Pfffff! C'est l'printemps!

Publié le par le père Lenoir

 

Comme dirait ma voisine: "y'a plus d'saison"!

Février n'est pas encore achevé, qu'on est déjà picorés par les insectes piqueurs, et la végétation est si en avance qu'on se demande si on ne va pas manger des pommes à Pâques.

 

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Prunus incisa au Flérial

 

Deux options: ou bien la douceur dure, et on va vraiment avoir un long moment pour s'amuser dans les jardins (mon voisin tond, je crois rêver!), ou bien le froid vient nous refaire une bise dans les prochaines semaines, et alors on aura assurément de la casse dans les plantes les plus dérèglées dans leur cycle. 

 

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Bon, soyons positifs: les abeilles sont de sortie et trouvent dans le fleurissement actuel de quoi subsister. J'ai vu mon premier papillon (un paon du jour) hier, et les grenouilles rousses ont déjà pondu royalement dans les anses du Flérial prévues notamment à cet effet. 

 

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Et puis, il y a ces floraisons éclatantes, qui ne sauraient nous déplaire; cette excitation hallucinante de la végétation qui explose comme elle devrait le faire un mois plus tard, et qui comble ainsi une éventuelle impatience qui n'aura même pas eu le temps de se faire sentir!

 

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Allium triquetrum, fleuri à l'abri (pas avant avril habituellement)

 

 

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Mukdenia rossii, très en beauté -et en avance- aussi

 

Les Gunneras vont sortir de leur tanière bientôt, leur grotte inondée ayant bien rempli son rôle jusqu'ici; il faut cependant qu'on y mette fin si l'on ne veut pas qu'il ressemblent à des endives géantes au printemps!

 

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L'enthousiasme des jardiniers est si exalté, qu'il faut que je freine leur irrépressible besoin de planter!

Difficile de leur faire comprendre que, certes, tout pousse dehors, mais que la production n'est pas encore disponible, et que je pense qu'ils doivent encore attendre pour gardnir leurs bassins ou leurs plates-bandes avec nos plantes!

Alors je le dis ici, un bon coup:

PATIENCE!!!

 

Attendez fin mars au moins pour les plantations de vivaces et d'aquatiques,

voire même un peu plus.

En plantant maintenant, vous risquez de vous voir dépassés par les mauvaises herbes. Elles, déjà en place, pousseront bien mieux que les nouvelles arrivantes, encore toutes endormies par la transition. Et que dire si jamais le froid venait à sévir!

Donc, préparez bien vos massifs, chouchoutez bien ce qui est déjà là, et guettez le printemps, le vrai.

De toute façon, la pépinière est très laide en cette saison, alors pas la peine de venir!

 

 

En tout cas, tout reverdit très vite, et c'est quand même très plaisant, surtout entre deux averses, mais chut, faut pas le dire! 


 

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FÊTES DES PLANTES 2014

Publié le par le père Lenoir

En 2014, vous pourrez nous rencontrer sur les manifestations suivantes:

 

(la liste peut être mise à jour en cours de saison, restez vigilants!)

 

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5 et 6 avril 2014: 3ème Printemps des jardiniers, à Savigny-le-Temple (77)

 

 

 

 

 12 et 13 avril 2014:    Fête des Plantes au Manoir de la Garde, à Jarnioux, près de Villefranche sur Saône (69)

 

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18 et 19 avril 2014: 5ème Plantes en Fête à Besançon (25)

 

 

26 et 27 avril 2014 : 34ème fête des plantes de printemps à Schoppenwhir (68), près de Colmar

 

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16,17 et 18 mai 2014: Journées des Plantes de Courson, au domaine de Courson-Monteloup (91)

 

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 29 mai 2014 :   23ème Journée des plantes de Bergères , entre Troyes et Bar sur Aube (10)

 

 

 

31 mai et 1er juin 2014 Fête des Plantes aux Jardins du Grand Courtoiseau, à Triguères (45) Annulé cette année pour cas de force majeure

Jardins-d-exception-0427.JPGGrand Courtoiseau

 

 

6,7,8 et 9 juin 2014 Journées de La Rose à l'Abbaye de Chaalisà Ermenonville (60)

 

 

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Démarrage précoce et de l'eau à ne plus savoir qu'en faire

Publié le par le père Lenoir

 

Ce qu'il y a bien avec les années, c'est qu'il n'y en a pas deux qui se ressemblent.

