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à la pépinière E. Lenoir, à St Romain-le-Preux, dans l'Yonne (89)
Vous trouverez ici informations, photos et commentaires sur
les plantes et les aléas de la production
ainsi que la boutique en ligne Pour plus d'infos: pepiniere.ericlenoir@orange.fr
Mal connues, les pétasites sont des plantes vivaces pourtant pleines d'attraits. Parmi leurs qualités, citons principalement:
-une vigueur exceptionnelle
-un effet spectaculaire
-une floraison intéressante, parfois parfumée (P. fragrans)
-un feuillage très décoratif
-une couverture du sol très efficace, qui étouffe les mauvaise herbes
-des vertus médicinales (P. hybridus)
-une excellente rusticité
-une culture possible à l'ombre
-l'apport d'une certaine rondeur à l'espace
-leur tolérance des sols frais à très humides
Les espèces les plus courantes -et disponibles à la pépinière - sont:
Petasites fragrans(fiche) , très parfumé (ici en photo avec Heuchera 'palace purple'), aux feuilles ne dépassant pas 40 cm de diamètre. Petasites hybridus(fiche) (syn. P. officinalis, P. giganteus), utilisé en herboristerie, au feuilles exubérantes de 70 cm de diamètre Petasites japonicus var. giganteus(fiche) aux feuilles presque cirulaires (contrairement à P. hybridus, elles
ne comportent pas de pointe à l'extrêmité de leur limbe, et le bord de leur limbe est arrondi et se chevauche fréquemment au niveau du pétiole. Elles mesurent environ 70 cm de diamètre aussi.
Petasites japonicus var. giganteus 'variegatus'(fiche) dont le feuillage est largement maculé de jaune d'or, très spectaculaire, de 50 à 60 cm de diamètre environ, parfois plus.
Culture:
De culture facile, les pétasites ne demandent qu'une chose: de la fraicheur.
En effet, ces plantes apprécient un sol frais à gorgé d'eau, ormis P. fragrans, qui accepte bien mieux des périodes de sécheresse, quitte à perdre
tout son feuillage si elle perdure, pour en reprendre un tout neuf dès que la pluie fait son retour. Elles apprécient un substrat riche, et généralement léger, même si P. hybridus et P. fragrans croissent très bien en terre argileuse. Les variétés japonaises quant à elle, préfèrent une situation plus ombragée, le soleil leur faisant ramollir les feuilles dans la journée (elles regonflent chaque
soir si elles ne manquent pas d'eau); elles apprécient en outre un terrain neutre à acide.
Floraison:
Les pétasites font partie de la famille des asteraceae, comme le Rudbeckia, la marguerite et l'Aster. Leurs inflorescences sont pourtant plus proches visuellement de celles du pissenlit, ne vous
déplaise. Néanmoins, la floraison de ces plantes est très intéressante, et donne à l'espace occupé une atmosphère originale, sauvage et exotique, voire surréaliste.
P. fragrans fleurit en plein hiver, entre janvier et avril. Ses fleurs exhalant un parfum capiteux sont abîmées par les fortes gelées, mais repoussent aussitôt
après, très rapidement, ainsi que les feuiles qui aurait pu éventuellement être touchées, généralement en-dessous de -5°C. Cette variété est très rustique, et c'est la seule de cette sélection à
montrer en même temps ses fleurs et ses feuilles.
P. hybridus présente une hampe florale colossale, pouvant atteindre 1m de haut, dressée vers le ciel, avant les feuilles en mars-avril.
P. japonicus (et forcément var. giganteus et var. giganteus 'variegatus') offre avant
les feuilles, en février-mars, une étonnante inflorescence à l'aspect évoquant presque invariablement "une tête avec plein d'yeux" (merci de considérer l'intérêt hautement scientifique de la
dernière observation), vert pâle et blanche, entourée de bractées formant une sorte d'étoile. Avant les feuilles, comme P. hybridus.
Ennemis et maladies:
Ils sont rares. Cependant, il serait malhonnête d'oublier de dire le goût de certains gastéropodes pour P. hybridus et, dans une moinsdre mesure, P. japonicus. Les limaces, lorsqu'elles sont très
abondantes, peuvent trouer les feuilles en divers endroits, sans que cela nuise jamais à la plante.
Chez P. japonicus, il n'est pas rare de trouver en culture la trace de Botrytis, la pourriture grise, sur les fleurs, ce qui fait perdre un ou deux "yeux" à la tête, sans souci bien grave.
Une plante graphique:
Voici une série de photos montrant Petasites hybridus dans tous ses états, démontrant si besoin était à quel point sa végétation est surprenant et remarquable tout au long de son développement.
Voicivenir les floraisons estivales de vivaces éclatantes, gourmandes de chaleur, et souvent de
lumière.
Les Monbretias (Crocosmia masonorum et C. m. 'Lucifer'), appréciant les sols pas trop lourds et frais, même si la fraîcheur est profonde...
Les Iris du Japon, dont l'éphémérité de la floraison n'a d'égale que sa splendeur, qui mérite bien que l'on patiente une année complète pour quelques jours de ravissement. Ils nécessitent une terre
légère, neutre à acide, et supportent très bien d'être placés à 10 cm de l'eau, mais détestent être trempés jusqu'au collet.
Iris kaempferi 'Geisha Gown'
Iris k. 'Royal Crown'
Iris k. 'Snowy hills'
Les hémerrocalles, quant à eux, préfèrent une terre riche, même lourde et calcaire, pour s'épanouir pleinement. S'ils préfèrent le soleil, ils s'accomodent très bien d'un peu d'ombre. Très faciles
à vivre, ils ne sont pas très sensibles au manque ni à l'excès d'eau, et certains l'emploient même dans les filtrations par lagunage dans un but principalement esthétique.
Un petit nouveau à la pépinière, même s'il a déjà fini de fleurir: Iris orientalis. Immaculé, très droit, raide mais de bonne végétation grâce à ses rhizomes traçants, il aime les terrains secs
l'été, même les zones arides comme celles du Nord de la Turquie et de la Grèce d'où il est originaire. Malgré cela, il n'est pas frileux, et a supporté ici des températures de -15°C dans son pot
cet hiver.
A ne pas oublier: les Hostas (ici Francee), ces chameaux de l'ombre qui n'ont pour seuls ennemis que le soleil direct en plein midi et les gastéropodes gourmands. S'ils font des merveilles à
l'ombre, on peut leur imposer quelques heures de soleil quand on les installe en sol humide. catalogue hostas
Lysimachia cletroides, l'un de ceux que l'on ne voit pas assez. En plus de sa floraison spectaculaire, son feuillage prend des couleurs extraordinaires aussi bien lors de la pousse de printemps
qu'à l'automne. Appréciant aussi bien le plein soleil que la mi-ombre, voire une ombre plus intense (au détriment de la coloration du feuillage), il nécessite un terrain frais, voire humide, et
peut être employé dans les lagunages, sur les berges ou bien dans les massifs, où il croît vaillamment.
La potentille des marais (Potentilla palustris) et la massette naine (Typha minima) produisent leurs inflorescences, l'une au ras de l'eau, l'autre un peu moins d'un mètre au-dessus. Elles
demandent une submersion légère (de +20 cm à -10 cm) pour donner le meilleur d'elles-mêmes pendant de longues semaines. Potentilla palustris prend une teinte cramoisie marquée à l'automne et une
partie de l'hiver, tandis que Typha minima crée de bonnes zones-tampon avec ses tiges sèches, sièges d'échanges gazeux au travers de la glace et offrant un couvert intéressant pour le petit gibier
d'eau.
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