Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

FETES DES PLANTES 2011

Publié le par le père Lenoir

 

Cette année, vous pourrez nous retrouver notamment sur les manifestations suivantes:

 

 

 

 

  

26 et 27 mars 2011: 17ème "Jardins en gâtinais" au château de Lorrez-le-Bocage (77), près de Nemours et Montereau-fault-Yonne

 

 

    P1000421.JPG

 

 

16 et 17 avril 2011 : 3èmes "jolies flores" à Provins (77), au couvent des cordelières.

 

 

 

30 avril et 1er mai 2011 :  31ème fête des plantes de printemps à Schoppenwhir (68), près de Colmar 

 

Jardins-d-exception-0394.JPG

 

 

 

30 avril et 1er mai 2011: 22ème Fête des Plantes au Château de la Ferté St aubin (45) 
 
P1000594
 
8 mai 2011: Fête des saints de glace à Vareilles (89), accès gratuit
 
14 et 16 mai 2011 :  Fête des plantes à Apremont-sur-Allier, près de Nevers (18), entrée gratuite

P1030324.JPG

 

22 mai 2011: Fête des plantes du Moulin du Berceau à St Aubin-Châteauneuf (89) de 10H à 18H, entrée gratuite

 

 

2 juin 2011: 20ème Journée des plantes de Bergères (10)

 

 

 

4 et 5 juin 2011: 3ème Fête des plantes aux Jardins du Grand Courtoiseau  à Triguères (45)
 

  manoir-du-grand-Courtoiseau.jpg

 

       

18 septembre 2011: Fete des plantes de Seine Port (77)

 

24 et 25 septembre 2011: fête des plantes au Jardin des Dentelles à Amilly (45)

 

 

8 et 9 octobre 2011: Fête de l'arbre à l'Arboretum des Barres, renommé Arbofolia, à Nogent sur Vernisson (45)

 

p1020151.jpg 

 

 

 

Voir les commentaires

Production ar-ti-sa-na-le

Publié le par le père Lenoir

 

Lorsque l'on parle de "production artisanale", il ne s'agit pas là d'un vain mot.

 

A la Pépinière Aquatique, nous prenons soin de conserver à l'esprit la signification réelle de cette expression.

Petite équipe, travail manuel, observation, patience et respect de l'environnement sont quelques-unes des clés nous permettant de poursuivre dans cette voie.

Pas une seule machine -les horticulteurs ont très souvent recours à des "rempoteuses" pour remplir les godets  et y placer les jeunes plants à la chaine- des terreaux selectionnés pour leurs qualités intrasèques, des conditions de culture à la fois spartiates et adaptées lorsque c'est nécessaire sont autant de gages de qualité pour les végétaux que nous produisons, avec une dose d'amour parfois déraisonnable.

 

 

plate forme de culture 30 05 07

 

 

Depuis plusieurs années maintenant nous nous démarquons sur le marché par le rapport qualité-prix de nos plantes, ainsi que par une gamme variée, pas seulement retranchée parmi les plantes aquatiques - même si elles sont notre production privilégiée.

 

 Multi godets

 

Pour limiter la prolifération des parasites et maladies éventuels, les plantes sont "mélangées", regroupées par petites quantités au sein d'autres variétés, avec en général pour seuls points communs leurs besoins en eau et en soleil. Si cette technique est souvent un casse-tête pour celui qui cultive, la recherche d'une espèce couvre-sol dissimulée au sein de grandes vivaces pouvant prendre un certain temps, elle est en revanche très intéressante pour la prophylaxie, ainsi que pour observer les interaction que l'on peut remarquer parfois entre les espèces, tant au niveau visuel que pour leurs relations végétatives. C'est également, souvent, une source d'étonnement pour les visiteurs, toujours surpris de la sensation d'abondance et de diversité que cela crée, d'autant plus que cela donne un côté très "naturel" à la production. Il est vrai que, dès qu'on privilégie un ombrage naturel par rapport à une tôle, cela implique un développement différent de la végétation.

 

Plantes d'ombre 2

 

C'est aussi de cette manière que l'on peut voir la dose de lumière, de vent, d'ombre, d'eau acceptables pour les unes et les autres, et que l'on peut se faire une idée des qualités décoratives des associations possibles.

 

Mélange plantes aquatiques

 

 

La pépinière est principalement découverte, deux tunnels (l'un juste "hors gel", avec notamment les Papyrus et les Lotus, l'autre sans chauffage aucun) nous  permettant de démarrer la production de certaines variétés au moment adéquat, protéger les rares frileuses que nous proposons et certains pieds-mères,  et faire certains travaux à l'abri des intempéries!