 

En 2014, le mois de janvier est extrêmement doux (même si le temps est globalement plutôt désagréable), et la végétation se développe donc de façon très prématurée.

 

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Hemerocalle Crimson Glory (avec une faute sur l'étiquette),

en avance d'au moins 15 jours

 

Nous sommes obligés d'effectuer des divisions, des rempotages et des nettoyages tous azimuts à une période où, habituellement, il n'est nul besoin de s'en charger, ou en des proportions vraiment minimes. 

 

Multi-crocosmia.jpg

Les croscosmia sont "à donf", c'est la première fois que

nous sommes contraints de diviser les touffes si tôt.

 

La serre hors-gel, qui nous sert à préserver les plantes sensibles et à protéger la jeune production peu enracinée, est déjà très très pleine; les menaces de gelées nous empêchent de mettre les plantes encore un peu jeunes à l'extérieur, même sous une couverture, mais nous devons y conserver des plantes en pleine santé, résistantes en théorie, mais qui sont déjà bien trop démarrées pour pouvoir supporter un gel important s'il devait survenir maintenant! S'il se produisait la même chose que lors de l'hiver 2011-2012, avec une chute brutale à -12, puis -18°C après une longue période de douceur jusqu'en janvier, les dégâts seraient très importants, même sur des essences particulièrement rustiques comme les Iris de Sibérie, les prêles ou même les Typha. 

 

 

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Dans la serre, c'est "Manhattan-sous-plastique",

capitale de la production non ergonomique

 

 

Par conséquent, on produit, on empile, en jouant à la "chaise musicale" avec les caisses de plantes, pour que chacune ait sa dose d'air et de lumière, et soit prête au plus tôt à affronter le froid extérieur. Ajoutons à cela que l'agrandissement de la pépinière sur son nouveau site a été retardé pour des raisons "techniques", et que nous devons faire avec les infrastructures actuelles, c'est à dire petites et peu pratiques, qu'il pleut quand même pas mal et que les allées deviennent difficiles à emprunter, et nous avons un tableau à peu près réaliste de la situation. En d'autres termes, c'est sacrément la galère!

 

Mais bon...

Difficile pourtant de dissimuler ma joie à savoir que les mares, étangs, trous d'eau et zones humides sont pleins à ras-bord, que les nappes phréatiques commencent à bénéficier de la pluviométrie et -n'en déplaise à ceux qui en souffrent, avec toutes mes excuses- que la dure réalité des mauvaises pratiques en matière de couverture végétale, notamment face au ravinement et au drainage outrancier, se montre au grand jour.

 

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Une cariçaie, même soumise à de fortes précipitation, 

fixe considérablement les sols, tout en permettant à l'eau de s'y infiltrer.

De telles zones sont, de plus, bien plus aptes à résister aux espèces

invasives,telles la Jussie.


La destruction des marécages, des roselières, des haies, des forêts rivulaires a des effets qui ne sont souvent palpables que sur la durée: l'eau ne percole plus et les berges ne sont plus stabilisées, du coup les épisodes fortement pluvieux font que les flots emportent tout sur leur passage et fragilisent jusqu'aux montagnes. On en revient à être obligé de réfléchir sur l'artificialisation massive des milieux, et ce qu'elle cause.

http://www.nicematin.com/menton/intemperies-sur-la-cote-dazur-la-facture-sera-salee.1591350.html

 

En dehors des cas extrêmes, voir ces milieux humides, souvent meurtris, au mieux de leur forme depuis longtemps me ravit quand même pas mal, bien que je sois le premier à en subir les conséquences (les travaux s'avèrent difficiles, voire impossibles dans de nombreux cas).

C'est le moment où les convictions écologiques et la nécessité économique doivent s'affronter, et de vérifier duquel côté pèse la balance dans son coeur. J'opte pour le long terme, et donc pas l'économie...flûte! On sera riche dans une autre vie...ou pas!

