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Fetes des plantes 2009

Publié le par le père Lenoir



Voici donc le moment d'annoncer les différentes foires, fêtes, journées des plantes durant lesquelles vous pourrez nous rencontrer.
C'est à contrecoeur que certaines n'apparaissent pas cette année, car la tempête de février dernier a quelque peu chamboulé les plans habituels.

 28 et 29 mars 2009 16ème édition des "Jardins en Gatinais" Lorrez le Bocage (77, à la limite de l'Yonne et du Loiret), dans le parc du château

18 19 avril 2009 "les folies flores" à Provins (77), parc du couvent des cordelières (route de Nanteuil)

16 et 17 mai 2009 8ème fête des plantes à Apremont sur Allier (58) tout près de Nevers

21 mai 2009 18ème "Journée des plantes" de Bergères (10), près de Bar sur aube

6 et 7 juin 2009 "Plantes en fête" au jardin du Grand Courtoiseau (45)

26 et  27 septembre 2009
Le Jardin des Dentelles en fête
515 Rue des Pohuts, 45200 Amilly



10 et 11 octobre 2009  "Fete de l'Arbre" à l'arboretum national des Barres à Nogent sur Vernisson (45)



Rappelons aussi la journée des plantes à l'Arboretum de Balaine près de Villeneuve sur allier (03) qui, malgré que nous n'y soyons pas cette année, se tiendra les 18 et 19 avril, et que la fête des plantes du château de la ferté St Aubin aura lieu les 1,2et 3 mai .

Les jardiniers d'Apremont organisent en outre une foire d'automne les 17 et 18 octobre à Apremont sur Allier, de 10 à 18H.



 

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Hivernage aquatique

Publié le par le père Lenoir

 

 

(Voir aussi l'article "hivernage des plantes")

En ce froid début d'année, la pépinière, comme les bassins, est en pause.

C'est la période du repos végétatif, indispensable à la plupart des végétaux qui poussent sous nos climats. C'est aussi l'occasion de voir disparaître un certain nombre de parasites, et de nuire un temps aux maladies cryptogamiques.
Le froid nettoie, le froid repose, mais, malheureusement, le froid gèle!

Et certaines plantes n'aiment pas trop ça.

 Les Gunnera, qui vont accepter des températures de l'ordre de -2 ou -3°C sans protection (s'ils sont suffisamment gros) devront absolument avoir bénéficié d'une couverture (paille dans l'idéal, feuilles ou fougères autrement) pour passer sans encombre un hiver plus rigoureux.



Pour les plantes strictement aquatiques, la protection hivernale est simplifiée: c'est la profondeur de plantation. Ainsi, les Pontederia (photo), papyrus, Thalia, arum, vont hiverner sans souci si leur souche se trouve à 40 ou 50 cm de profondeur (pas plus, les plantes auraient du mal à regagner la surface au printemps sans s'épuiser).
C'est ainsi que la majorité des nympheas et les lotus passent l'hiver sans encombre, alors que leur rhizome (leur racine) est plutôt sensible au froid.



La plupart des autres plantes cultivées à la pépinière sont parfaitement rustiques, c'est à dire qu'elles peuvent supporter des froids normaux en France, et la région où elles sont cultivées ne les épargne pas!
Ici, pas d'hiver sans avoir passé sous la barre des -10°C, et  à l'heure où je rédige ce billet, les bassins de culture sont recouverts de 10 à 15 cm de glace, et nombre de plantes s'y trouvent complètement prises, comme tous les ans!



Les bassins, quant à eux, peuvent aussi souffrir du gel, la glace exerçant une pression importante, que les poissons n'apprécient pas toujours, malgré qu'ils soient en vie ralentie près du fond. Pour compenser cela, il existe quelques astuces:
-placer un fagot de bouleau, charme ou autre verticalement dans l'eau, pour faire office de "tampon" et permettre des échanges gazeux minimaux entre l'eau et l'extérieur
-laisser les tiges mortes  et gelés des plantes aquatiques, dans le même but. Les phragmites, phalaris, prêles, thalias et autres scirpes et pontédéries sont très intéressants de ce point de vue. Les Hippuris, élodées et myriophylles restées sous la glace contribueront efficacement à l'oxygénation nécessaire à la survie des poissons.
-déposer un ballon à la surface. ce n'est valable que pour de toutes petites gelées sur de petits bassins

Le matériel (pompes, filtres, etc...) aura bien entendu été purgé avant les températures négatives, c'est d'ailleurs l'occasion d'un nettoyage annuel avant la remise en route du printemps.


