Reportage

Publié le par le père Lenoir

La semaine dernière, une équipe du magazine "l'Ami des jardins" est venue jusqu'à nous, pour prendre quelques photos de plantes aquatiques, en vue d'une parution au printemps 2015.

Moment délicieux, et plutôt valorisant: le plaisir ostensiblement pris par Isabelle Morand et Thomas Dupaigne à faire ce reportage, et la qualité des photos qui s'en sont suivies m'ont fait vraiment plaisir.

Vous pouvez retrouver quelques photos sur facebook et sur le site de Thomas Dupaigne

Reportage

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Papillonner

Publié le par le père Lenoir

Cela fait plusieurs années maintenant que je n'ai pratiqué aucun traitement (même bio) contre les chenilles. Non pas qu'elles sont absentes de la production, mais j'ai appris à les tolérer, et à compliquer leur action ravageuse.
Ce n'est pas parfait, les plantes portent parfois les stigmates de leurs attaques, mais cela ne les tue pas, ni ne les affaiblit vraiment.

Cela fait des années que je n'utilise plus de désherbant (même soit-disant non polluant) à la pépinière, à ses abords ou au Flérial. Non pas que les adventices ("mauvaises herbes" pour les connoisseurs) soient absentes du site, mais j'ai appris à les tolérer, et à compliquer leur action délétère par d'autres moyens, ou à les arracher un peu, ou pas du tout.
Il y a même des chardons dans le jardin, malgré les cris d'horreur des paysans alentours. Je vais bientôt les faucher, mais pas avant que les butineurs et les chardonnerets s'en soient un peu délectés.

Tout cela ne rend pas nécessairement la production facile, ni l'entretien du site. Les méthodes chimiques, plus "conventionnelles" me feraient même économiser du temps -et donc de l'argent- ainsi que de la fatigue.
Mais ce serait ne voir qu'à court terme.

Et alors, comment prendre une photo comme celle-ci deviendrait-il possible?


Papillonner

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Pas comme tout le monde?

Publié le par le père Lenoir

Parce qu'il est parfois difficile d'expliquer, notamment lors des fêtes des plantes, pourquoi nos plantes ne sont pas fleuries alors que d'autres le sont, pourquoi elles ne mesurent que 20 cm quand d'autres en mesurent 40 et pourquoi elles se montreront généralement plus résistantes que d'autres, produites à grands renforts d'engrais, de pesticides et de chaleur...

Pas comme tout le monde?

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Journal de début mai- biodynamie amie

Publié le par le père Lenoir

Journal de début mai- biodynamie amie

Cette année encore, je m'émerveille de l'explosion de la végétation, qui me régale à chaque instant dès que je fais quelques pas dans la pépinière, où tous travaillent d'arrache-pied malgré les aléas pour que la production soit toujours de même qualité.

Pour être tout à fait franc, je trouve même qu'elle s'améliore!

Le plus troublant, est qu'elle s'améliore notamment parce que, après avoir rejeté depuis le début les traitements chimiques, j'en suis même venu à éliminer la plupart des traitements bio, et que désormais la corne a remplacé toute autre forme de fertilisation dans la majeure partie de la production. Les premiers tests sur les nymphéas auront lieu cette année pour voir si nous pouvons réellement nous affranchir des engrais pelliculés (le type le moins polluant d'entre tous -y compris les bio!- dès lors qu'on est dans l'eau).

Nous désherbons dans les pots, bien évidemment, mais avec un seuil de tolérance différent, et laissons les hépatiques (cousines des mousses et des algues) se développer à la surface de certains pots pour nous servir de paillage.

Nous exploitons un second site -qui sera l'unique dans les prochaines années- où les conditions sont encore plus dures que sur celui de départ, à St Romain-le-Preux. Micro-climat particulier, à seulement 5km: 2 à 3°C de différence en hiver, battu par les vents, des précipitations plus fortes, un froid plus intense et plus prolongé. Nombre de pieds-mères y ont été installés en pleine terre, dans le jardin que l'on a appelé Le Flérial; les plantes y sont éprouvées et parfois sélectionnées au sein d'une même essence pour n'en garder que les plus solides.