 

Pour l'instant, je surveille le réveil de la nature, et me méfie quand même qu'elle n'attrape pas la grippe!

 

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Ranunculus flammula, particulièrement en avance.

Habituellement elle en est à ce stade en novembre ou en mars,

mais pas entre les deux.

 

 

 

 

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C'est l'hiver, n'est-ce pas?

Publié le par le père Lenoir

 

Soyons franc, début janvier à la pépinière, c'est pas l'éclate...


Du coup, on en profite pour se consacrer aux jardins, en profitant du redoux un peu inquiétant (si le froid arrive brutalement, il risque d'y avoir de la casse sur les végétaux qui ont précocément redémarré). On met aussi à jour le nouveau site consacré à notre activité paysagiste (http://www.ericlenoirpaysagiste.com/images.html), bien plus synthétique que celui-ci.


C'est aussi l'occasion de faire une petite rétrospective de travaux précédents, et de les faire partager, comme pour ce "avant/après" consistant à la rénovation d'une berge de bassin, durement attaquée par des bambous et, surtout, d'horribles malfaçons. 


 

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On s'amuse un peu entre deux gelées, pluies, bains de boue en attendant que la production prenne le dessus sur les autres activités. Certains disent parfois que nous sommes des taupes réincarnées, lorsqu'ils nous voient au travail. Puis le printemps arrive, et les comparaisons deviennent plus élogieuses, au regard du résultat! 


 

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Réparation d'un erreur de conception sur un bassin. 

Son propriétaire ne se doute pas encore du point auquel il sera, une fois planté, plus beau qu'avant. Les photos viendront dès le printemps.


Accessoirement, j'en profite aussi pour guetter le retour de certains de mes favoris, ou glaner de nouvelles variétés à produire (top secret pour le moment, vous en saurez un peu plus plus tard). Cette année, par exemple, je devrais être en mesure de proposer à la vente deux à trois pieds de Rheum nobile (une splendide rhubarbe tibétaine particulièrement exigeante) sur les cinq ou six que nous avons produit l'an passé. Les autres nous serviront de pieds-mères, en espérant qu'ils supporteront la division. Comme toutes les beautés les plus sublimes, elle nous demande pas mal d'attention...


 

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Rheum nobile. Une photo de la plante adulte ici

 

 

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Une autre rhubarbe, Rheum australis, pour l'instant seulement

au stade de développement de pieds-mères.


 

Depuis quelques jours, nous avons attaqué la division de certaines variétés de vivaces, parmi les plus hâtives ou les moins sensibles aux manipulations hivernales. Je surveille aussi le démarrage précoce de certains pieds-mères en pleine terre au Flérial, en les priant de ne pas s'enflammer trop précipitamment. Février n'est pas loin, avec ses promesses de froid agressif, il ne faudrait pas que les plantes aient choisi de quitter leur repos trop tôt...

 

Ah, si, accessoirement, j'oubliais...


Bonne année!


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http://www.ericlenoirpaysagiste.com

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Pour Noël?

Publié le par le père Lenoir

 

 

Pour tous ceux qui voudraient savoir

comment on construit un bassin

comment ne pas mal construire un bassin

comment faire facilement un bassin

comment faire une cascade

comment faire une fontaine

quelles plantes mettre dans un bassin

comment planter dans un bassin

quels nénuphars sont les plus beaux

quelles sont les meilleures plantes oxygénantes

quelles plantes aquatiques poussent dans un tonneau

comment réparer une bâche à bassin

quelle filtration est la meilleure pour un bassin

pourquoi il faut un bassin chez soi, de quelle taille et de quel style

comment faire pour que construire un bassin ne devienne pas un cauchemar,


je n'ai qu'une seule suggestion:


 

Livre 01 2013 2

 

(pressez-vous, les stocks s'épuisent!)

 

(non, ce n'est pas vrai: les géniales éditions Ulmer sont intarissables)

 

http://www.editions-ulmer.fr/livre/creer-simplement-un-bassin-de-jardin-405-l.htm?PHPSESSID=20a77686f85d94acb65438fbc5227b44

 



 

 

 

 


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Début d'automne dans les marécages du Flérial

Publié le par le père Lenoir

 

Volgré - Le Flerial 0981

 

 

Contre toute attente, il y a parfois de bonnes surprises.