 




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Phytoremédiation et Phytorestauration-dépollution par les plantes

Publié le par le père Lenoir

Lits filtrants plantés de roseaux pour assainissement collectif. Escamp, Yonne.

Lits filtrants plantés de roseaux pour assainissement collectif. Escamp, Yonne.

Traitement de l’eau et des sols

par les plantes

Phytoremédiation et phytorestauration

 



 Depuis l’antiquité grecque et romaine, on a utilisé les plantes pour limiter les déchets humains. Du tas de compost en passant par la lagune plantée, un immense chemin a été parcouru jusqu’aux plantes dépolluantes OGM d’aujourd’hui.  A la fin du XVIème siècle, Césalpin (Andrea Cesalpino), un savant italien remarquable tant par ses travaux en médecine, en philosophie, qu’en botanique découvre une plante dont il remarque qu’elle pousse dans des roches particulièrement riche en métaux, Alyssum bertolonii dont il n’imagine pas qu’elle sera étudiée durant 130 ans, jusqu’en 1948 pour sa capacité d’accumulation des métaux lourds dans ses tissus, et ce en plus grande concentration que dans le sol où elle croît. C’est la première hyperaccumulatrice  identifiée, et ce n’est qu’à partir des années 1970 que ce type de plantes sera employé à la décontamination des milieux.


( voir aussi l'article "lagunage")


Phytoremédiation

 

La phytoremédiation est la décontamination par les plantes des sols, de l’eau et parfois de l’air pollué par des métaux lourds, hydrocarbures, toxines ou encore composés radioactifs.

 

On distingue différents modes d’épuration en fonction du type d’action des végétaux impliqués :

 

Phytoextraction :

C’est l’extraction des matières indésirables par l’intermédiaire d’une plante dont on prélèvera ensuite les parties où elles sont stockées *.

Principalement employée contre les métaux lourds et les particules radioactives (Sélenium, Cobalt et Uranium notamment). Les plantes sélectionnées pour leur résistance et leur capacité d’accumulation -on parle d’hyperaccumulateurs(-trices)- vont piéger dans leurs parties récoltables les polluants extraits de leur milieu qui, après fauchage à maturité, incinération et stockage des cendres en zone sécurisée, pourront éventuellement être retraités, présentant ainsi un intérêt économique non négligeable par la combustion opérée et le produit recyclé récupéré.

Généralement, les métaux lourds extraits par la plante seront stockés dans leurs vacuoles,

mais aussi parfois dans l’apoplasme selon certaines études encore en cours. Néanmoins, les organes de stockage principal ne sont pas toujours les même chez les différentes plantes, il peut s’agir des racines, des tiges, des feuilles principalement, mais aussi de la sève, des graines ou des bourgeons .

 

On remarque que les espèces présentent souvent une prédilection pour tel ou tel métal, et qu’il est généralement nécessaire de planter différentes essences pour dépolluer totalement un site. La culture est renouvelée jusqu’à obtention de taux acceptables dans le milieu.

 

Il est important de noter que seuls les métaux solubles seront biodisponibles, c'est-à-dire assimilable par les végétaux, et il arrive parfois que l’on soit obligé d’ajouter un chélateur (« agent transformateur ») pour que les ions métalliques soient libérés et libres d’absorption.

Une plante particulièrement étudiée, le Tabouret bleuâtre (Thlaspi caerulescens) a résolu ce problème en acidifiant elle-même le sol où elle pousse, se gavant littéralement de zinc qui, une fois dans ses tissus, protègera ses organes de la consommation par ses prédateurs herbivores de prédilection.

 

Parmi les exemples de phytoextraction, on peut citer celui de l’île aux corbeaux, au Québec, où un ancien site d’enfouissement de batteries est dépollué de son Zinc et de son Manganèse par des algues, ou encore les plantations de Tournesol dans la région de Tchernobyl en Ukraine contre le Cesium-137 et le Selenium.

 

Phytovolatilisation :

 

C’est la décontamination d’un milieu par des plantes dont l’action principale sera de capter les polluants et de les transformer ou de les transporter pour finalement les  évacuer par transpiration.