 

 

 Serre d'ombre 05 2009

 

Les pots et godets sont désherbés A LA MAIN, ce qui représente l'essentiel du travail durant la belle saison; nous expérimentons toutefois régulièrement des techniques de paillage pour les végétaux avec lesquels c'est possible (techniquement et financièrement). 

   

 

Aquilegia leprechaun gold en culture 04 08

 

Une gamme complète de plantes pour les implantations de masse, telles berges de rivières ou d'étangs, lagunages, etc., s'additionne à la culture en godets et conteneurs destinée principalement aux particuliers et aux paysagistes.

 

 Plantations-sur-berge.JPG

 

 

Voir les commentaires

Une petite cascade

Publié le par le père Lenoir

 

 

Imaginez un charmant petit plan d'eau, bénéficiant d'une alimentation naturelle suffisante pour que son niveau ne varie qu'imperceptiblement selon les saisons, et qui viendrait de subir quelques indispensables modifications sur son pourtour.

 

Imaginez maintenant que ce même plan d'eau, contre toute attente, ne soit pas suffisant à lui seul pour animer une partie très vaste du jardin.

 

Imaginez enfin que de l'eau soit disponible à foison, par un système d'adduction antédiluvien qu'il convient juste de remettre en fonction.

 

Vous avez le point de départ pour cette mission à laquelle nous avons accepté de prendre part.

 

P1080415

 

 

Tout d'abord, il nous a fallu retrouver l'ancien réseau, le déterrer pour en connaitre l'état réel, et l'essayer...

 

 P1080789

 

Puis nous avons, subséquemment au travail d'étude préliminaire , modelé le terrain pour préparer la mise en place de la cascade...

 

 Etudes cascade 0810 compschéma préliminaire bassin cascade 0810

 Terrassements cascade 0810 comp

 

...placé la membrane, sur un feutre protecteur, puis les premières pierres; fait les premiers essais en eau.

 

 Bache cascade 0810 comp

 

S'en est suivie l'installation des galets et graviers de différentes granulométrie, disposés de façon à ce que l'ensemble ait un aspect le plus naturel possible.

 

 cascade nue 0810

 

Enfin, après une période d'essai de quelques jours, afin d'être certains de la cohérence technique de l'ensemble, et quelques ajustements nécessaires, comme la consolidation des réseaux existants, nous avons procédé aux plantations.

 

plantations cascade 0810 comp

 Cascade plantée 0810

 

bas cascade 0810 comp

 

Pour être en harmonie avec le reste du jardin, quelques grosses pierres ont été apportées, éparpillées aussi intelligemment que possible autour du plan d'eau pour créer une transition entre les espaces minéraux et les autres; d'autres végétaux inspirant les terrains humides (pétasites, astilbes, Carex, etc.)

ont aussi été implantés en retrait, pour les mêmes raisons.

 

Cascade et en face comp

 

 

  Un autre aménagement avec cascade, mais en miniature

    La même chose, mais en taille XXL

 

 

Voir les commentaires

CONSEILS

Publié le par le père Lenoir

 

 

 

Hivernage

 

 

 

Algues filamenteuses   

 

Canards

 

 

 

 

  

  Plantation  

 

 

 

Fin de saison

Voir les commentaires

Conférence plantes aquatiques

Publié le par le père Lenoir

 

 

Samedi 11/12/2010

Conférence pour la Société d'Horticulture de l'Yonne

"Aménagement d'un bassin et de son environnement, plantes aquatiques à privilégier"

10H00, centre culturel de St Georges sur Baulche (près d'Auxerre), Avenue Georges Pompidou.



Voir les commentaires

Rivière artificielle

Publié le par le père Lenoir

 
Amenagements-0230.JPG
 
Il nous a été demandé, dans ce présent cas, de produire un petit cours d'eau artificiel s'inspirant des torrents de montagne afin qu'une petite population de truites puisse y migrer depuis un bassin profond en aval, filtré par un dispositif naturel dont nous devions aussi nous charger.
 
 
L'ensemble se devait de s'intégrer au mieux dans un espace transitionnel entre une zone paysagée et la forêt environnante avec, en guise de difficulté supplémentaire, un terrain presque plat et difficile, par sa nature, à travailler.
 