Si nombre d'arbres et arbustes ont passé l'arme à gauche au terme de cet hiver humide, prolongé, de ce printemps calamiteux et de cet été terriblement sec, au bout du compte les dégâts sont moindres que prévus.

 

 

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 Hippuris, resté à sec depuis un bon moment, est de nouveau submergé sous le petit pont naturel en granit.

 

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Certes, il a fallu payer son tribut à la nature pour qu'elle nous accepte dans cette ancienne jachère, mais -peut-être parce qu'on la respecte- les pertes sont finalement plus limitées qu'on l'aurait craint au regard de l'état des végétaux et des conditions météo. Cela me conforte dans l'idée que les plantations en mode "sauvage", avec un travail modéré du sol, un arrosage limité à son strict indispensable et un choix de végétaux adaptés à la situation (extrême) qui est la nôtre sont des gages de résistance et de reprise.

 

 

Volgré - Le Flerial 0880

Dans ce terrain humide ou sec selon les saisons, les asters, Itea, Acer ginnala et triflorum, ainsi que  divers Carex font merveille. Ils n'ont montré, au cours de leur première année de plantation, aucun signe de faiblesse

 

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Chelone oblica et Rudbeckia sp. (lui s'est glissé là par surprise), les pieds à l'humidité toute la basse saison. Remarquez le (ou plutôt l'absence de) désherbage.

 

 

Ici, au Flérial, le sol est un milieu particulièrement fragile, soumis à de longues inondations asphyxiantes et des vagues de sécheresse estivale, le tout balayé par les vents, avec un très faible niveau de matière organique. Mais il y a de la vie!

De fait toute intervention trop violente déséquilibre l'activité souterraine, qu'elle soit bactérienne ou celle des invertébrés. C'est dans ce but que j'ai décidé de ne pas biner et, à la manière d'un Masonobu Fukuoka bourguignon, de me contenter d'un rare désherbage dont la récolte finira là même où elle a été arrachée.

 

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 Les schizostylis (Lys des cafres), plantés dans l'argile presque pure, commencent à fleurir en cette mi-octobre. Un tapis approximatif de mauvaises herbes arrachées aux alentours lui sert de paillage. Le massif prend forme sans en avoir l'air, hors de toute convention jardinière.

 

Plantations sous couvertBuis, hémérocalles et spirées dans l'argile, sous couvert.  

 

Cela porte apparemment ses fruits: en l'absence d'arrosage (deux arrosages à l'arrosoir sur les plus grands végétaux plantés cet hiver,  lors des épisodes caniculaires uniquement) et d'entretien (un désherbage succint au printemps, un autre fin septembre, les plantes arrachées servant de paillage), je trouve le niveau de survie très acceptable, et la santé des plantes plus que satisfaisante.

 

 Volgré - Le Flerial 0912

 

 

 

 

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 Le test n'est pas tout à fait fini pour les Crocosmia, qui ont passé brillamment leurs premiers printemps et été dans la terre glaiseuse. L'hiver sera le vrai test, les bulbes redoutant l'excès d'humidité. Placés sur un talus, accompagnés d'autres plantes plus gourmandes en eau (Schizostylis, en l'occurrence), j'ose croire qu'ils ont une chance. Le Rhododendron, en arrière-plan, est quant à lui planté aussi dans une terre extrêmement argileuse, neutre, sans terre de bruyère. En l'ayant presque "posé" au sol, nous lui avons permis d'être dans des conditions saines et pauvres, propres à ses besoins.

 

 

 

Sur les nombreux arbres  (1/3) que nous avons crus morts, une petite poignée semble donner des signes de reprise, que nous n'espérions plus. Les pommiers ne reviendront pas d'outre-tombe, mais les cerisiers aigres, les liquidambars, les tilleuls (sauf Tilia henryana) ainsi qu'une partie des frênes paraissent avoir recouvré des forces suffisantes pour déployer quelques feuilles ou, dans certains cas, juste garder une belle couleur "vert vie" sous leur écorce, attendant patiemment le moment opportun pour redémarrer.