 

 

Dans certains cas, c’est la grande capacité d’évapo-transpiration du végétal qui est mise à contribution. Ainsi, des travaux US sur le genre Populus (peuplier) démontrent son efficacité dans la volatilisation du TCE (trichloréthylène) à hauteur de 90 à 96 %, neutralisé par sa transformation dans l’arbre. Il faut dire qu’avec la transpiration de 189 à 1134 l d’eau par jour, l’arbre a un métabolisme très élevé.

 

 

Phytodégradation :

 

 Il s’agit de la décontamination d’un milieu grâce à l’action dégradante des plantes cultivées sur les polluants. On appelle aussi ce procédé phytotransformation. Les plantes phytodégradantes absorbent donc les polluants, les dégradent, puis les volatilisent après les avoir transformés en composés moins toxiques.

C’est un processus utilisé notamment dans la gestion d’effluents organiques, des hydrocarbures*, des molécules complexes de produits phytosanitaires mais aussi des contaminations par des souches virales ou bactériennes. C’est le plus souvent l’action conjuguée des plantes et des bactéries (Pseudomonas, Xannthomonas…) et champignons à mycorhize (Aspergillus, Pennicilium, Pleurotus…) présents dans la rhizosphère qui  permet une efficacité optimale de cette méthode. En effet, les principaux acteurs sont aussi les plus petits : les bactéries et l’Hyphae des champignons (les  éléments du mycelium) qui pour les premiers dégradent les molécules grâce à des enzymes, et pour les seconds les adsorbent pour les rendre assimilables par les plantes. Cependant, leur action est considérablement améliorée lorsqu’elle se déroule au sein de la rhizosphère, les plantes produisant au niveau de leurs racines des nutriments carbonés à forte valeur énergétique tels les sucres, des acides aminés, des alcools mais aussi, comme dans le cas de la phragmite de l’Oxygène indispensable aux bactéries aérobies. Précisons en outre que les racines contribuent physiquement en tant que support massif à créer un milieu favorable à cette association.

 

Parmi les exemples de plantes phytodégradantes, en voici une sélection éloquente :

 

-Le maïs (Zea mais, poacées) est capable de dégrader les hydrocarbures dans sa rhizosphère

-Le Vetiver ( Chrysopogon zizanioides, poacées) est planté dans de nombreuses régions méditerranéennes, tropicales et subtropicales pour son action contre l’érosion ; mais on met aussi à profit son incroyable résistance à l’Atrazine (un herbicide très polluant) et sa capacité à briser la molécule avant rejet de composés inoffensifs par transpiration  avec une efficacité redoutable.

-Le piment (Capsicum annuum) et la coriandre (Coriander sativum) contribuent à éliminer le Lindane (pesticide mortel) en stimulant l’action des bactéries et en assimilant le produit transformer pour en éliminer rapidement 70% pour le piment et 86% pour la coriandre.

-La Jacynthe d’eau (Eichornia crassipes) élimine presque à 100% la Lambdacyhalotrine (Pyréthrinoïde de synthèse) d’insecticides comme le Karate ou l’Interteon.

 

Des travaux sont en cours sur des végétaux OGM

 

*On constate que les plantes peuvent pour la plupart supporter une concentration de 7T/ha d’hydrocarbures dans leur sol

 

 

Phytofiltration

 

Synonyme de rhizofiltration. C’est dans ce cas le piégeage des polluants dans les racines des végétaux. Peut s’ensuivre une dégradation lente, sans qu’elle soit pour autant effectuée par les végétaux eux-mêmes. Le produit piégé se dégradera « naturellement » mais n’aura pas migré entre-temps vers les eaux de consommation, les zones de pâturage ou les zones sensibles.

Il s’agit le plus souvent de bandes enherbées (riparian corridors) ou végétalisées (roseaux, laîches, saules…) pour bloquer les écoulements de produits phytosanitaires, notamment sur des aires de rinçage. Selon les types d’effluents, elles pourront être créées directement sur le sol ou bien dans un milieu clos, mais toujours avec de la terre et-ou du sable.

 

 

 

 

Phytorestauration

 

C’est le retraitement des eaux usées par l’intermédiaires de filtres plantés. L’eau en sortie de ce ou ces filtres est dépolluée et peut être rejetée dans le milieu naturel.

Les premières traces de phytorestauration datent de l’antiquité, mais ce sont les scientifiques allemands qui, dans les années 1950, analysèrent que ce sont essentiellement les bactéries présentes dans la rhizosphère qui dépolluent l’eau. En France, c’est le CEMAGREF (institue de recherche et d’ingénierie de l’agriculture et de l’environnement) qui a étudié dans les années 1980 les premiers systèmes de filtres fins plantés de roseaux.