Il s'ensuit de ces "techniques" un développement de la plante cultivée sans commune mesure avec ce qui est produit de façon traditionnelle: l'enracinement est d'une très grande qualité, même quand il n'est pas très abondant, les pousses sont saines et bien solides et, bien entendu, les plantes sont particulièrement résistantes.

En bref, comme toujours, "si ces plantes tiennent chez nous, il y a fort à parier qu'elles tiendront chez vous!"

Petites séries, ou plutôt petits lots dispersés en plusieurs endroits pour limiter les problèmes de maladies et de parasites. En multipliant les variétés sur une petite superficie, on réduit considérablement le risque de pullulation de ravageurs spécifiques.

Petites séries, ou plutôt petits lots dispersés en plusieurs endroits pour limiter les problèmes de maladies et de parasites. En multipliant les variétés sur une petite superficie, on réduit considérablement le risque de pullulation de ravageurs spécifiques.

La série d'Hémérocalles du Flérial, endurcis depuis plus d'un an. Une fois mis en terre, ils donnent systématiquement le meilleur d'eux-même.

La série d'Hémérocalles du Flérial, endurcis depuis plus d'un an. Une fois mis en terre, ils donnent systématiquement le meilleur d'eux-même.

Les pieds-mères de Linaigrette (Eriophorum angustifolium). Si nous les produisons surtout par division des sujets de l'année précédente, ce massif nous sert à renouveler périodiquement les souches produites. Inutile de préciser que c'est du costaud!

Les pieds-mères de Linaigrette (Eriophorum angustifolium). Si nous les produisons surtout par division des sujets de l'année précédente, ce massif nous sert à renouveler périodiquement les souches produites. Inutile de préciser que c'est du costaud!

Que l'on ne vienne pas me dire que la Gyroselle (Dodecatheon maedia) et le Podophylle (Podophyllum peltatum) sont des plantes délicates! Ici, les deux ont été plantés grossièrement il y a un peu moins de deux ans, dans de la glaise à peine améliorée de terreau de récup', n'ont pas bénéficié d'ombre l'an passé parce que l'arbre supposé la donner a été très touché par un épisode de sécheresse et a perdu toutes ses feuilles fin mai, et aucun désherbage n'a été pratiqué depuis le jour de leur plantation. Comme dirait l'ami Friedrich, "ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts"! D'un autre côté, je ne suis pas convaincu que les mêmes plantes, issues d'une culture en accélérée sous serre, perfusées à l'engrais liquide, puissent faire preuve d'une telle capacité d'adaptation...

Que l'on ne vienne pas me dire que la Gyroselle (Dodecatheon maedia) et le Podophylle (Podophyllum peltatum) sont des plantes délicates! Ici, les deux ont été plantés grossièrement il y a un peu moins de deux ans, dans de la glaise à peine améliorée de terreau de récup', n'ont pas bénéficié d'ombre l'an passé parce que l'arbre supposé la donner a été très touché par un épisode de sécheresse et a perdu toutes ses feuilles fin mai, et aucun désherbage n'a été pratiqué depuis le jour de leur plantation. Comme dirait l'ami Friedrich, "ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts"! D'un autre côté, je ne suis pas convaincu que les mêmes plantes, issues d'une culture en accélérée sous serre, perfusées à l'engrais liquide, puissent faire preuve d'une telle capacité d'adaptation...

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La saison bat son plein

Publié le par le père Lenoir

La saison bat son plein

Avril 2014 sera mémorable. Débuté sous un soleil de plomb, il aura continué avec des gelées tous les matins jusqu'au 20, et parfois 28°C l'après-midi, le tout avec une sécheresse considérable.

Ce matin -heureux- du 21 avril, quelques gouttes de pluie ont enfin assombri la terre sèche (il n'avait plu que 5 minutes montre en main depuis fin février!), que j'ai accueillies par un "hourra" tonitruant dès mon réveil.

Qu'importe! Les Aponogetons fleurissent, et ça c'est le bonheur!

L'ail triquètre se dispute l'élégance avec les pousses d'hostas, et les fougères déroulent leurs frondes quand le gel ne les "mouche" pas. S'il pleut un peu, le printemps sera fabuleux, car cette année la production est particulièrement belle!