 Petite série de "survivors":

 

Volgré - Le Flerial 0024-copie-1

 Liquidambar

 

 

 

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 Les Plaines blanches (Acer saccharinum) lancent une ultime salve

de jeunes pousses, que l'été leur aura

 fait retenir et Aralia elata s'enflamme avant de s'éteindre pour l'hiver

 

 

 

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 L'aulne impérial (Alnus incana 'imperialis') en pleine santé,

et derrière lui l'un des frênes 'Raywood' survivants

 

 

 

 

Volgré - Le Flerial 0907

     Malheureusement, le Zelkova au premier plan n'aura pas résisté. Un jeune chêne semi-persistant (Quercus pseudotourneri) et un faux cognassier de Chine (Pseudocydonia sinensis) ont été implantés depuis sur de petites buttes près des défunts arbres, afin de profiter de l'amendement du sol que nous avions effectué au moment de leur plantation.  

 

 

En une semaine d'intempéries, le terrain est de nouveau inondé sur une large portion, le rendant peu praticable et même risqué pour certains végétaux.

 

 

 

 

Allée d'eau

"L'allée d'eau", qui retrouve son aspect de la basse saison après un été à sec.

 

Les bassins se sont re-remplis, passant d'une torpeur assoiffée à leur plus haut niveau en quelques jours. Ce qui devait tremper re-trempe, et parfois ce qui ne devait pas se retrouver dans l'eau s'y retrouve à nouveau. Fameux test d'endurance!  

 

 Volgré - Le Flerial 0921

 

 

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     Les prêles américaines et Miscnathus sacchariflorus retrouvent l'eau dont ils s'étaient affranchis depuis le mois de juin. Elle ne les quittera plus de l'automne et de l'hiver.

 

 

Plantations en sol très humide

Les plantations d'automne ne sont pas simples. Inutile de dire que les essences doivent être sélectionnées pour s'adapter aux implacable conditions du site. Ici, Cornus sericea bayleyi

 

 

 Sinocalycanthus sinensis

Pour les plus sensibles à l'excès d'humidité, les plantations se font sur butte. Dans tous les cas, le sol ne peut être entièrement tassé, pour éviter l'asphyxie.

 

 

 

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Le Gunnera tinctoria aura bien profité de la fraicheur fournie par le merlon argileux dans son dos, qui aura fait l'office de tampon pendant la saison sèche  

 

 

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  Les osiers délimitent la zone "civilisée" de la zone "sauvage". Ils auront résisté à tout, aidés par un unique paillage en début de saison.

 

 

 

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Flerial-2 0708

 

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Les butomes tirent leur élégante révérence avant de disparaître jusqu'au printemps prochain, tandis que les grandes et petites mains s'affairent tant que la saison le permet pour continuer l'élaboration du parc, dont les balbutiements nous offrent une incroyable gamme de couleurs automnales.

 

 

DERNIERE MINUTE!

 

Au-delà de mes espérances, d'autres arbres ont donné des signes de survie extrêmement réjouissants en cette fin d'année!

Il aura fallu attendre l'après Ste Catherine (25 novembre) pour voir apparaître de timides feuilles sur certains Liquidambars, charmes et surtout à la base de l'un de mes Zelkovas chéris!

 

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Redémarrage fin novembre d'un Zelkova serrata qui n'avait plus de feuilles depuis avril, et dont toute la ramure est morte

 

 

En bref, un vrai cadeau de Noël avant l'heure!

Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, c'est cette fois-ci un autre ami pépiniériste, Gilles Simon (à Gien dans le Loiret), qui nous a gâté en nous offrant une série d'arbres et arbustes rares qui sont venus considérablement enrichir la collection. Plus de détails à venir, mais à ce jour, l'inventaire des essences ligneuses au Flérial fait état de 259 taxons différents, auxquelles viennent s'ajouter un grand nombre de plantes herbacées, pas encore inventoriées.

Nombre d'entre elles ne résisteront probablement pas aux conditions très délicates du site, mais elles contribueront à constituer une liste des espèces et variétés les plus résistantes, ainsi qu'à savoir comment faire en sorte d'avoir une gamme aussi vaste que possible en adaptant les modes de culture et de plantation.

