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Une époque formidable

Publié le par le père Lenoir

 

On avait cru cette année ne jamais revoir l'été. Non que cela me convienne de brûler au soleil et d'arroser abondament, mais les plantes commençaient à souffrir quelque peu des matins frileux qui les empêchaient de pousser comme elles le désiraient.

 

Ceci étant résolu, elles ont pu une nouvelle fois me gratifier de leur éclatante floraison,déployant des trésors de couleurs, de formes et de raffinements divers dans le seul but -en tout cas j'aime le croire- de nous faire éprouver un ravissement à la hauteur de nos attentes.

 

Voici donc, et non par ordre d'apparence, les coquettes de juin, qui pour certaines ont près d'un mois de retard:

 

 

Briza media, l'amourette, qui doit son nom à ses petits épillets pendants en forme de coeurs...

 

Briza media fleur

les Iris de Sibérie (ici sparkling rose)

Iris sparkling rose 2

 

les Iris laevigata 'alba'...

 

Iris laevigata alba 2

 

... et 'Sautarel'

 

Iris laevigata sautarel

 

Les Iris sanguinea, surtout sanguins dans leur gorge

 

Iris sanguinea 2

 

Iris sanguinea 3

 

 

Le saxifrage-araignée, Saxifraga stolonifera, qui apprécie les sols légers et frais et l'exposition ombragée pour faire s'envoler ses pétales à l'allure de petits papillons blancs

 

Saxifraga stolonifera fleur

Un autre saxifrage : Saxifraga 'southside seedling', à l'extraordinaire floraison, blanche ponctuée de rose carmin, qui s'épanouit dans les sols secs en plein soleil

 

Saxifraga southside seedling fleur

 

La gracieuse filipendule (Filipendula vulgaris 'plena') qui n'a de vulgaire que le nom, et qui affectionne les terrains sains, même secs et calcaires, et un exposition plutôt ensoleillée

 

Filipendula vulgaris plena fleur 4

 

Le Sisyrinchium californicum, dont le nom français "Bermudienne de californie" pourrait faire penser qu'il est fragile. Grossière erreur, il se ressème abondamment en sol frais à humide, au soleil, et on lui préfèrera la francisation de son nom anglais : Herbe à oeil d'or". Ses petites fleurs rappelant la tulipe s'épanouiront sans discontinuer tout l'été, et jusque début octobre.

 

sisyrinchium californicum 2

 

 

 

Son cousin bleu (S. bermudianum) préfère quant à lui un sol léger, drainant pour bien fleurir, sur une durée peut-être même un peu plus longue.

 

Sisyrinchium-bermudianum-comp-2.jpg

 

 

L'arum d'Ethiopie (Zantedescia aethiopica), quant à lui, expose son spadice dressé au monde entier sans vergogne, se targuant de pouvoir pousser sous 30 cm d'eau aussi bien que dans une situation bien abritée du jardin.

 

 


Zantedeschia aethiopica 2

 

 

 

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Une production artisanale

Publié le par le père Lenoir

serre ombre 04 08 (2)
L'immense majorité des variétés cultivées à la pépinière sont issues de notre propre production. C'est à dire que la plupart des plantes proposées sont issues de division, boutures et semis réalisés dans nos serres, avec patience et application. MultiSemis 2010
P1000597
Les repiquages, rempotages sont effectués à la main, avec des terreaux sélectionnés, adaptés aux préférences des espèces.
Multi godetsgodets jeunes filipendula plena

Nous suivons ainsi le rhytme des saisons, et mettons un point d'honneur à éléver les plantes selon des méthodes respectueuses de l'environnement et de leur cycle végétatif, ce qui leur donne de bonnes bases pour leur croissance future et une robustesse qu'elle n'acquièreraient pas dans des serres chaudes, par exemple.
Aquilegia leprechaun gold en culture 04 08Typha latifolia variegata
Filipendula vulgaris plena fleur 4

 Et, invariablement, une énorme dose d'amour qui fait toute la différence!
Nelumbo nucifera fleur avec main