 

L’eau, après un dégrillage ou le passage dans une fosse septique, et rejetée dans une série de lagunes comportant un substrat minéral (pouzzolane, gravier ou ballast)  et des végétaux (macrophytes). Dans certains systèmes, on trouve une lagune non plantée où viennent se développer naturellement des algues unicellulaires (microphytes). En fin de cycle, l’eau est réutilisée ou rejetée dans la nature ou une zone valorisable (par exemple une bambouseraie).

 

La vedette incontestée du lagunage est le roseau commun (Phragmites australis). Cette plante, très robuste, a de nombreux avantages :

elle présente un système racinaire profond, rare chez les espèces aquatiques

par son développement, elle limite la formation d’une couche colmatante en surface causée par l’accumulation éventuelle de MO (Matière Organique)

Par la minéralisation poussée de la MO, elle favorise le développement de micro-organismes cellulolytiques

En maintenant de l’ombre en été, elle permet le maintien d’une hygrométrie constante dans le substrat non submergé et ainsi la  stabilisation d’une bonne population bactérienne

 

Par leur volume racinaire, elles accroissent la surface de fixation des micro-organismes, les tissus racinaires et leur exsudat offrant une niche plus accueillante que le substrat seul

 

Leur intégration paysagère est impeccable

 

Elles possèdent un tissu particulier, l’aérenchyme, qui permet de transférer l’oxygène des parties hautes vers les rhizomes afin de se développer même en milieu asphyxiant.

 

Elles ont en outre une bonne tolérance aux alternances de périodes sèches et humides.

*Parmi les amusantes applications des plantes hyperaccumulatrices, le géochimiste australien Mel Lintern et son équipe du CSIRO ont découvert que certains eucalyptus étaient capables de stocker les métaux lourds dans leurs feuilles, afin de s'en débarrasser. Parmi ces métaux, son attention a été attirée par l'or, bien présent dans les tissus foliaires. Ainsi, les eucalyptus pourraient devenir de nouveaux détecteurs de gisements aurifères..    

 

(Article en cours de rédaction, voir aussi l'article "lagunage")

 

 

 

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Fin de saison

Publié le par le père Lenoir



Novembre approche, et avec lui la fin de la saison.
Le jardin va prendre un aspect tout autre pendant le repos végétatif.
C'est le moment d'observer attentivement un peu partout autour de nous les plantes manifestant encore un intérêt esthétique. Feuillages colorés, floraisons tardives, fruits, nombre de détails peuvent faire la différence.


Les Aponogeton, au parfum de vanille, réapparaissent après leur trève estivale, leurs fleurs couvriront bientôt les plans d'eau ombragés ou bénéficiant d'un léger courant. Certains les plantent au milieu de Nympheas, à bonne profondeur (environ 1m) en plein soleil, ce qui les protège du soleil le plus violent. 




Les Miscanthus dressent leurs épis dynamiques et arborent, comme la Purple Love Grass (Eragrostis spectabilis) un feuillage automnal exceptionnel rouge cramoisi.
 Leurs feuilles sèches resteront sur les tiges pendant presque tout l'hiver. A ce titre, citons les Phalaris, dont les feuilles s'enroulent en de délicates "frisettes" jusqu'au mois de mars-avril, garnissant toute la basse saison les abords du bassin et les zones fraiches.  Les Stipa (cheveux d'ange) -photo- conserveront leur légèreté et s'animeront au moindre coup de vent.      


Des fougères, comme Polypodium vulgare, sont parfaitement persistantes, et servent d'écrin aux bulbes printaniers tels narcisses et autres anémones.


LeTricyrtis, à l'allure exotique d'orchidée fragile, illumine les coins d'ombre de ses fleurs raffinées sans éprouver de besoin particulier, si ce n'est un sol pas trop lourd.


Le Schizostylis ou Lys des Cafres (peuple d'Afrique du Sud) tend ses longues hampes roses à rouges jusqu'aux gelées les plus marquantes, souvent en décembre, dans les sols frais et riches à exposition assez ensoleillée.




Les Lotus donnent leurs dernières fleurs, mais offrent le spectacle incongru de leurs fruits particuliers qui, secs, peuvent se conserver des années.