Après une étude préliminaire, un choix de configuration adapté et quelques nuits de mauvais sommeil eu égard aux nombreuses contraintes et au caractère singulier de cette passionnante demande, le chantier put débuter sereinement, au bon moment- le choix de la période d'intervention s'avérant prépondérant dans certaines régions où les terrassements sont susceptibles de transformer en immondes champs de bataille d'apparents paradis terrestres.
 
Rivière artificielle (terrassements)
 
Le doigté d'un terrassier trié sur le volet, indispensable dans de tels cas, permit de former les bases de notre tumultueux cours d'eau savamment tracé au préalable en fonction des pentes, effets voulus, type et épaisseurs des matériaux à intégrer (gravier, galets, roches) en une proportion idéale pour le projet.
 
 
 Rivière artificielle (en cours)
 
 Chaque pierre s'est ainsi vue placée à la main à l'endroit qui lui correspondait le mieux, en gardant à l'esprit le but de l'aménagement aussi bien à un niveau global que microscopique, la microfaune devant elle aussi trouver refuge dans ce que nous préparions.
 
 
 Rivière artificielle (en cours)
  
  
Comme dans bien des domaines, ce qui parait le plus simple nécessite des trésors d'attention, de patience et de travail pour donner l'illusion d'une évidence, et la qualité de la manutention est dans ce genre de circonstances un maillon essentiel de la chaine créative. Une chaleur écrasante, des pierres brûlantes et un travail physiquement très pénible n'auront pas démotivé l'équipe qui a su faire preuve d'un savoir-faire exemplaire dans l'accomplissement de cette tâche délicate.
 
 
Rivière artificielle (en cours)
 
 
 L'eau qui alimente notre petit torrent arrive de deux sources distinctes, l'une filtrée, l'autre pas, ce qui permet d'avoir un débit suffisant pour son oxygénation et la circulation des poissons d'aval en amont.
   
 
 
Satisfaction finale, l'enthousiasme de notre client quand, comme nous, il s'est réjoui de voir l'eau rouler sur la pierre, imaginant déjà les fiers salmonidés qui seront introduits à la saison propice, quelques mois plus tard, après que le milieu se soit écologiquement stabilisé. 
 
 
Rivière artificielle
 
     
 
Cette dernière image date de novembre, elle ne laisse pas encore présager de la colonisation végétale qui s'organisera dès le printemps.
 
  Riviere artificielle
   
C'est ainsi que, quelques mois plus tard...  
 
Truitelles.jpg
 
l'oeil avisé d'un pêcheur expert saura remarquer la présence d'une poignée de truitelles (10 à 15 cm à peine) au-dessus des graviers. Nous sommes en mai, et l'eau est d'une transparence remarquable (il y a à cet endroit une soixantaine de centimètres de profondeur), parfaitement oxygénée.
 
Source-dans-la-lagune.jpg
 
 
La végétation a bien évolué, les fougères-aigles reviennent et les plantes poussent allègrement dans et au dehors de la rivière et du petit étang. De très nombreux batraciens sont présents et d'innombrables alevins témoignent de la reproduction efficace des goujons et autres bouvières implantés avant l'hiver.
 
riviere-05-2011-revu.jpg
 
La lagune a elle aussi commencé à se végétaliser, même si les roseaux ne sont pas encore spectaculaires.
 
lagunage-05-2011.jpg
 
 
lagunage-3.jpg
 
 
confluence.jpg
 
Ici l'on peut voir la confluence entre les deux arrivées d'eau, celle de la lagune et celle pompée directement dans l'étang, qui alimentent ensemble la rivière. On peut remarquer le début d'intégration de l'aménagement au milieu, l'idée étant qu'au final la transition entre l'espace créé et l'espace existant soit aussi discrète que possible.
 
Entre-deux-eaux.jpg
 
La rivière passe juste derrière le Rhododendron en fleurs, pour se déverser dans l'étang sur la droite, entre les rochers.
 
 
Un an après les premières plantations, l'ensemble a pris belle tournure. Malgré un printemps extraordinairement sec et un été particulièrement froid, surtout la nuit (des gelées blanches mi-août!), la végétation s'est correctement implantée, faisant disparaître petit à petit le côté artificiel de la rivière.
 
Rivière truites 1 an
 
La lagune s'est vue elle aussi largement colonisée, et un entretien modéré est nécessaire pour permettre le libre écoulement de l'eau dans la petite noue en son sein.
 
Lagunage truites
 
De fait, des truites un peu plus grosses ont été lâchées, heureuses de se régaler de l'abondant poisson-fourrage qui s'est largement reproduit dans la saison.
 
