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Qualité des plantes produites

 

Lorsque l'on parle de "production artisanale", il ne s'agit pas là d'un vain mot.

 

A la Pépinière Aquatique, nous prenons soin de conserver à l'esprit la signification réelle de cette expression.

Petite équipe, travail manuel, observation, patience et respect de l'environnement sont quelques-unes des clés nous permettant de poursuivre dans cette voie.

Pas une seule machine -les horticulteurs ont très souvent recours à des "rempoteuses" pour remplir les godets  et y placer les jeunes plants à la chaine- des terreaux selectionnés pour leurs qualités intrasèques, des conditions de culture à la fois spartiates et adaptées lorsque c'est nécessaire sont autant de gages de qualité pour les végétaux que nous produisons, avec une dose d'amour parfois déraisonnable.

 

 

plate forme de culture 30 05 07

 

 

Depuis plusieurs années maintenant nous nous démarquons sur le marché par le rapport qualité-prix de nos plantes, ainsi que par une gamme variée, pas seulement retranchée parmi les plantes aquatiques - même si elles sont notre production privilégiée.

 

 Multi godets

 

Pour limiter la prolifération des parasites et maladies éventuels, les plantes sont "mélangées", regroupées par petites quantités au sein d'autres variétés, avec en général pour seuls points communs leurs besoins en eau et en soleil. Si cette technique est souvent un casse-tête pour celui qui cultive, la recherche d'une espèce couvre-sol dissimulée au sein de grandes vivaces pouvant prendre un certain temps, elle est en revanche très intéressante pour la prophylaxie, ainsi que pour observer les interaction que l'on peut remarquer parfois entre les espèces, tant au niveau visuel que pour leurs relations végétatives. C'est également, souvent, une source d'étonnement pour les visiteurs, toujours surpris de la sensation d'abondance et de diversité que cela crée, d'autant plus que cela donne un côté très "naturel" à la production. Il est vrai que, dès qu'on privilégie un ombrage naturel par rapport à une tôle, cela implique un développement différent de la végétation.

 

Plantes d'ombre 2

 

C'est aussi de cette manière que l'on peut voir la dose de lumière, de vent, d'ombre, d'eau acceptables pour les unes et les autres, et que l'on peut se faire une idée des qualités décoratives des associations possibles.

 

Mélange plantes aquatiques

 

 

La pépinière est principalement découverte, deux tunnels (l'un juste "hors gel", avec notamment les Papyrus et les Lotus, l'autre sans chauffage aucun) nous  permettant de démarrer la production de certaines variétés au moment adéquat, protéger les rares frileuses que nous proposons et certains pieds-mères,  et faire certains travaux à l'abri des intempéries!

 

 

 Serre d'ombre 05 2009

 

Les pots et godets sont désherbés A LA MAIN, ce qui représente l'essentiel du travail durant la belle saison; nous expérimentons toutefois régulièrement des techniques de paillage pour les végétaux avec lesquels c'est possible (techniquement et financièrement). 

   

 

Aquilegia leprechaun gold en culture 04 08

 

Une gamme complète de plantes pour les implantations de masse, telles berges de rivières ou d'étangs, lagunages, etc., s'additionne à la culture en godets et conteneurs destinée principalement aux particuliers et aux paysagistes.

 

 Plantations-sur-berge.JPG

 

 

Cultiver en BIO implique la prise en compte de données écologiques de base. On ne produit pas impunément des plantes au milieu d'un biotope déjà existant!Ainsi, pour être certain de pouvoir accueillir les prédateurs de nos nuisibles, il est nécessaire de tolérer... les nuisibles! En plus de cultiver les plantes, il faut élever les auxilliaires, et donc leur laisser de quoi se nourrir. Il faut donc, en comparaison d'un type de culture "classique", réévaluer son seuil de tolérance.


De nombreux animaux servent d'utiles auxilliaires à la culture, éliminant ou plutôt régulant les afflux de parasites divers et variés. Les plus connus d'entre les "vilaines bestioles" dont on cherche à se débarrasser au jardin sont vraissemblablement les pucerons, les chenilles et les limaces. A moins d'être amateurs de traitements chimiques, il ne faut pas espérer s'en débarrasser totalement. Ce n'est pas plus mal, la nature ayant comme le dit la maxime "horreur du vide", on a tôt fait de remplacer un problème par un autre, la peste par le choléra, par exemple. Les insecticides à large spectre éliminent à la fois les insectes néfastes, mais aussi ceux qui pourraient être utiles. de plus, en l'absence d'insectes, les oiseaux insectivores, tels hirondelles, fauvettes et mésanges, ne trouvent plus moyen de subsister, ce qui pose d'énormes problèmes en début de saison, leur rôle post-hivernal étant prépondérant dans la lumitation des pullulations d'insectes. A titre d'information, une hirondelle mange 70 kg d'insectes par an, en bonne partie des moustiques et des papillons (donc de futures chenilles). Héradiquer les insectes est donc irresponsable, et source de graves déséquilibres biologiques.