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Ensorceleuse

Publié le par le père Lenoir



S'il est bien une plante qui évoque la magie, les sorcières et les légendes médiévales, c'est évidemment la Mandragore (Mandragora officinarum). Si sa grosse racine pivotante a parfois tendance à se ramifier pour lui donner un aspect anthropomorphe, ce sont surtout les alcaloïdes qu'elle contient qui lui ont valu sa sulfureuse réputation.
Je ne m'épandrai pas trop ici sur ses vertus réelles ou imaginaires afin de ne pas tenter les internautes curieux d'expériences psychédéliques ou amoureuses pouvant leur coûter la vie. Car oui, comme la plupart des solanacées dont elle fait partie, elle est très toxique.
Shakespeare, qui connaissait aussi ses propriétés somnifères faisait d'ailleurs dire à sa Cléopâtre: "Give me to drink mandragora, that I might sleep out this great gap of time my Anthony is away".

Quoi qu'il en soit, j'ai décidé d'en commencer une production qui, du fait de la rareté des graines, des pieds mères disponibles dans des jardins (pas question d'aller en voler dans la nature), et de la détermination de cette plante à forcer celui qui la veut à faire preuve de patience, s'est avérée délicate.

Après avoir préparé mes semis d'une façon que je garderai secrète -mais très naturelle- à la fin de l'été précédent, j'ai enfin pu découvrir après de longs mois d'attente les premières pousses de la belle récalcitrante au début du mois de mars dans la serre froide.

Mandragores pousses 09 03 2010 2

Cris de joie, "hourras" tonitruants, alleluïas, ont fait savoir à mon entourage la satisfaction de voir apparaître les premiers rejetons.

Vint ensuite la délicate phase de prélèvement des plantules, juste équipées de deux cotylédons ou protofeuilles et d'une déjà longue racine, à laquelle il convint de fournir un long pot d'un litre en guise d'écrin.

Mandragore jeunes plantsMandragore jeunes plants 2

Me restait encore à attendre un à deux ans pour que chacun des jeunes plants, chouchoutés à mi-ombre et à l'abri des courants d'air, dans un substrat frais mais non gorgé d'eau (oui, la mandragore est, je le rappelle, capricieuse), devienne aussi beau que les deux pieds-mères que je conserve désormais jalousement.

  Mandragore 4
Donc, tout de même, un petit rappel quant à la culture de cette plante dans les jardins, à destination des téméraires qui, dans quelques mois, ne tarderont pas à se précipiter pour acquérir à la pépinière leurs plantes magiques:
exposition mi-ombragée à ombragée, abritée des courants d'air, sol profond -les racines atteignent 60 à 80 cm- frais mais pas trop humide, les origines méditerranéennes de la plante lui permettent de supporter des courtes périodes de sécheresse en été; légèrement frileuse, elle peut être plantée presque partout en France, pourvu que l'on respecte les conseils précédents (essayée et approuvée dans l'Yonne, avec des hivers à -12°C en moyenne). Pour s'assurer de sa pérennité, je conseillerais de la laisser porter quelques fruits jusqu'à leur maturité complète, afin de permettre un éventuel semis spontané pour prendre le relais d'un pied qui devrait assumer seul la survie de l'espèce au jardin.

Mandragore fruit

 

Les fruits, sortes de petites tomates allongées allant du vert au brun, sont parfois réputés comestible. Etant donnée la nature de la plante et les alcaloïdes qu'elle contient, il y a fort à parier que certaines personnes pourraient éprouver quelques problèmes en les consommant. Pour autant, chez la tomate seul le fruit est comestible, lorsqu'il est bien mûr, et toutes les parties vertes d'une pomme de terre peuvent lourdement porter atteinte à la santé d'un consommateur étourdi.

Les sujets disponibles à la vente n'étant pas nombreux, ils sont proposés sporadiquement sur le site de vente en ligne .

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Rusticité des plantes, passage de l'hiver

Publié le par le père Lenoir

Enfin!
Cet hiver aura été long, et il nous tardait de revoir un peu de verdure dans la pépinière. Ormis les fougères et quelques persistantes valeureuses, cela faisait environ 5 mois que seuls des chaumes dépassaient des pots.
C'est l'occasion de confirmer la rusticité des plantes, et éventuellement de vérifier si certaines d'entre elles nécessitent une protection particulière.

Ainsi, chaque hiver, j'expérimente, je bouscule, je teste les pires conditions pour les unes et les autres, et cela me permet de m'assurer in situ des opportunités de culture envisageables pour chacune, au-delà de ce que la connaissance théorique peut fournir.

