunes batraciens après éclosion, ainsi que de nombreuses possibilités de ressources alimentaires.

-Préférer les espaces ensoleillés. Toutefois, certaines espèce préfèrent l'ombre. Donc, si vous le pouvez faites les deux, mais si vous n'avez qu'un choix restreint, optez pour le soleil.

-Evitez dans la mesure du possible que les poissons puissent accéder aux sites de ponte.

Au Flérial (notre jardin expérimental), la frayère à grenouille est séparée des deux principaux bassins naturels par des massifs denses de Carex et de Pontederia, qui laissent passer l'eau sans laisser de place aux poissons. Evidemment, dans un milieu naturel ouvert communiquant directement avec d'autres plans d'eau ou rivière, vous prendrez soin de n'utiliser de préférence que des essences endémiques.

-Ne pas avoir de chat dans le coin. Malheureusement, nos amis félins ne rechignent pas à déguster les cuisses de grenouilles, ainsi que le reste du corps, même sans sauce à l'ail. Si vous avez des félins habitués à votre jardin, évitez donc d'attirer les grenouilles, car vous contribueriez alors à les attirer pour les éliminer par l'intermédiaire de votre redoutable prédateur domestique, dont les ronronnements ne doivent pas vous faire oublier l'effet délétère de son instinct sur la biodiversité de proximité.

Vous n'empêcherez pas la déprédation animale. Hérons, martins-pêcheurs, échassiers divers, canards, couleuvres à collier, couleuvre vipérine, dytiques et autres larves de libellules viendront invariablement prélever leur tribut sur les naissances. Si cela vous fait très mal au cœur, vous pourrez protéger une partie des pontes en retournant des caisses en plastique par-dessus ou en créant un "toit" de branchage. Mais n'oubliez pas que cela peut aussi créer des conditions que ne sont pas celles que recherchaient les femelles lors de la ponte.
Et, par ailleurs, c'est aussi pour ces prédateurs que les batraciens sont utiles... c'est aussi ça, la biodi
versité!

Un espace bien conçu pourra accueillir crapauds, grenouilles, mais aussi salamandres et tritons.

Un espace bien conçu pourra accueillir crapauds, grenouilles, mais aussi salamandres et tritons.

Voilà à quoi ressemblait cette semaine, après  les 10 premiers jours de ponte du printemps, notre frayère à Batraciens au Flérial. Oui oui, la grande tâche gris-noire au premier plan ce sont bien des milliers d’œufs.

Voilà à quoi ressemblait cette semaine, après les 10 premiers jours de ponte du printemps, notre frayère à Batraciens au Flérial. Oui oui, la grande tâche gris-noire au premier plan ce sont bien des milliers d’œufs.

Au Flérial, c'est ce massif de Carex riparia et Carex pendula qui sépare cette mare de l'aire de ponte, protégeant ainsi les têtards de la déprédation par les poissons.

Au Flérial, c'est ce massif de Carex riparia et Carex pendula qui sépare cette mare de l'aire de ponte, protégeant ainsi les têtards de la déprédation par les poissons.

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Auxiliaire de production

Publié le par le père Lenoir

Pas de traitement chimique, ça ne veut pas dire pas de lutte contre les insectes ravageurs. Voici donc Marcel, l'un de nos plus précieux assistants hivernaux, qui vient prélever parmi les bestioles qui nous ennuient celles qui vont lui permettre de subsister. Mobilité, faible coût salarial, travail 7 jours sur 7 et 10 à 12 heures par jour en cette saison, il présente en outre l'avantage d'accéder à des recoins où la main de l'homme n'a jamais mis le pied.

Pas de traitement chimique, ça ne veut pas dire pas de lutte contre les insectes ravageurs. Voici donc Marcel, l'un de nos plus précieux assistants hivernaux, qui vient prélever parmi les bestioles qui nous ennuient celles qui vont lui permettre de subsister. Mobilité, faible coût salarial, travail 7 jours sur 7 et 10 à 12 heures par jour en cette saison, il présente en outre l'avantage d'accéder à des recoins où la main de l'homme n'a jamais mis le pied.

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Fêtes des plantes 2015

Publié le par le père Lenoir

Domaine de Chantilly, site d'expo pour les journées des plantes "de Courson" à partir de cette année. Le cadre y est sublime.
Domaine de Chantilly, site d'expo pour les journées des plantes "de Courson" à partir de cette année. Le cadre y est sublime.