Allium triquetrum, Hostas et Mukdenia, dans un lagunage que nous avons rénové chez un client

Allium triquetrum, Hostas et Mukdenia, dans un lagunage que nous avons rénové chez un client

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Pfffff! C'est l'printemps!

Publié le par le père Lenoir

 

Comme dirait ma voisine: "y'a plus d'saison"!

Février n'est pas encore achevé, qu'on est déjà picorés par les insectes piqueurs, et la végétation est si en avance qu'on se demande si on ne va pas manger des pommes à Pâques.

 

Prunus-incisa-2-copie-1.jpg

Prunus incisa au Flérial

 

Deux options: ou bien la douceur dure, et on va vraiment avoir un long moment pour s'amuser dans les jardins (mon voisin tond, je crois rêver!), ou bien le froid vient nous refaire une bise dans les prochaines semaines, et alors on aura assurément de la casse dans les plantes les plus dérèglées dans leur cycle. 

 

Helleborus.jpg

 

Bon, soyons positifs: les abeilles sont de sortie et trouvent dans le fleurissement actuel de quoi subsister. J'ai vu mon premier papillon (un paon du jour) hier, et les grenouilles rousses ont déjà pondu royalement dans les anses du Flérial prévues notamment à cet effet. 

 

Grenouilles-Accouplement-sign.jpg

 

Oeufs-grenouilles-02-2014-2.jpg


Et puis, il y a ces floraisons éclatantes, qui ne sauraient nous déplaire; cette excitation hallucinante de la végétation qui explose comme elle devrait le faire un mois plus tard, et qui comble ainsi une éventuelle impatience qui n'aura même pas eu le temps de se faire sentir!

 

Allium-triquetrum-detail.JPG

Allium triquetrum, fleuri à l'abri (pas avant avril habituellement)

 

 

Mukdenia-sign-copie-1.jpg

Mukdenia rossii, très en beauté -et en avance- aussi

 

Les Gunneras vont sortir de leur tanière bientôt, leur grotte inondée ayant bien rempli son rôle jusqu'ici; il faut cependant qu'on y mette fin si l'on ne veut pas qu'il ressemblent à des endives géantes au printemps!

 

Gunnera-cave-comp.jpg

 

L'enthousiasme des jardiniers est si exalté, qu'il faut que je freine leur irrépressible besoin de planter!

Difficile de leur faire comprendre que, certes, tout pousse dehors, mais que la production n'est pas encore disponible, et que je pense qu'ils doivent encore attendre pour gardnir leurs bassins ou leurs plates-bandes avec nos plantes!

Alors je le dis ici, un bon coup:

PATIENCE!!!

 

Attendez fin mars au moins pour les plantations de vivaces et d'aquatiques,

voire même un peu plus.

En plantant maintenant, vous risquez de vous voir dépassés par les mauvaises herbes. Elles, déjà en place, pousseront bien mieux que les nouvelles arrivantes, encore toutes endormies par la transition. Et que dire si jamais le froid venait à sévir!

Donc, préparez bien vos massifs, chouchoutez bien ce qui est déjà là, et guettez le printemps, le vrai.

De toute façon, la pépinière est très laide en cette saison, alors pas la peine de venir!

 

 

En tout cas, tout reverdit très vite, et c'est quand même très plaisant, surtout entre deux averses, mais chut, faut pas le dire! 


 

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FÊTES DES PLANTES 2014

Publié le par le père Lenoir

En 2014, vous pourrez nous rencontrer sur les manifestations suivantes:

 

(la liste peut être mise à jour en cours de saison, restez vigilants!)

 

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5 et 6 avril 2014: 3ème Printemps des jardiniers, à Savigny-le-Temple (77)

 

 

 

 

 12 et 13 avril 2014:    Fête des Plantes au Manoir de la Garde, à Jarnioux, près de Villefranche sur Saône (69)

 

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18 et 19 avril 2014: 5ème Plantes en Fête à Besançon (25)

 

 

26 et 27 avril 2014 : 34ème fête des plantes de printemps à Schoppenwhir (68), près de Colmar

 

Jardins-d-exception-0394.JPGFetes-des-Plantes-8799.jpg

 

 
 

 