On me demande souvent quelle est la résistance au froid des nympheas. Je répondrai d'abord par une photo:
Glace-sur-nympheae.JPG


Ce sont en moyenne 30 cm de glace qui viennent recouvrir les bassins de production entre décembre et février chaque année, gagnant parfois jusqu'à la souche des végétaux. Je n'ai jusqu'à aujourd'hui aucune perte due au froid à déplorer. Seul Nymphea 'Pennsylvania' (bleu) bénéficie d'un traitement de faveur en étant conservé en serre froide (de petites gelées tous les hivers, mais rarement sous -4°C) bien qu'ayant fait ses preuves dans le bassin de démonstration à -40 cm de profondeur sans aucune protection pendant plusieurs années.

Les plantes aquatiques proposées ici -à la pépinière E. Lenoir, dans l'Yonne, pour ceux qui n'auraient pas suivi- sont adaptées à la région, au sens large. Dans leur immense majorité, elles subissent sans encombre les assauts du froid, du vent, et même pour certaines des phases de sécheresse estivale momentannées, comme ce serait le cas dans leur milieu naturel, par le jeu des crues et décrues. En d'autres termes, elles sont EPROUVEES!
Joncs dans la glace
Nombre de possesseurs de bassins, et autres mares, s'interrogent avant les premiers froids, et cela est parfaitement compréhensible, mais ils n'ont pas à s'inquiéter: au même titre que les mauvaises herbes, les végétaux qu'ils vont installer chez eux sont adaptées au climat, et peuvent souvent être pris dans la glace sans aucun souci, même durant plusieurs semaines. La culture en pots et godets est la plus difficile qui soit pour une plante: écarts brutaux de température, d'humidité, racines en contact avec l'extérieur, en prise aux vents désséchants, glaciaux, au réchauffement, au gel... en bref, l'enfer pour un végétal. Alors autant dire que si elles survivent ici, avec comme seule protection un voile hivernal évitant surtout au vent du Nord d'achever la dessication de celles qui démarrent le plus tôt dans la saison, les plantes accepteront aisément l'hiver dans la plupart des régions de France.

Stipa dans la neige
Il est important cependant de noter, je pense, qu'il ne faut négliger aucun détail de ce que la nature a prévu. A savoir, par exemple, la protection naturelle. Je m'explique... Si de nombreuses plantes hivernent sous forme de chaumes, ce n'est pas uniquement pour meubler l'espace visuel, mais c'est aussi et surtout parce qu'en recouvrant leur souche, ces chaumes la protégeront du vent (le vrai ennemi hivernal, en fait) et des changements de température, car la succession de gel et de dégel peut être nuisible, les jeunes pousses restant les plus sensibles et le redémarrage demandant beaucoup d'énergie.  Ces mêmes chaumes, lorsqu'ils concernent les plantes aquatiques, offrent en plus un bien précieux: une bouffée d'air entre l'eau liquide du bassin et l'extérieur, ainsi qu'une limitation de la pression de la glace sur la structure du bassin, deux cadeaux très appréciables tant pour la survie de la vie aquatique que pour la pérennité de l'aménagement réalisé.


Le statut des plantes immergées est encore simplifié: les plus fragiles d'entre elles devront juste être immergées sous 40 à 50 cm afin de ne pas être prises dans la glace. C'est le cas des Lotus (Nelumbo sp.), des Thalia, Pontederia et Papyrus ( Cyperus rotundus). Pour les autres, pas d'inquiétude! Même les Orontium (la "plante à bougies), à l'allure très exotique, ou les Aponogeton (la vanille d'eau) s'en sortent très bien:

orontium-aquaticum.jpgGlace-sur-Orontium.JPGL'Orontium, gelé plus d'un mois d'affilée cet hiver, et qui redémarre déjà alors que la glace vient à peine de le libérer...

aponogeton dystachios.jpg

Glace-sur-Aponogeton.JPG
... tandis que l'élégant Aponogeton attendra 10 jours sans banquise pour proposer ses nouvelles fleurs.

Donc, s'il n'y a qu'un seul mot d'ordre pour l'hivernage des plantes aquatiques, c'est:


 "pas d'inquiétude, la nature fait très bien les choses"!