En 2015, vous pourrez nous rencontrer sur les manifestations suivantes:

( la liste peut être mise à jour en cours de saison, restez vigilants ! )

28 et 29 mars 2015 Fête des Plantes au Manoir de la Garde, à Jarnioux, près de Villefranche sur Saône (69)

10,11 et 12 avril 2015: Fête des Plantes de Printemps à St Jean de Beauregard (91)

(Première participation et conférence sur les plantes de terrain humide)

25 et 26 avril 2015 : 35ème fête des plantes de printemps à Schoppenwhir (68), près de Colmar

15, 16 et 17 mai 2015: Journées des Plantes de Courson,au domaine de Chantilly (60)

AUTOMNE:

Deuxième week-end d'octobre Journées de l'Arbre à l'Arboretum National des Barres / Arbofolia à Nogent-sur-Vernisson (45)

Le Manoir de La Garde, un écrin magnifique au cœur du Beaujolais

Le Manoir de La Garde, un écrin magnifique au cœur du Beaujolais

Au parc de Schoppenwihr, de plus en plus somptueuxAu parc de Schoppenwihr, de plus en plus somptueux

Au parc de Schoppenwihr, de plus en plus somptueux

Les journées des plantes de Courson déménagent à Chantilly, ce sera l'occasion de découvrir ce parc immense regroupant plusieurs types de jardinsLes journées des plantes de Courson déménagent à Chantilly, ce sera l'occasion de découvrir ce parc immense regroupant plusieurs types de jardinsLes journées des plantes de Courson déménagent à Chantilly, ce sera l'occasion de découvrir ce parc immense regroupant plusieurs types de jardinsLes journées des plantes de Courson déménagent à Chantilly, ce sera l'occasion de découvrir ce parc immense regroupant plusieurs types de jardins

Les journées des plantes de Courson déménagent à Chantilly, ce sera l'occasion de découvrir ce parc immense regroupant plusieurs types de jardins

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L'Hiver dans l'eau

Publié le par le père Lenoir

L'Hiver dans l'eau

L'hiver est fait pour être froid. Nos plantes sont faites pour avoir froid aussi.
Si nous ne commercialisons pas de plantes -sauf exceptions particulièrement exceptionnelles- de novembre à mi-mars, c'est parce que c'est une période où la meilleure chose pour elles est de n'être pas dérangées.

A dire vrai, cela nous arrange bien: patauger dans l'eau glaciale de la pépinière est un plaisir dont on se passe parfaitement bien, surtout s'il faut y plonger ses mains après avoir brisé la glace.

Pour autant, il serait franchement dommage de se passer d'aller au jardin sous prétexte qu'il fait froid et que l'immense majorité des plantes sont fanées. C'est une occasion merveilleuse, au contraire, de le redécouvrir sous un jour nouveau, généralement sous-estimé.

Voici quelques images de la pépinière et du Flérial, dont j'espère qu'elles seront susceptibles de vous inciter à la contemplation givrée...

Si cependant c'étaient des conseils que vous vouliez, jetez plutôt un œil dans les archives du blog ici:

http://www.lapepiniereaquatique.com/article-26547429.html

et ici:

http://www.lapepiniereaquatique.com/article-fin-de-l-hiver-47030074.html

ou référez-vous au livre édité chez Ulmer:

http://www.editions-ulmer.fr/editions-ulmer/creer-simplement-un-bassin-de-jardin-bassins-cascades-fontaines-plantations-337-cl.htm

L'Hiver dans l'eau
L'Hiver dans l'eauL'Hiver dans l'eauL'Hiver dans l'eauL'Hiver dans l'eau

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Semons la Zizanie

Publié le par le père Lenoir

Zizania latifolia, le Riz sauvage de Mandchourie, s'est bien étendu au Flérial.

J'aimerais vous dire que ses grains m'ont permis de faire de fabuleux makis, que leur arôme est sans égal et la récolte abondante...mais il n'en est rien!Sous nos climats, pas de grains. Dans son milieu d'origine, cette plante n'en produit pas énormément non plus, et ils sont petits.

Non, s'il y a un intérêt à installer cette plante dans l'eau (on ne le voit pas sur la photo, mais en réalité le pied est installé 10 à 20 cm sous la surface d'un invisible bassin), il réside ailleurs.

Tout d'abord dans sa magnifique translucidité, qui lui permet de capturer le moindre petit grain de lumière sur son mètre de haut, même quand le ciel est couvert. Puis ensuite pour sa forme élégante, souple et élancée, et sa couleur vive qui s'éclaircira encore à l'automne quant, juste avant l'hiver, ses feuilles deviendront chaumes blanchis avant de disparaître.
Et il y a le son. Ce son si particulier que l'on ne trouve,en dehors d'elle, que chez le bambou: celui du frottement des feuilles les unes contre les autres, qui permet de savoir, les yeux fermés, si une brise légère les agite, animant le jardin d'un sens trop fréquemment négligé.

