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La plupart des étangs et cours d'eau, qu'ils soient ornementaux, destinés au loisir nautique, à la pêche ou à la chasse et même écologiques nécessitent parfois, pour conserver leurs qualités propres, un minimum d'entretien. L'un des plus fastidieux est le faucardage, c'est à dire le fauchage aquatique. La plus grande difficulté réside dans le fait qu'il faut faucher sous le niveau de l'eau, chose quasiment impossible sans équipement spécifique dès que l'on a passé le premier mètre au-delà du bord.    
 
Initialement, on y procédait à la faux, depuis le bord ou une barque. Aujourd'hui, on y préfère l'emploi d'un bateau faucardeur, barge à fond plat muni d'une barre de coupe horizontale et d'une autre, verticale de largeurs variables selon les modèles, pouvant évoluer dans des eaux de faible profondeur grâce à un très faible tirant d'eau et un mode de propulsion spécifique.
 
On peut faucarder toutes les essences, ce qui permet de limiter leur prolifération sans toutefois les détruire (chose interdite dans de nombreuses région, hormis pour les plantes invasives type jussie). Les interventions se font généralement sur les herbiers de scirpe, les roseaux, callitriches, potamots, nénuphars et ne sont pas  limitées à ces seules espèces. La coupe sous le niveau de l'eau présente le principal avantage de réellement endiguer le développement de certains végétaux réputés envahissants. Etant donné que les désherbants chimiques ne sont plus autorisés, car trop néfastes au milieu, le faucardage est la seule méthode applicable pour le " désherbage " aquatique courant, hors arrachage.
 
La photo et la video ci-dessous montrent (un peu difficilement) le passage dans des herbiers de potamots qui sont encore à peine émergés (taches plus sombres), et qui sont coupés à plus d'un mètre de la surface (zones claires) pour permettre les loisirs nautiques. Les herbiers étant difficilement visibles, une "vigie" est indispensable à la proue pour indiquer au pilote les plaques résiduelles ou en cours de croissance.
Fauchées par la lame horizontale, la plantes coupées remonteront à la surface et seront en quelques jours portées sur les berges par le vent ou le courant; il sera alors facile de les ramasser et éventuellement de les évacuer.  
 
Faucardage-potamots-2.jpg
De plus, des herbiers fauchés en profondeur restent profitables à la faune et à l'équilibre biologique global de l'étang, limitant ainsi notamment la survenue des algues filamenteuses.
 
Parmi les nombreuses applications du faucardage, on peut noter, entre autres:
 
 
- entretien des zones navigables
 
- dégagement des zones de pêche
 
- limitation des roselières et lutte contre l'assèchement
 
- créations de coulées et passages dans les herbiers aquatiques, notamment pour la chasse
 
- maintien de la diversité écologique
 
Nous proposons ce service, dans un large rayon d'action, pour des plans d'eau de tout type.
 
Pour tout devis de faucardage, merci de nous contacter par courriel.
 
 
Réhabilitation d'un étang de chasse

Cultiver en BIO implique la prise en compte de données écologiques de base. On ne produit pas impunément des plantes au milieu d'un biotope déjà existant!Ainsi, pour être certain de pouvoir accueillir les prédateurs de nos nuisibles, il est nécessaire de tolérer... les nuisibles! En plus de cultiver les plantes, il faut élever les auxilliaires, et donc leur laisser de quoi se nourrir. Il faut donc, en comparaison d'un type de culture "classique", réévaluer son seuil de tolérance.


De nombreux animaux servent d'utiles auxilliaires à la culture, éliminant ou plutôt régulant les afflux de parasites divers et variés. Les plus connus d'entre les "vilaines bestioles" dont on cherche à se débarrasser au jardin sont vraissemblablement les pucerons, les chenilles et les limaces. A moins d'être amateurs de traitements chimiques, il ne faut pas espérer s'en débarrasser totalement. Ce n'est pas plus mal, la nature ayant comme le dit la maxime "horreur du vide", on a tôt fait de remplacer un problème par un autre, la peste par le choléra, par exemple. Les insecticides à large spectre éliminent à la fois les insectes néfastes, mais aussi ceux qui pourraient être utiles. de plus, en l'absence d'insectes, les oiseaux insectivores, tels hirondelles, fauvettes et mésanges, ne trouvent plus moyen de subsister, ce qui pose d'énormes problèmes en début de saison, leur rôle post-hivernal étant prépondérant dans la lumitation des pullulations d'insectes. A titre d'information, une hirondelle mange 70 kg d'insectes par an, en bonne partie des moustiques et des papillons (donc de futures chenilles). Héradiquer les insectes est donc irresponsable, et source de graves déséquilibres biologiques.