Voir aussi ce précédent billet ICI

 

 

 

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Fetes des plantes 2010

Publié le par le père Lenoir



Voici les dates des principales manifestations sur lesquelles vous pourrez nous rencontrer en 2010:



27 et 28 mars 2010 : 17ème "Jardins en gâtinais" au château de Lorrez-le-Bocage (77), près de Nemours et Montereau-fault-Yonne
 
P1000416.JPG

17 et 18 avril 2010 : 2ème "jolies flores" à Provins (77), au couvent des cordelières.

24 et 25 avril 2010 : 30ème fête des plantes de printemps à Schoppenwhir (68), près de Colmar

1er et 2 mai 2010 : fête des plantes au château de La Ferté St Aubin (45)

P1000594.JPG

9 mai 2010 :NOUS NE SERONS EXCEPTIONNELLEMENT PAS PRESENTS A LA Fête des Saints de glace à Vareilles (89), près de Sens

13 mai 2010 : 19ème Journée des plantes de Bergères (10)

15 et 16 mai 2010 : Fête des plantes à Apremont-sur-Allier, près de Nevers (18)

P1030324.JPG

5 et 6 juin 2010 : 2ème Fête des plantes aux Jardins du Grand Courtoiseau  à Triguères (45)

Jardins du Grand Courtoiseau



5 septembre 2010 : Fête de la nature, de la chasse et de la pêche à Chablis (89)


25 et 26 septembre 2010: fête des plantes au Jardin des Dentelles à Amilly (45)

 

jardin des dentelles

 


2 et 3 octobre 2010 : Fête des plantes d'Automne de Schoppenwhir, près de Colmar

 

Schoppenwhir

 

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Focus sur: les Petasites

Publié le par le père Lenoir

P1030330.JPG

Mal connues, les pétasites sont des plantes vivaces pourtant pleines d'attraits. Parmi leurs qualités, citons principalement:

-une vigueur exceptionnelle
-un effet spectaculaire
-une floraison intéressante, parfois parfumée (P. fragrans)
-un feuillage très décoratif
-une couverture du sol très efficace, qui étouffe les mauvaise herbes
-des vertus médicinales (P. hybridus)
-une excellente rusticité
-une culture possible à l'ombre
-l'apport d'une certaine rondeur à l'espace
-leur tolérance des sols frais à très humides


Les espèces les plus courantes -et disponibles à la pépinière - sont:

Petasites fragrans (fiche) , très parfumé (ici en photo avec Heuchera 'palace purple'), aux feuilles ne dépassant pas 40 cm de diamètre.
Feuillages-Heuchera-palace---petasites-fragrans.jpg
Petasites hybridus (fiche) (syn. P. officinalis, P. giganteus), utilisé en herboristerie, au feuilles exubérantes de 70 cm de diamètre
petasites-hybridus-la-buss.jpg
Petasites japonicus var. giganteus (fiche) aux feuilles presque cirulaires (contrairement à P. hybridus, elles ne comportent pas de pointe à l'extrêmité de leur limbe, et le bord de leur limbe est arrondi et se chevauche fréquemment au niveau du pétiole. Elles mesurent environ 70 cm de diamètre aussi.

Petasites jap giganteus comp
Petasites japonicus var. giganteus 'variegatus'
(fiche) dont le feuillage est largement maculé de jaune d'or, très spectaculaire, de 50 à 60 cm de diamètre environ, parfois plus.
Petasite-japonica-variegata-feuilles.JPG

Culture:

De culture facile, les pétasites ne demandent qu'une chose: de la fraicheur.
En effet, ces plantes apprécient un sol frais à gorgé d'eau, ormis P. fragrans, qui accepte bien mieux des périodes de sécheresse, quitte à perdre tout son feuillage si elle perdure, pour en reprendre un tout neuf dès que la pluie fait son retour. Elles apprécient un substrat riche, et généralement léger, même si P. hybridus et P. fragrans croissent très bien en terre argileuse. Les variétés japonaises quant à elle, préfèrent une situation plus ombragée, le soleil leur faisant ramollir les feuilles dans la journée (elles regonflent chaque soir si elles ne manquent pas d'eau); elles apprécient en outre un terrain neutre à acide.