Cependant, il faut utiliser cette plante avec intelligence, afin que'elle ne se montre pas trop envahissante. Dans un grand bac, ou dans une zone où l'on peut la circonscrire, que ce soit par une barrière enterrée, la présence d'autres plantes à racines denses, ou tout simplement par le passage abrupt à une profondeur excédant les 60 cm, qu'elle ne colonisera pas, ou peu.

Plus je la regarde, plus je l'écoute, plus je l'adore!

http://www.plantesaquatiques.net/achat-zizania-latifolia-52599.html

Semons la ZizanieSemons la ZizanieSemons la Zizanie

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Un autre Regard

Publié le par le père Lenoir

En juin 2014, le photographe Thomas Dupaigne est venu visiter le Flérial, ce parc encore à ses balbutiements qui porte, à Volgré dans l'Yonne, les bourgeons de ce qui sera la nouvelle pépinière, en remplacement du site historique de St Romain-le-Preux, auquel je suis très attaché mais qui est malheureusement trop limité dans ses dimensions, ne bénéficie pas de jardin de démonstration et s'avère assez peu pratique à l'usage.

Thomas, accompagné d'Isabelle Morand (rédactrice en chef du magazine "L'Ami des Jardins") était initialement venu effectuer un reportage sur les plantes aquatiques à la pépinière. C'est pour lui permettre de photographier des sujets in situ que je les ai conduits au Flérial, que je considère trop jeune pour le donner à visiter. J'ai adoré la réaction de ce photographe, d'abord pris au dépourvu par ce qu'il découvrait, puis se plongeant ensuite avec enthousiasme dans ce que je lui présentais et expliquais.

Voici son travail remarquable, que vous pouvez découvrir au sein de son site:

Photos Thomas Dupaigne

Un autre Regard

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Reportage

Publié le par le père Lenoir

La semaine dernière, une équipe du magazine "l'Ami des jardins" est venue jusqu'à nous, pour prendre quelques photos de plantes aquatiques, en vue d'une parution au printemps 2015.

Moment délicieux, et plutôt valorisant: le plaisir ostensiblement pris par Isabelle Morand et Thomas Dupaigne à faire ce reportage, et la qualité des photos qui s'en sont suivies m'ont fait vraiment plaisir.

Vous pouvez retrouver quelques photos sur facebook et sur le site de Thomas Dupaigne

Reportage

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Papillonner

Publié le par le père Lenoir

Cela fait plusieurs années maintenant que je n'ai pratiqué aucun traitement (même bio) contre les chenilles. Non pas qu'elles sont absentes de la production, mais j'ai appris à les tolérer, et à compliquer leur action ravageuse.
Ce n'est pas parfait, les plantes portent parfois les stigmates de leurs attaques, mais cela ne les tue pas, ni ne les affaiblit vraiment.

Cela fait des années que je n'utilise plus de désherbant (même soit-disant non polluant) à la pépinière, à ses abords ou au Flérial. Non pas que les adventices ("mauvaises herbes" pour les connoisseurs) soient absentes du site, mais j'ai appris à les tolérer, et à compliquer leur action délétère par d'autres moyens, ou à les arracher un peu, ou pas du tout.
Il y a même des chardons dans le jardin, malgré les cris d'horreur des paysans alentours. Je vais bientôt les faucher, mais pas avant que les butineurs et les chardonnerets s'en soient un peu délectés.

Tout cela ne rend pas nécessairement la production facile, ni l'entretien du site. Les méthodes chimiques, plus "conventionnelles" me feraient même économiser du temps -et donc de l'argent- ainsi que de la fatigue.
Mais ce serait ne voir qu'à court terme.

Et alors, comment prendre une photo comme celle-ci deviendrait-il possible?


Papillonner

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Pas comme tout le monde?

Publié le par le père Lenoir

Parce qu'il est parfois difficile d'expliquer, notamment lors des fêtes des plantes, pourquoi nos plantes ne sont pas fleuries alors que d'autres le sont, pourquoi elles ne mesurent que 20 cm quand d'autres en mesurent 40 et pourquoi elles se montreront généralement plus résistantes que d'autres, produites à grands renforts d'engrais, de pesticides et de chaleur...

Pas comme tout le monde?

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