 

 

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Mante religieuse dévorant une punaise

 

Les musaraignes, petits insectivores -les plus petits mammifères français- chassant principalement la nuit nous débarrassent, en contrepartie des petites galeries qu'elles creusent, des larves souterraines de hannetons (vers blancs), de vers gris (tipules) ou autres taupins, vers surniméraires et autres bestioles dévoreuses de racines, dont le terrible othiorrynque, dévastateur pour les horticulteurs (la méthode biologique pour d'en débarrasser consiste à l'utilisation d'une espèce de nématode -ver microscopique- épandu par arrosage lorsque la température dépasse 10°C).

 

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La libellule, prédateur efficace des insectes volants

 

Nous ne reviendrons pas longtemps sur les coccinelles, bien connues, dont les lâchers massifs d'hybrides issues d'asiatiques (harmonia, pour ne pas la citer) causent de réels problèmes de biodiversité.  Il faut se contenter de préserver ces bêtes à bon dieu bien connues sur site, sans en réintroduire, et d'apprendre à en reconnaître la monstrueuse larve, dont l'aspect n'évoque en rien l'adulte et consomme bien plus de pucerons que ses parents.

 

 

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Le crapaud commun (Bufo bufo), à l'étonnant mimétisme

 

 

A la pépinière, nous luttons très efficacement contre les pucerons en maintenant la présence d'une guêpe noire millimétrique, Aphidius, qui pond directement ses oeufs dans l'abdomen des parasites, les transformant rapidement en momies dorées d'où s'échappera un nouvel adulte.

 

momie-puceron-aphidius.jpgMomie de puceron vide

 

Les syrphes, ressemblant à des abeilles plates volant sur place ou en zig-zag, bons pollinisateurs au stade adulte, ont un appétit débordant durant leur stade larvaire, et les pucerons sont leur plat de prédilection. C'est aussi le cas de cécydomies (Aphidoletes aphidymiza) - les agriculteurs en connaissent d'autres espèces pour les dégâts qu'elles occasionnent sur les céréales!- dont l'asticot orange est particulièrement vorace.

Le chrysope, aux longues ailes vertes et aux yeux dorés prohéminents, présente l'avantage de s'attaquer aux espèces les plus robustes de pucerons.

 

Syrphe larve et cécydomies cerclées

Larve de syrphe (cercle rouge), cécydomies (cercle vert), pucerons (cercle noir)

Cliquer sur la photo pour agrandir

 

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Nymphe de syrphe

 

Les prédateurs insectivores de plus grande taille ont aussi leur intérêt: Mantes, araignées, ciccadelles, lézards, grenouilles et crapauds régulent agréablement les invasions, notamment au bord de l'eau, où les poissons circonscrivent quant à eux les populations de limnées (escargots d'eau) tandis que les massives larves de libellules et les dytiques -gros coléoptères noirs aquatiques- limitent les leurs!

 

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Lézard vert sur paillage copeaux de bois

 

 

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Araignée

 

Contre les limaces, escargots et autres loches, il faut préserver hérissons, musaraignes, grives et... vers luisants! Très joli la nuit grâce à son organe phosphorescent, cet animal pourrait pâtir d'un "délit de sale gueule" dans la journée, et finir sous la semelle d'un jardinier non averti.

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Ver luisant

 

Un tas de bois, de pierres, de paille offrent un gîte des plus intéressants pour les auxilliaires macroscopiques, et le fait d'agrainer les oiseaux l'hiver, en ajoutant des matières grasses si possible, permet à ceux-ci d'hiverner dans de bonnes conditions, et d'être donc opérationnels dès les beaux jours.

 

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Jeunes mésanges.

La disparition des haies, les insecticides et les surpopulations de chats

sont les principales causes des baisses d'effectifs concernant les passereaux.

 


 

 


 

 


 



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