Au printemps suivant, les truites avaient très bien survécu à l'été et à l'hiver, explorant de plus en plus assidûment le cours d'eau.  
.Lacher truites 09 2011
Un ange passe...

Amenagements 0947
Après plusieurs années, l'aménagment commence à donner toute sa mesure. Des dispositifs supplémentaires agrémentent le site, sans pour autant choquer par une sophistication trop ostentatoire. C'est le cas, par exemple, de cette petite terrasse qui permet de profiter du plan d'eau en plein été, depuis une chaise longue.


Amenagements 0952

Amenagements-0439.JPG
L'ensemble reste d'esprit sauvage, et s'inscrit dans le cadre naturel de la propriété.

Amenagements-0413.JPG
La rivière, ainsi que le lagunage et les bords du petit étang, évoluent au gré des saisons, année après année.
Amenagements 0505
IMG-20130325-01488
Amenagements 0964

Les truites vont bien, ainsi que le poisson-fourrage (ici un banc de gardons), qui abonde pour leur plus grand plaisir.

Amenagements 0514
 

Voir les commentaires

Faucardage

Publié le par le père Lenoir

 
 
Faucardage-potamots.jpg
 
 
La plupart des étangs et cours d'eau, qu'ils soient ornementaux, destinés au loisir nautique, à la pêche ou à la chasse et même écologiques nécessitent parfois, pour conserver leurs qualités propres, un minimum d'entretien. L'un des plus fastidieux est le faucardage, c'est à dire le fauchage aquatique. La plus grande difficulté réside dans le fait qu'il faut faucher sous le niveau de l'eau, chose quasiment impossible sans équipement spécifique dès que l'on a passé le premier mètre au-delà du bord.    
 
Initialement, on y procédait à la faux, depuis le bord ou une barque. Aujourd'hui, on y préfère l'emploi d'un bateau faucardeur, barge à fond plat muni d'une barre de coupe horizontale et d'une autre, verticale de largeurs variables selon les modèles, pouvant évoluer dans des eaux de faible profondeur grâce à un très faible tirant d'eau et un mode de propulsion spécifique.
 
On peut faucarder toutes les essences, ce qui permet de limiter leur prolifération sans toutefois les détruire (chose interdite dans de nombreuses région, hormis pour les plantes invasives type jussie). Les interventions se font généralement sur les herbiers de scirpe, les roseaux, callitriches, potamots, nénuphars et ne sont pas  limitées à ces seules espèces. La coupe sous le niveau de l'eau présente le principal avantage de réellement endiguer le développement de certains végétaux réputés envahissants. Etant donné que les désherbants chimiques ne sont plus autorisés, car trop néfastes au milieu, le faucardage est la seule méthode applicable pour le " désherbage " aquatique courant, hors arrachage.
 
La photo et la video ci-dessous montrent (un peu difficilement) le passage dans des herbiers de potamots qui sont encore à peine émergés (taches plus sombres), et qui sont coupés à plus d'un mètre de la surface (zones claires) pour permettre les loisirs nautiques. Les herbiers étant difficilement visibles, une "vigie" est indispensable à la proue pour indiquer au pilote les plaques résiduelles ou en cours de croissance.
Fauchées par la lame horizontale, la plantes coupées remonteront à la surface et seront en quelques jours portées sur les berges par le vent ou le courant; il sera alors facile de les ramasser et éventuellement de les évacuer.  
 
Faucardage-potamots-2.jpg
De plus, des herbiers fauchés en profondeur restent profitables à la faune et à l'équilibre biologique global de l'étang, limitant ainsi notamment la survenue des algues filamenteuses.
 
Parmi les nombreuses applications du faucardage, on peut noter, entre autres:
 
 
- entretien des zones navigables
 
- dégagement des zones de pêche
 
- limitation des roselières et lutte contre l'assèchement
 
- créations de coulées et passages dans les herbiers aquatiques, notamment pour la chasse
 
- maintien de la diversité écologique
 
Nous proposons ce service, dans un large rayon d'action, pour des plans d'eau de tout type.
 
Pour tout devis de faucardage, merci de nous contacter par courriel.
 