Floraison:

Les pétasites font partie de la famille des asteraceae, comme le Rudbeckia, la marguerite et l'Aster. Leurs inflorescences sont pourtant plus proches visuellement de celles du pissenlit, ne vous déplaise. Néanmoins, la floraison de ces plantes est très intéressante, et donne à l'espace occupé une atmosphère originale, sauvage et exotique, voire surréaliste.

P. fragrans fleurit en plein hiver, entre janvier et avril. Ses fleurs exhalant un parfum capiteux sont abîmées par les fortes gelées, mais repoussent aussitôt après, très rapidement, ainsi que les feuiles qui aurait pu éventuellement être touchées, généralement en-dessous de -5°C. Cette variété est très rustique, et c'est la seule de cette sélection à montrer en même temps ses fleurs et ses feuilles.
Petasites fragrans fleur 2 comp

P. hybridus présente une hampe florale colossale, pouvant atteindre 1m de haut, dressée vers le ciel, avant les feuilles en mars-avril.
Petasites-hybridus-fleurs---foug-res.JPG

P. japonicus (et forcément var. giganteus et var. giganteus 'variegatus') offre avant les feuilles, en février-mars, une étonnante inflorescence à l'aspect évoquant presque invariablement "une tête avec plein d'yeux" (merci de considérer l'intérêt hautement scientifique de la dernière observation), vert pâle et blanche, entourée de bractées formant une sorte d'étoile. Avant les feuilles, comme P. hybridus.

Petasites jap giganteus fleursPetasites japonicus fleur comp

Ennemis et maladies:

Ils sont rares. Cependant, il serait malhonnête d'oublier de dire le goût de certains gastéropodes pour P. hybridus et, dans une moinsdre mesure, P. japonicus. Les limaces, lorsqu'elles sont très abondantes, peuvent trouer les feuilles en divers endroits, sans que cela nuise jamais à la plante.
Chez P. japonicus, il n'est pas rare de trouver en culture la trace de Botrytis, la pourriture grise, sur les fleurs, ce qui fait perdre un ou deux "yeux" à la tête, sans souci bien grave.


Une plante graphique:

Voici une série de photos montrant Petasites hybridus dans tous ses états, démontrant si besoin était à quel point sa végétation est surprenant et remarquable tout au long de son développement.

Petasites hybridus poussesPetasites hybridus pousses 2petasites hybpetasites_hybridus_en_fleur.jpgPetasites hybridus détail fleurpetasites hybridus comp

Achat de Petasites en ligne




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Catalogue pépinière plantes aquatiques et de terrain frais

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Catalogue plantes de terrain normal à sec

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Catalogue plantes de terrain normal à sec 2011

 

 

 

 

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Catalogue Nympheae et Lotus PDF

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Réduction de la vase, lutte contre l'envasement

Publié le par le père Lenoir


Il est difficile de lutter contre la nature. Ainsi, il apparaît extrêmement délicat de se battre contre l'envasement d'un point d'eau sans filtration. Ce problème, qui concerne surtout les mares et les étangs, se retrouve parfois à moindre échelle dans de petits bassins.

 

 

Conseils-d-entretien-0345.JPG

Mare envasée; les massettes (Typha latifolia) en recouvrent la quasi-totalité et aggravent le syndrome d'atterrisement. L'eau n'est plus visible plusieurs semaines par an au moins, et l'épaisseur de la vase est telle qu'elle représente un danger pour la collectivité. Lors de la prise de mesure sur ce site, le terrassier s'est enfoncé dans les sédiments jusqu'à la taille; inutile de dire ce qui se serait produit s'il s'était agi d'un jeune enfant.

Conseils-d-entretien-0375.JPG 

 

 

 

Les sources de cet envasement sont multiples:

-décomposition des plantes (plantes aquatiques, mais aussi végétaux environnants-feuilles des arbres, etc.)
-effluents organiques intrinsèques (déjections des poissons et des oiseaux, principalement)
-turbidité de l'eau liée au ruissellement naturel, apport de particules minérales lié à l'érosion
-pollution organique en amont (élevage, eaux usées, etc...)
Il est aggravé par un déséquilibre biologique causé par exemple par une surpopulation de poissons, une eutrophisation chimique et l'absence de zones humides sur le pourtour.