 

 

Mante-et-punaise.jpg

 

Mante religieuse dévorant une punaise

 

Les musaraignes, petits insectivores -les plus petits mammifères français- chassant principalement la nuit nous débarrassent, en contrepartie des petites galeries qu'elles creusent, des larves souterraines de hannetons (vers blancs), de vers gris (tipules) ou autres taupins, vers surniméraires et autres bestioles dévoreuses de racines, dont le terrible othiorrynque, dévastateur pour les horticulteurs (la méthode biologique pour d'en débarrasser consiste à l'utilisation d'une espèce de nématode -ver microscopique- épandu par arrosage lorsque la température dépasse 10°C).

 

Libellule-2.jpg

 

La libellule, prédateur efficace des insectes volants

 

Nous ne reviendrons pas longtemps sur les coccinelles, bien connues, dont les lâchers massifs d'hybrides issues d'asiatiques (harmonia, pour ne pas la citer) causent de réels problèmes de biodiversité.  Il faut se contenter de préserver ces bêtes à bon dieu bien connues sur site, sans en réintroduire, et d'apprendre à en reconnaître la monstrueuse larve, dont l'aspect n'évoque en rien l'adulte et consomme bien plus de pucerons que ses parents.

 

 

Crapaud-graviers.jpg

Le crapaud commun (Bufo bufo), à l'étonnant mimétisme

 

 

A la pépinière, nous luttons très efficacement contre les pucerons en maintenant la présence d'une guêpe noire millimétrique, Aphidius, qui pond directement ses oeufs dans l'abdomen des parasites, les transformant rapidement en momies dorées d'où s'échappera un nouvel adulte.

 

momie-puceron-aphidius.jpgMomie de puceron vide

 

Les syrphes, ressemblant à des abeilles plates volant sur place ou en zig-zag, bons pollinisateurs au stade adulte, ont un appétit débordant durant leur stade larvaire, et les pucerons sont leur plat de prédilection. C'est aussi le cas de cécydomies (Aphidoletes aphidymiza) - les agriculteurs en connaissent d'autres espèces pour les dégâts qu'elles occasionnent sur les céréales!- dont l'asticot orange est particulièrement vorace.

Le chrysope, aux longues ailes vertes et aux yeux dorés prohéminents, présente l'avantage de s'attaquer aux espèces les plus robustes de pucerons.

 

Syrphe larve et cécydomies cerclées

Larve de syrphe (cercle rouge), cécydomies (cercle vert), pucerons (cercle noir)

Cliquer sur la photo pour agrandir

 

gros-plan-nymphe-syrphe.jpg

Nymphe de syrphe

 

Les prédateurs insectivores de plus grande taille ont aussi leur intérêt: Mantes, araignées, ciccadelles, lézards, grenouilles et crapauds régulent agréablement les invasions, notamment au bord de l'eau, où les poissons circonscrivent quant à eux les populations de limnées (escargots d'eau) tandis que les massives larves de libellules et les dytiques -gros coléoptères noirs aquatiques- limitent les leurs!

 

lezard-vert.jpg

 

Lézard vert sur paillage copeaux de bois

 

 

Araignee.jpg

Araignée

 

Contre les limaces, escargots et autres loches, il faut préserver hérissons, musaraignes, grives et... vers luisants! Très joli la nuit grâce à son organe phosphorescent, cet animal pourrait pâtir d'un "délit de sale gueule" dans la journée, et finir sous la semelle d'un jardinier non averti.

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Ver luisant

 

Un tas de bois, de pierres, de paille offrent un gîte des plus intéressants pour les auxilliaires macroscopiques, et le fait d'agrainer les oiseaux l'hiver, en ajoutant des matières grasses si possible, permet à ceux-ci d'hiverner dans de bonnes conditions, et d'être donc opérationnels dès les beaux jours.

 

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Jeunes mésanges.

La disparition des haies, les insecticides et les surpopulations de chats

sont les principales causes des baisses d'effectifs concernant les passereaux.

 


 

 


 

 


 



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