 
Réhabilitation d'un étang de chasse

Voir les commentaires

Reconnaître les auxilliaires

Publié le par le père Lenoir

Cultiver en BIO implique la prise en compte de données écologiques de base. On ne produit pas impunément des plantes au milieu d'un biotope déjà existant!Ainsi, pour être certain de pouvoir accueillir les prédateurs de nos nuisibles, il est nécessaire de tolérer... les nuisibles! En plus de cultiver les plantes, il faut élever les auxilliaires, et donc leur laisser de quoi se nourrir. Il faut donc, en comparaison d'un type de culture "classique", réévaluer son seuil de tolérance.


De nombreux animaux servent d'utiles auxilliaires à la culture, éliminant ou plutôt régulant les afflux de parasites divers et variés. Les plus connus d'entre les "vilaines bestioles" dont on cherche à se débarrasser au jardin sont vraissemblablement les pucerons, les chenilles et les limaces. A moins d'être amateurs de traitements chimiques, il ne faut pas espérer s'en débarrasser totalement. Ce n'est pas plus mal, la nature ayant comme le dit la maxime "horreur du vide", on a tôt fait de remplacer un problème par un autre, la peste par le choléra, par exemple. Les insecticides à large spectre éliminent à la fois les insectes néfastes, mais aussi ceux qui pourraient être utiles. de plus, en l'absence d'insectes, les oiseaux insectivores, tels hirondelles, fauvettes et mésanges, ne trouvent plus moyen de subsister, ce qui pose d'énormes problèmes en début de saison, leur rôle post-hivernal étant prépondérant dans la lumitation des pullulations d'insectes. A titre d'information, une hirondelle mange 70 kg d'insectes par an, en bonne partie des moustiques et des papillons (donc de futures chenilles). Héradiquer les insectes est donc irresponsable, et source de graves déséquilibres biologiques.

 

 

Mante-et-punaise.jpg

 

Mante religieuse dévorant une punaise

 

Les musaraignes, petits insectivores -les plus petits mammifères français- chassant principalement la nuit nous débarrassent, en contrepartie des petites galeries qu'elles creusent, des larves souterraines de hannetons (vers blancs), de vers gris (tipules) ou autres taupins, vers surniméraires et autres bestioles dévoreuses de racines, dont le terrible othiorrynque, dévastateur pour les horticulteurs (la méthode biologique pour d'en débarrasser consiste à l'utilisation d'une espèce de nématode -ver microscopique- épandu par arrosage lorsque la température dépasse 10°C).

 

Libellule-2.jpg

 

La libellule, prédateur efficace des insectes volants

 

Nous ne reviendrons pas longtemps sur les coccinelles, bien connues, dont les lâchers massifs d'hybrides issues d'asiatiques (harmonia, pour ne pas la citer) causent de réels problèmes de biodiversité.  Il faut se contenter de préserver ces bêtes à bon dieu bien connues sur site, sans en réintroduire, et d'apprendre à en reconnaître la monstrueuse larve, dont l'aspect n'évoque en rien l'adulte et consomme bien plus de pucerons que ses parents.

 

 

Crapaud-graviers.jpg

Le crapaud commun (Bufo bufo), à l'étonnant mimétisme

 

 

A la pépinière, nous luttons très efficacement contre les pucerons en maintenant la présence d'une guêpe noire millimétrique, Aphidius, qui pond directement ses oeufs dans l'abdomen des parasites, les transformant rapidement en momies dorées d'où s'échappera un nouvel adulte.

 

momie-puceron-aphidius.jpgMomie de puceron vide

 

Les syrphes, ressemblant à des abeilles plates volant sur place ou en zig-zag, bons pollinisateurs au stade adulte, ont un appétit débordant durant leur stade larvaire, et les pucerons sont leur plat de prédilection. C'est aussi le cas de cécydomies (Aphidoletes aphidymiza) - les agriculteurs en connaissent d'autres espèces pour les dégâts qu'elles occasionnent sur les céréales!- dont l'asticot orange est particulièrement vorace.

Le chrysope, aux longues ailes vertes et aux yeux dorés prohéminents, présente l'avantage de s'attaquer aux espèces les plus robustes de pucerons.

 

Syrphe larve et cécydomies cerclées

Larve de syrphe (cercle rouge), cécydomies (cercle vert), pucerons (cercle noir)

Cliquer sur la photo pour agrandir

 

gros-plan-nymphe-syrphe.jpg

Nymphe de syrphe

 

Les prédateurs insectivores de plus grande taille ont aussi leur intérêt: Mantes, araignées, ciccadelles, lézards, grenouilles et crapauds régulent agréablement les invasions, notamment au bord de l'eau, où les poissons circonscrivent quant à eux les populations de limnées (escargots d'eau) tandis que les massives larves de libellules et les dytiques -gros coléoptères noirs aquatiques- limitent les leurs!