 

 

 

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Silence, ça pousse les pieds dans l'eau!

Publié le par le père Lenoir

 

Cet été, j'ai eu le grand plaisir d'être accueilli par Stéphane Marie dans son agréable jardin du Cotentin pour participer à l'émission "Silence, ça pousse!"

 

 

IMG-20130716-01180.jpg

 

 

L'émission, diffusée le 04/09/2013 est disponible en replay ici: http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/videos/88065468?onglet=tous&page=1

 

Elle sera rediffusée samedi 07/09/2013 à 10h00 (si je ne m'abuse) et, tôt le matin le dimanche d'après, ou celui d'après (il va me falloir investir dans un programme télé!), et sera probablement rediffusée lors des prochaines grandes vacances, ou un de ces quatre matins.

 

 

J'en profite pour préciser, à l'intention des curieux, que toute l'équipe de la production est très sympathique -ceci inclut le jardinier/présentateur vedette, évidemment- et que le jardin, qui sert de plateau aux tournages, est réalisé avec goût et cette petite étincelle que l'on ne trouve que dans ceux des vrais amoureux des plantes et du jardin.

Il est à échelle humaine, et il y fait bon vivre.

 

Bon visionnage!

(ou pas, je ne donne d'ordre à personne)

 

(D'ailleurs, je ne vous force pas non plus à visiter la page Facebook de l'entreprise).

 

 

 

 

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Premier été des plantations au Flérial

Publié le par le père Lenoir

Après un hiver long et humide, un printemps froid et humide, voici maintenant un été chaud et sec. Très sec par ici, d'ailleurs.

 

 

Pont pierre sec

(Avez-vous remarqué comme l'Hippuris, juste sous

 la pierre, là, résiste particulièrement

 bien à la disparition de l'eau?)

 

 

Conséquence immédiate: un très fort taux de mortalité sur les arbres, en particulier, évidemment, sur les plantations récentes.

 

 

 

Volgré - Le Flerial 0557 (2)

 

 

Tel est le cas pour nous, en ce mois d'août 2013, où force est de constater que la nature était un brin fâchée. Ainsi, nous avons perdu près du tiers des arbres que nous avions plantés cet hiver, dans des conditions déplorables, et qui ont baigné dans l'eau jusque fin juin, date après laquelle la sécheresse a brutalement commencé, d'abord par intermittence. Vous me direz que, pourtant, avec toute l'eau qui est tombée, il devrait y avoir de la réserve. Ce à quoi je vous opposerais qu'il ne faut pas confondre le sol et les nappes phréatiques. Si, effectivement, il a beaucoup (énormément) plu au printemps, ceci a eu pour principal effet -hormis le bienvenu remplissage des nappes et des puits- de faire pourrir toutes les racines des végétaux qui n'avaient pas la possibilité d'être assainies.

 

Volgré - Le Flerial 0677

 Mon Zelkova favori, plutôt mort. La vue reste heureusement jolie.

 

Moralité, quand les arbres ont abordé l'été, et que l'eau à commencé à se retirer, ils n'avaient pour ainsi dire plus de racines ici, où jusqu'au premier juillet il nous suffisait de creuser de 20cm pour atteindre l'élément liquide. Des arbres de 4m avec moins de 10% de leurs racines subsistant n'ont pu se remettre de l'évènement, le stress hydrique les ayant littéralement "cuits sur pied" tandis qu'aucun arrosage n'aurait sû compenser leur dépérissement ultrarapide. Nonobstant, beaucoup des arbres qui n'avaient pas pourri sous l'excès d'eau au printemps (les pommiers et les pêchers ont payé un lourd tribut) se sont vus considérablement fragilisés, voire dévastés par le soleil estival.

 

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 L'un des tout petits Cyprès chauves (Taxodium dystichum). R.A.S.

 

 

 

Petit inventaire rapide des disparitions: 3 Zelkovas (ormes de Sibérie, un comble!), 5 Frênes, 2 Tilleuls de Henry, 1 Gros chêne sessile, 2 Alisiers blancs, 6 plaqueminiers, 1 chêne cocciné, 2 érables sycomores, 3 cerisiers, 1 noisetier de Byzance, 8 pommiers, 4 pêchers, 2 poiriers, 1 orme, 4 pins sylvestres... j'en oublie sûrement... Mais il arrive parfois, avec du bol, beaucoup beaucoup de bol, que certains végétaux redémarrent depuis leur souche le printemps suivant. Croisons les doigts.