16,17 et 18 mai 2014: Journées des Plantes de Courson, au domaine de Courson-Monteloup (91)

 

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 29 mai 2014 :   23ème Journée des plantes de Bergères , entre Troyes et Bar sur Aube (10)

 

 

 

31 mai et 1er juin 2014 Fête des Plantes aux Jardins du Grand Courtoiseau, à Triguères (45) Annulé cette année pour cas de force majeure

Jardins-d-exception-0427.JPGGrand Courtoiseau

 

 

6,7,8 et 9 juin 2014 Journées de La Rose à l'Abbaye de Chaalisà Ermenonville (60)

 

 

IMG-20130608-02951.jpg

 

AUTOMNE:

 

Dimanche 21 septembre 2014 Dimanche des Plantes à Seine-Port (77)

 

 

27 et 28 septembre 2014 Le Jardin des Dentelles en fête, à Amilly (45)

 

 

 

 

11 et 12 octobre 2014 Journées de l'Arbre à l'Arboretum National des Barres / Arbofolia à Nogent-sur-Vernisson (45)

 

 

 

 

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Démarrage précoce et de l'eau à ne plus savoir qu'en faire

Publié le par le père Lenoir

 

Ce qu'il y a bien avec les années, c'est qu'il n'y en a pas deux qui se ressemblent.

 

En 2014, le mois de janvier est extrêmement doux (même si le temps est globalement plutôt désagréable), et la végétation se développe donc de façon très prématurée.

 

Culture-0251.JPG

Hemerocalle Crimson Glory (avec une faute sur l'étiquette),

en avance d'au moins 15 jours

 

Nous sommes obligés d'effectuer des divisions, des rempotages et des nettoyages tous azimuts à une période où, habituellement, il n'est nul besoin de s'en charger, ou en des proportions vraiment minimes. 

 

Multi-crocosmia.jpg

Les croscosmia sont "à donf", c'est la première fois que

nous sommes contraints de diviser les touffes si tôt.

 

La serre hors-gel, qui nous sert à préserver les plantes sensibles et à protéger la jeune production peu enracinée, est déjà très très pleine; les menaces de gelées nous empêchent de mettre les plantes encore un peu jeunes à l'extérieur, même sous une couverture, mais nous devons y conserver des plantes en pleine santé, résistantes en théorie, mais qui sont déjà bien trop démarrées pour pouvoir supporter un gel important s'il devait survenir maintenant! S'il se produisait la même chose que lors de l'hiver 2011-2012, avec une chute brutale à -12, puis -18°C après une longue période de douceur jusqu'en janvier, les dégâts seraient très importants, même sur des essences particulièrement rustiques comme les Iris de Sibérie, les prêles ou même les Typha. 

 

 

Serre-01-2014.jpg

Dans la serre, c'est "Manhattan-sous-plastique",

capitale de la production non ergonomique

 

 

Par conséquent, on produit, on empile, en jouant à la "chaise musicale" avec les caisses de plantes, pour que chacune ait sa dose d'air et de lumière, et soit prête au plus tôt à affronter le froid extérieur. Ajoutons à cela que l'agrandissement de la pépinière sur son nouveau site a été retardé pour des raisons "techniques", et que nous devons faire avec les infrastructures actuelles, c'est à dire petites et peu pratiques, qu'il pleut quand même pas mal et que les allées deviennent difficiles à emprunter, et nous avons un tableau à peu près réaliste de la situation. En d'autres termes, c'est sacrément la galère!

 

Mais bon...

Difficile pourtant de dissimuler ma joie à savoir que les mares, étangs, trous d'eau et zones humides sont pleins à ras-bord, que les nappes phréatiques commencent à bénéficier de la pluviométrie et -n'en déplaise à ceux qui en souffrent, avec toutes mes excuses- que la dure réalité des mauvaises pratiques en matière de couverture végétale, notamment face au ravinement et au drainage outrancier, se montre au grand jour.

 

IMG-20140129-04634.jpg

Une cariçaie, même soumise à de fortes précipitation, 

fixe considérablement les sols, tout en permettant à l'eau de s'y infiltrer.

De telles zones sont, de plus, bien plus aptes à résister aux espèces

invasives,telles la Jussie.