Pour le Nymphea 'Pennsylvannia', c'est le chant du cygne. D'aucun les rentreront dans un local hors gel pour l'hiver, quant à moi, j'en garderai une partie dehors, sous 50 cm d'eau, suffisament pour que la glace ne leur nuise pas. Ce régime m'a apporté le plus beau pied de la collection cette année, je réhitère donc l'expérience.




Bientôt, il faudra couper les feuilles des Gunneras (Rhubarbe géante du Chili), en recouvrir la souche comme s'il s'agissait de chapeaux superposés, puis couvrir l'ensemble d'une bonne couche de paille, de fougères ou de feuilles jusqu'à la fin des grands froids, en mars-avril. Une partie de ceux produits hiverneront en cave avec un lot d'Arum d'Ethiopie, les autres dans l'un des tunnels de production.



Lotus jaune et Lotus rose (Nelumbo lutea et Nelumbo nucifera) au parc floral de Vincennes, près de Paris

Il va aussi être temps pour ceux qui n'ont pas suffisament de végétaux dans les mares et bassins susceptibles de faire circuler l'air entre l'eau et l'extérieur au travers de la glace de placer un fagot de bouleau, de charme, de paille ou de roseau, cela aura en outre l'avantage d'amortir la poussée de la glace sur la structure de l'aménagement.
Les Hippuris, Ceratophyllum, élodées et autres plantes oxygénantes implantées à bonne profondeur produiront quant à elles un peu d'oxygène suffisant à la survie d'une population de poissons équilibrée.



Au passage, un petit assemblage de plantes glané au parc floral de Vincennes, tout près de Paris, avec simplement des prêles et des fougères dans un décor minéral...




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Fête des plantes au jardin des dentelles

Publié le par le père Lenoir





Le week-end aura été une réussite, surtout lorsque l'on tient compte du fait que c'était une première. Visiteurs intéressés, captivés même, et globalement très enthousiasmés par le jardin et la variété des plantes proposées, ainsi qu'à la mise en scène des différents exposants.


Des oeuvres d'art jonchaient ainsi le parcours,  telles ces sculptures de José Pinon qui étaient parfaitement dans leur élément.



Mon regard se sera bien entendu arrêté au bord de l'eau, afin de glaner là quelques idées et profiter des expériences heureuses ou malheureuses des Gellet pour leurs aménagements dans ce terrain argilo-limoneux plutôt peu perméable...

A voir aussi ici

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Juillet-août

Publié le par le père Lenoir


En ces mois d'été ou, normalement, on doit supporter un soleil lourd et brûlant, le bassin reste un havre de paix auprès duquel il fait bon s'assoir lorsque la fraicheur vespérale s'installe.
Ainsi, il peut être intéressant de penser à des végétaux dont l'intérêt se manifestera aussi dans une lumière qui s'estompe, grace notamment à de forts contrastes, des transparences ou bien des textures marquées...



(oui, je sais, on voit la bâche, mais c'est mon bassin, et il vient à peine d'être refait dans l'urgence... Donc la bâche n'est pas encore totalement recouverte par la végétation!)

Schoenoplectus lacustris 'albescens' est à ce titre une merveille d'élégance subtile, par sa couleur et sa forme.


Les fougères et les hostas aussi ont leur mot à dire...



mais les grandes fleurs telles les Echinacea 'double decker' ...


ou les Lobelia (ici un mélange de Tania, vedrariensis, syphilitica et Elmfeuer) n'ont rien à leur envier.


L'été est aussi l'occasion de retourner voir des jardins créés quelques temps auparavant, et de suivre leur évolution, souvent avec la petite touche personnelle de leurs propriétaires qui en prennent ainsi un peu plus possession...
Ainsi voici un petit bassin créé durant l'hiver 2006/2007, il a un peu plus d'un an et demi aujourd'hui...











Qui l'eût cru alors?







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Fleuris en juin

Publié le par le père Lenoir

  En ce mois de juin glacial, les plantes ne sont pas toutes au mieux de leur forme. Beaucoup ne fleurissent qu'un très court moment, comme ce fut le cas pour les Iris, particulièrement éphémères cette année.
Toutefois, on peut profiter de leur éclat en oubliant le ciel gris pour un moment.
 Un proverbe japonais dit:
"Si la lueur des cerisiers fleuris sur la colline ne durait pas qu'un court moment, peut-être ne serait-elle si chère à nos coeurs"...