 

 

 

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 Les érables à fleurs (Acer triflorum) ont bien survécu,

même s'ils n'ont pas poussé d'un iota!

 

 

 

Volgré - Le Flerial 0694 (2)

Tilleul à feuilles en coeur. Un lutteur, celui-là.

 

 

 

Bon, tout ceci n'est pas extrêmement réjouissant...

Mais heureusement, il y a aussi de bonnes nouvelles!

 

 

Au niveau des bassins naturels, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, si l'on excepte l'arrivée de prédateurs discrets (apparemment des canards) qui viennent actuellement boulotter certaines plantes (nymphéas et Orontium, principalement).

Le niveau d'eau a pu rester relativement élevé, ce qui a permis une bonne implantation de la végétation rivulaire, qui a ainsi pu rester longtemps exempte de concurrence et abreuvée.

 

 

 

 Lobelia vedrariensis

 Malgré une absence totale de soins, le Lobelia vedrariensis se porte fort bien.

 

 Preles et osmonde

 Prêles et Osmonde royale

 

 

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 La petite île de la tortue

 

 

 

Volgré - Le Flerial 0642

 Le massif de salicaires et molinies, dans une zone inspirée des marécages 

 

Aujourd'hui, même si les mauvaise herbes poussent abondamment -pour mon plus grand plaisir; j'exige en outre une cohabitation intelligente entre les différentes essences!- la plupart des plantes que nous avons mises en place sont en forme. Quelques essais infructueux se sont soldés par des échecs momentannés qui feront l'objet, plus tard, de versions légèrement adaptées. Par exemple, l' Astilboides tabularis a merveilleusement bien crâmé au début de l'été, ses racines n'ayant finalement pas plus trouvé l'eau que ses feuilles l'ombre, faute d'arbre survivant à sa proximité. On va donc attendre le retour effectif d'un arbre avant toute nouvelle tentative.

 

 

 

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 Le savant mélange des plantes implantées et sauvages.

Ici, un tapis de petits scirpes forme un gazon ras.

 

 

L'un des avantages à ne pas désherber ni tondre certaines zones -la plupart, en fait- est que l'évaporation y est moindre et que, par conséquent, ces zones bénéficient d'une certaine fraicheur, et certaines plantes un peu sensibles d'un peu d'ombre.

C'est dans ces zones que la rosée se condense le mieux, ce qui est très profitable à la végétation.

 

Le gros travail sera au printemps, lorsqu'il faudra au plus vite identifier les désirables et les indésirables au moment de la repousse et faire un nouveau tri. Mais ça, c'est un job dont nous avons l'habitude!

 

 

 

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 Pontederia et Glycerie panachée.

L'ensemble fournira l'an prochain un massif imposant, bon maintien pour la berge.

 

 Volgré - Le Flerial 0593

 L'un des magnifiques Itea virginica 'Henry's garnet' qui, en différentes situations, n'ont quasiment pas souffert. Au deuxième plan on aperçoit le lumineux Carex muskingumensis, lui aussi très adaptable.

 Massif Crocosmia

 Massif de Crocosmia (montbrétias) dans un talus glaiseux bien sec

 

 

 

Massif mélange

 Achillée 'Love parade', Lobelia syphilitica, camomille romaine et renouée sauvage.

 

 

De plus, désherber certains endroits serait presque criminel: le mélange de plantes sauvages -je vous rappelle qu'elles ont déjà été partiellement sélectionnées au printemps- et de plantes ornementales forme des massifs souvent ravissants, dont on ne saurait douter de la résistance face au climat et aux très difficiles conditions locales.

 

 

 

MAssif mélange 2

 Joyeux mélange d'herbes sauvages et implantées.

J'irais bien y faire du tri, mais il y a un énorme

 nid de guêpes enterré au pied de l'arbre.

 

Vous trouverez plus de photos dans l'album relatif au Flérial ici

 

 

  

 

 

 

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