 

lezard-vert.jpg

 

Lézard vert sur paillage copeaux de bois

 

 

Araignee.jpg

Araignée

 

Contre les limaces, escargots et autres loches, il faut préserver hérissons, musaraignes, grives et... vers luisants! Très joli la nuit grâce à son organe phosphorescent, cet animal pourrait pâtir d'un "délit de sale gueule" dans la journée, et finir sous la semelle d'un jardinier non averti.

Ver-luisant.jpg

Ver luisant

 

Un tas de bois, de pierres, de paille offrent un gîte des plus intéressants pour les auxilliaires macroscopiques, et le fait d'agrainer les oiseaux l'hiver, en ajoutant des matières grasses si possible, permet à ceux-ci d'hiverner dans de bonnes conditions, et d'être donc opérationnels dès les beaux jours.

 

mesanges-jeunes.jpg

Jeunes mésanges.

La disparition des haies, les insecticides et les surpopulations de chats

sont les principales causes des baisses d'effectifs concernant les passereaux.

 


 

 


 

 


 



.

Voir les commentaires

Tarifs

Publié le par le père Lenoir

 

La pépinière est ouverte sur rendez-vous de fin mars à fin octobre -en dehors de cette période, les végétaux ne sont ni vendables, ni présentables- et les tarifs, révisés annuellement, sont consultables sur place.

Des prix adaptés à la clientèle professionnelle sont disponibles sur demande.


Cependant, il vous est possible de faire vos achats en ligne en utilisant le lien ci-dessous:

 

 Vente en ligne

 

 

Iris-kaempferi-Royal-crown-2.jpg

Voir les commentaires

Algues filamenteuses

Publié le par le père Lenoir

 

 

Avec les premières chaleurs, il n'est pas rare de rencontrer l'un des problèmes les plus pesants pour l'amateur de bassins ou le propriétaire de mares ou d'étangs: les algues filamenteuses, ou spyrogyres.

 

Algues filamenteuses spirogyre

 

 

Prenant l'apparence de mousse de plus en plus épaisse à mesure que la saison avance, la colonie d'algues filamenteuses s'étend généralement à la surface du plan d'eau, mais elle peut aussi s'étaler depuis le fond sur une épaisseur importante. Les dégâts que ces algues microscopiques engendrent sont le plus souvent momentannés, mais dans certains cas peuvent s'avérer irrémédiables. ils peuvent être de plusieurs ordres:

 

- ombrage du plan d'eau: en formant un tapis épais à la surface, les algues filamenteuses empêchent la végétation sub aquatique de bénéficier des U.V. prodigués par le soleil, et par conséquent de se développer. Ceci est préjudiciable à bon nombre d'espèces, y compris animales.

 

- eutrophisation: si ces algues apparaissent fréquemment dans un milieu eutrophisé (manquant d'oxygène), elles en produisent pourtant de grandes quantités, excessives, durant la journée. Paradoxalement, ces pics de libération peuvent être très préjudiciables aux bactéries dénitrifiantes, fortes consommatrices de nitrates, et de fait, apauvrir à moyen terme cette même eau en oxygène, en se développant outrageusement au détriment des autres végétaux qui pourraient les concurrencer et de la faune en général.

 

- nuisance sur la faune: de nombreux invertébrés et les jeunes alevins peuvent se retrouver piégés dans leurs filaments et y mourrir. De plus, nuisant à de nombreuses espèces animales et végétales, elles agravent l'apauvrissement du milieu, privant la faune de ressources alimentaires nécessaires et de frayères ou pouponnières intéressantes. Une faible densité de ces algues offre cependant un abri aux micro-organismes,  mais le bénéfice en est perdu dès qu'elles se densifient, étouffant même le développement du plancton.

 

- dégradation esthétique: l'épaisse couche d'algues vertes flottant sur un plan d'eau est particulièrement laide, et en gênant les variétés ornementales implantées, elles ne leur permettent pas de donner le meilleur d'elles-mêmes.

 

 

Spirogyre

 

 

 

Les principales causes de la présence outrancière des algues filamenteuses sont chimiques, et elles sont souvent l'indice frappant d'un déséquilibre biochimique du milieu.