Sur ces bonnes paroles, voici un échantillon des téméraires qui daignent bien proposer leur éclatante floraison...





Les Astrances (Astrantia major), dressant fièrement leurs pompons à l'ombre fraiche ou au soleil léger...










Les Hemerrocalles, tels ce 'Chicago picotee promise' au rose intéressant...

De nombreux
Hostas, tels 'Gold haze, lièvre d'or aux longues feuilles lumineuses, ou undulata 'erromena', aux fleurs violettes  nuancées...


L'étonnant Peltoboykinia watanabei, au feuillage découpé et aux fleurs finement cisaillées ...


Son accolyte des milieux humides et ombragés, l'Astilboides tabularis, avec ses panicules à près de 2m de haut...

Les Rodgersiae, toujours décoratifs même défleuris...

Et, bien entendu, les Nympheas, en pleine pousse, comme

Paul Hariot


Joey Tomocyk


Conqueror



Atropurpurea



Marliacea chromatella, pour ne citer qu'eux...

Catalogue ICI

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Fleuris en mai

Publié le par le père Lenoir

Une petite série de plantes au mieux de leur éclat en cette fin mai...

Rodgersia sambucifolia, qui apprécie l'ombre et les terrains bien frais. Splendeur explosive  et feuillage bien structuré. Une valeur sûre dans la collection, mais tellement peu de disponibles!




Nuphar lutea, le faux nénuphar du Japon, dont la fleur est bien plus cuivrée que celle du nôtre, et la feuille bien sagittée, un peu bronzée. Le bouton est veiné de rouge, ce qui lui donne un charme supplémentaire sans nuire à sa sobriété. Cette variété sera disponible à partir de l'an prochain...










Les éphémères de Virginie (Tradescantia andersoniana), qui se déclinent en nombre de coloris. Leur floraison ne s'éteindra qu'avec les premières gelées; increvables, ces plantes ne redoutent qu'un sol déssèchant...

Les benoites rouges (Geum 'Lady Bradshaw') qui flamboient devant le pont tout nouvellement installé près de la pépinière...

La bistorte officinale (Bistorta officinalis -pour une fois, ce n'est pas trop compliqué!) , reine des fossés et des prés humides, très résistante au froid et dont on utilisait la racine pour faire une boisson tonique, avec un peu d'eau de vie...

















Une petite nouvelle, pas encore disponible: Rubus rosiflolius 'coronarius', une splendide ronce d'ornement qui peut pousser allègrement dans les haies ou les arbres, ou bien encore sur un support quelconque...

Les nympheas, qui se décident enfin à laisser jaillir leurs boutons hors de l'eau, éclatants de couleurs...



















Et pour finir momentanément le Butome, ou jonc fleuri, dont les premières ombelles aériennes se préparent. Ce digne charmeur n'aime pas tellement la concurrence des autres plantes, il vaut mieux le préserver des herbes qui auraient raison de son exceptionnelle floraison....

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Tout près de Nevers...

Publié le par le père Lenoir

Fête des plantes à Apremont sur Allier...
Le cadre, très agréable, est un charmant village médiéval où le seul élément anachronique est l'automobile.

Les visiteurs peuvent se régaler des collections entre des maisons sans âge parfaitement entretenues et l'Allier au mieux de sa forme...


Au passage, impossible de ne pas prendre en photo ces Petasites en situation...


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Enfin des fleurs!

Publié le par le père Lenoir


Voici donc les courageuses qui se sont enfin décidées à fleurir, non sans mal, en ce début mai...

Nous trouverons le Darmera peltata, avec sa hampe de près d'un mètre de haut ,































L'ancolie Aquilegia Vulg. 'leprechaun gold', au feuillage magnifiquement panaché...





























L'Aponogeton, royal hôte des eaux fraiches, et débordant de parfum suave vanillé...

































les primevères auricules, qui arrivent avec plus d'un mois de retard par rapport à l'an passé,
















Le trèfle d'eau (Menyanthes trifoliata), aux fleurs de kaolin
































Le Podophyllum hexandrum, dont la floraison est aussi surprenante que sa végétation


































les Trolles (T. pumilus, le nain auxdélicats boutons irisés de vert)


































et T. chinensis, bien plus haut...































Pour les nénuphars, il faudra attendre encore quelques jours, une dizaine tout au plus, s'il ne fait pas trop froid...

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