La destruction des marécages, des roselières, des haies, des forêts rivulaires a des effets qui ne sont souvent palpables que sur la durée: l'eau ne percole plus et les berges ne sont plus stabilisées, du coup les épisodes fortement pluvieux font que les flots emportent tout sur leur passage et fragilisent jusqu'aux montagnes. On en revient à être obligé de réfléchir sur l'artificialisation massive des milieux, et ce qu'elle cause.

http://www.nicematin.com/menton/intemperies-sur-la-cote-dazur-la-facture-sera-salee.1591350.html

 

En dehors des cas extrêmes, voir ces milieux humides, souvent meurtris, au mieux de leur forme depuis longtemps me ravit quand même pas mal, bien que je sois le premier à en subir les conséquences (les travaux s'avèrent difficiles, voire impossibles dans de nombreux cas).

C'est le moment où les convictions écologiques et la nécessité économique doivent s'affronter, et de vérifier duquel côté pèse la balance dans son coeur. J'opte pour le long terme, et donc pas l'économie...flûte! On sera riche dans une autre vie...ou pas!

 

Pour l'instant, je surveille le réveil de la nature, et me méfie quand même qu'elle n'attrape pas la grippe!

 

IMG-20140129-04562.jpg

Ranunculus flammula, particulièrement en avance.

Habituellement elle en est à ce stade en novembre ou en mars,

mais pas entre les deux.

 

 

 

 

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C'est l'hiver, n'est-ce pas?

Publié le par le père Lenoir

 

Soyons franc, début janvier à la pépinière, c'est pas l'éclate...


Du coup, on en profite pour se consacrer aux jardins, en profitant du redoux un peu inquiétant (si le froid arrive brutalement, il risque d'y avoir de la casse sur les végétaux qui ont précocément redémarré). On met aussi à jour le nouveau site consacré à notre activité paysagiste (http://www.ericlenoirpaysagiste.com/images.html), bien plus synthétique que celui-ci.


C'est aussi l'occasion de faire une petite rétrospective de travaux précédents, et de les faire partager, comme pour ce "avant/après" consistant à la rénovation d'une berge de bassin, durement attaquée par des bambous et, surtout, d'horribles malfaçons. 


 

Refection-berge-bassin.jpg


 

On s'amuse un peu entre deux gelées, pluies, bains de boue en attendant que la production prenne le dessus sur les autres activités. Certains disent parfois que nous sommes des taupes réincarnées, lorsqu'ils nous voient au travail. Puis le printemps arrive, et les comparaisons deviennent plus élogieuses, au regard du résultat! 


 

IMG-20131203-03902.jpg

Réparation d'un erreur de conception sur un bassin. 

Son propriétaire ne se doute pas encore du point auquel il sera, une fois planté, plus beau qu'avant. Les photos viendront dès le printemps.


Accessoirement, j'en profite aussi pour guetter le retour de certains de mes favoris, ou glaner de nouvelles variétés à produire (top secret pour le moment, vous en saurez un peu plus plus tard). Cette année, par exemple, je devrais être en mesure de proposer à la vente deux à trois pieds de Rheum nobile (une splendide rhubarbe tibétaine particulièrement exigeante) sur les cinq ou six que nous avons produit l'an passé. Les autres nous serviront de pieds-mères, en espérant qu'ils supporteront la division. Comme toutes les beautés les plus sublimes, elle nous demande pas mal d'attention...


 

Rheum-nobile--2-.jpg

Rheum nobile. Une photo de la plante adulte ici

 

 

Rheum-australis.JPG

Une autre rhubarbe, Rheum australis, pour l'instant seulement

au stade de développement de pieds-mères.


 

Depuis quelques jours, nous avons attaqué la division de certaines variétés de vivaces, parmi les plus hâtives ou les moins sensibles aux manipulations hivernales. Je surveille aussi le démarrage précoce de certains pieds-mères en pleine terre au Flérial, en les priant de ne pas s'enflammer trop précipitamment. Février n'est pas loin, avec ses promesses de froid agressif, il ne faudrait pas que les plantes aient choisi de quitter leur repos trop tôt...

 

Ah, si, accessoirement, j'oubliais...


Bonne année!


Coeur.jpg

 

 

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