 


Conditions pour la prolifération des algues filamenteuses:


*Une eau riche en nitrates (dûs à la présence d'une forte population animale ou du lessivage des sols agricoles sur le bassin versant alimentant le plan d'eau, notamment)

*Peu d'oxygène disponible

*Un PH de l'eau inférieur à 6 ou supérieur à 7.8

*Une surpopulation animale

*Un couvert végétal trop faible

*Une pauvreté du peuplement bactérien

*Abondance de lumière



 

C'est donc sur ces leviers qu'il faut intervenir, afin de parvenir à un équilibre relatif du plan d'eau concerné. L'erreur serait de n'intervenir que sur un seul d'entre eux. Comme en médecine, il ne s'agit pas de ne traiter que les symptômes, mais d'en gérer les causes avant tout. Un réglement partiel du problème ne serait que momentanné, sans intérêt à long terme. Ainsi, se contenter de faire remonter un PH trop bas alors que l'on a, par exemple, plus d'une carpe Koï par m3 d'eau  ne suffirait pas, le problème risquant fort de se reproduire l'année suivante, voire dans la même saison.

La présence d'un filtre UV dans un système de filtration du bassin, si elle présente un grand intérêt contre les bactéries pathogènes et certaines algues unicellulaires, n'est d'aucun intérêt contre les algues filamenteuses, d'autant plus qu'il détruit aussi les bactéries contribuant à l'assimilation des nitrates par les autres plantes.

Une donnée importante, en outre, est la considération de ce qu'est la nature, et l'idée que lutter stérilement contre elle n'apporte en général que des déceptions, et un déséquilibre global, le plan d'eau étant un milieu vivant avant tout. Il faut avoir à l'esprit la maxime selon laquelle "la nature a horreur du vide", c'est à dire qu'à vouloir tout assainir on se retrouve souvent avec des problèmes plus graves. Faut-il remplacer la peste par le choléra? Les méthodes simples et les moins coûteuses sont dans bien des cas les plus efficaces à long terme.

 


Principales méthodes pour limiter la prolifération des algues filamenteuses:

 


* Végétalisation du plan d'eau: on a tendance à considérer que l'équilibre biologique du bassin est obtenu, en matière végétale, lorsque les plantes représentent à peu près 1/3 de sa surface. Ceci est valable aussi pour les étangs et les mares. Toutefois, plus un bassin est réduit, plus il sera nécessaire d'augmenter la proportion des plantes, celles-ci permettant de réguler non seulement l'oxygénation, la dénitrification, mais aussi les brusques écarts de températures, très violents dans les petits aménagements, par leur qualité d'ombrage. Ainsi, il est important de concevoir son plan d'eau de telle façon qu'il sera facile d'y implanter une flore suffisament conséquente, en prévoyant par exemple une large zone lagunaire (la plupart des plantes d'eau poussent de préférence à une profondeur inférieure à 10 cm), et de penser à l'utilisation contrôlée des Phragmites (roseau commun), forts consommateurs de nitrates et producteurs d'oxygènes dans leurs racines.  Pour de vastes aménagements, les potamots (Potamogeton crispus, natans, lucens) et les cératophylles (Ceratophyllum demersum) peuvent être d'excellents concurrents aux algues filamenteuses. De plus, les plantes flottantes, en bloquant la lumière, présentent un action complémentaire intéressante.

 

 

trapa-natans.jpgTrapa natans (châtaigne d'eau) qui forme un bon couvert de surface

 

Ceratophyllum-demersum.jpgCeratophyllum demersum, dont les colonies deviennent importantes

 

 

Potamogeton crispusPotamogeton crispus, mal-aimé des propriétaires d'étangs

qui regrettent souvent amèrement de s'en être débarrassé

 


*Spécialités chimiques: plusieurs sociétés proposent des produits plus ou moins miraculeux pour éradiquer ces algues indésirables. Si nombre d'entre eux sont efficaces pour de petits bassins, leur emploi sur de plus grandes pièces d'eau s'avèrerait très honéreuse. Notons toutefois que les produits à base de péroxyde d'oxygène, non polluant et sans intéraction néfaste avec le peuplement animal du bassin, offre des résultats spectaculaires, "cuisant" presque instantannément les algues qu'il suffira de ramasser à l'épuisette.  

 


*Le chaulage: le but principal de cette action, consistant à apporter de la chaux ou du carbonate de calcium sous d'autres formes, est de faire remonter le PH de l'eau, c'est à dire la rendre moins acide. Ainsi, l'oxygène est libéré plus facilement dans l'eau et permet aux bactéries, puis aux plantes "classiques" de consommer les nitrates, et autres nutriments contenus dans l'eau, et de concurrencer les algues filamenteuses qui, elles, peuvent les assimiler bien plus facilement. Le calcium et le magnesium aident quant à eux à rendre le phosphate soluble.  A l'échelle d'un étang, on considère que 100 à 500 kg de chaux par hectare sont suffisants, mais cette opération peut être reproduite annuellement, surtout lorsqu'il y a une forte population de poissons. On évitera l'épandage lors de fortes chaleurs, le coup de fouet chimique pouvant détruire de grandes quantités de micro organismes lorsque la température est trop élevée.

 


*La stimulation des bactéries: indispensables à l'équilibre du milieu aquatique, leur action est prépondérante dans la dégradation des matières organiques et des nitrates. A  l'échelle d'un petit bassin, des spécialités commerciales sont disponibles sur le marché, le plus souvent sous le noms de "kits de démarrage", ou encore de "starters" pour les filtres. Une lagune (ou un lagunage indépendant) est l'emplacement idéal pour leur ensemencement, l'intéraction avec les racines des plantes et la large surface qu'offre un tapis de gravier leur offrant un milieu parfait pour leur développement en symbiose avec la végétation. Pour un étang ou une mare, la méthode la plus simple consiste à disposer sur une berge, de préférence à la queue du plan d'eau, un tas de fumier, source de nourriture pour les micro organismes et les invertébrés qui se logeront ensuite dans les herbiers subaquatiques.


* La paille d'orge: cette méthode venue du coeur de la vieille Europe semble parfois porter ses fruits, même si des tests scientifiques grandeur nature n'ont jamais pu démontrer une réelle efficacité. Bien que très perplexe, j'en fais tout de même part ici, car elle ne peut en aucun cas poser de souci quant à l'équilibre du plan d'eau et permet encore aux invertébrés de trouver là une source de nourriture et un abri potentiel. Les quantités à utiliser sont assez importantes, de l'ordre de 5 à 10 tonnes/ha. Là encore, des spécialités commerciales contenant les soit-disant principes actifs de la paille d'orge sont disponibles sur le marché. Il semblerait que la décomposition de la lignine (grace à une intéraction microbienne) de la paille dégage des substances inhibitrices de la croissance de la spyrogyre.  La dégradation de la cellulose de la paille consommant de l'azote, on peut penser que cela limitera les nitrates, mais le processus étant gourmand en oxygène, il faut rester prudent.

 

 

*Le ramassage: applicable seulement aux petits aménagements, il représente cependant la méthode curative la plus efficace à court terme. Les quantités évacuées sont assez surprenantes la première fois, mieux vaut prévoir une épuisette solide!

 

 

* L'aération: par la pose d'un aérateur, d'une cascade, d'une rivière artificielle ou toute autre source de mouvement et d'aération de l'eau, on oxygène celle-ci et l'on contribue très efficacement à la dégradation des nitrates, principale ressource des algues filamenteuses.

 

Algues filamenteuses avec bernaches

 

*La déprédation: en plaçant des animaux végétariens, susceptibles de se nourrir de quantités importantes d'algues, on en limite forcément le développement, on peut même les voir disparaître. La carpe Amour, ou Amour blanc, à titre d'exemple, est une redoutable brouteuse. Mais attention: elle n'est en aucun cas sélective. Et si, en France, elle est réputée impropre à se reproduire, on constate néanmoins des cas de reproductions, même dans des régions assez peu clémentes. Trop de carpes Amour dans une pièce d'eau peuvent signifier la complète désertification de celle-ci, avec des conséquences au moins aussi graves pour le milieu que celles causées par les spyrogyres. D'autres brouteurs, comme certains canards ou encore des carpes Koï ou miroir ont un appétit moins dévastateur. Bien entendu, les animaux préfèreront manger en priorité d'autres plantes que les algues filamenteuses, qui auront une saveur, une texture et une valeur nutritive plus intéressantes.

 

 

 

 

 

  Sources:

"The book of swamps and bogs", John Eastman 1995

 

"Destruction des algues envahissantes dans les étangs", Jean Martin et Marcel Lefèvre 1946

 

Aquabase.org

 

"Algues d'eau douce et zooplancton", M. Lefèvre 1939

 

"Contrôle et élimination des algues dans les étangs piscicoles", Richard Morin 2007

 

"Désherbage des zones aquatiques et semi-aquatiques", Aline Lebouc et Gilbert Chauvel 2004

 

"Le cycle de vie de la spirogyre"

 


Voir les commentaires

<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 > >>