Il n'y a pas de solution miracle, même si des produits (généralement des activateurs biologiques ou des bactéries) existent bien pour "dissoudre" la vase; mais la disparition définitive est inenvisageable.
La ligne directrice de l'intervention à mener doit être la durabilité. Traiter les problèmes avant qu'ils ne prennent des proportions ingérables, agir préventivement plutôt que curativement. La majeure partie de la vase peut être limitée par une bonne activité microbienne, accentuée par une oxygénation correcte de l'eau.

* le curage

Il consiste au raclage à la main ou à l'aide d'un engin (pelleteuse, bulldozer) du fond de la pièce d'eau. Son coût n'est pas négligeable, et les contraintes importantes. Il est par exemple nécessaire de travailler en assec, à moins d'utiliser une dragueuse comme cela se fait dans de grands étangs piscicoles. L'opérateur veillera à ne pas endomager la couche imperméable constituant le fond, le plus souvent de l'argile, car si elle atteint parfois plusieurs mètres d'épaisseur, il est fréquent qu'elle ne dépasse pas 2 ou 3 cm.
 Les conséquences écologiques sont évidentes, car l'équilibre est quasi instantanément détruit en même temps que le milieu. Il faut généralement plusieurs années pour réimplanter les différentes espèces et la flore bactérienne indispensable à la dégradation des boues. Cette solution ne doit être envisagée qu'en dernier recours.

L'évacuation des sédiments pouvant être soumise à la loi cadre sur l'eau, il est conseillé de prendre contact avec l'ONEMA (office national de l'eau et des milieux aquatiques http://www.onema.fr/ ) avant d'entreprendre ce genre de travaux, dès qu'ils dépassent le mètre-cube.


*L'utilisation de plantes immergées

Le Ceratophyllum, les Potamots, l'élodée du Canada sont des plantes appréciant les milieux très riches en nutriment, en s'y nourrissant elles limiteront le volume de la vase et offriront un support très intéressant pour l'aquafaune ainsi qu'un fourrage pour les poissons herbivores et oiseaux d'eau. Moins intéressantes comme fourrage, les Nympheae et les Nénuphars (Nuphar  lutea) ont des qualités ornementales indéniables, et cette capacité particulière à acheminer de l'air sous pression dans leurs racines, contribuant à l'indispensable oxuygénation de l'eau. On les emploie pour les zones dont la profondeur se situe entre 0.40 et 2m. De développement rapide, il n'est pas nécessaire d'en implanter de grandes quantités, d'autant plus qu'elles peuvent, en  l'absence de prédation, devenir envahissantes.
Une mention spéciale au lotus (Nelumbo nucifera et N. lutea, pour les régions les plus froides de France ou de Belgique) à l'insatiable gourmandise. Planté entre 0.60 et 1m de profondeur, cette plante somptueuse et spectaculaire consomme de grandes quantités de matière organique grâce à son métabolisme très rapide. Placé en situation ensoleillée, il peut rapidement coloniser de grands pans d'étangs tout en le nettoyant de ses boues.
Vous pourrez trouver ICI un article faisant état de son utilisation en pisciculture en Asie.



*L'utilisation de plantes émergées
Les plantes telles que la massette (Typha sp.) et le roseau (Phragmites australis) placées en berge ont une action très efficace, que ce soit par leur voracité en matière organique ou par la qualité du support bactérien qu'elles proposent avec leur rhizosphère. De plus, placées sous forme de filtres dans les queues d'étangs, par exemple, elles opèrent une filtration physique des particules en suspension avant qu'elles n'atteignent les eaux les plus profondes. Néanmoins, leur utilisation doit être contrôlée, car ces espèces peuvent coloniser en un laps de temps record de grandes aires, voire des pièces d'eau complète si la profondeur n'excède pas 40 cm. Il est utile de créer des chenaux profonds pour en limiter la progression. Il est aussi possible des les utiliser sous forme de lagune.
Une autre plante, la sagittaire (Sagittaria sp.), consomme quant à elle de grandes quantités de phosphates contenues aussi dans les boues. Ses bulbes comestibles sont appréciés des anatidés, ragondins, et étaient traditionellement consommés par les amérindiens. Quoiqu'il en soit, les plantes ne sauraient résoudre à elles seules un envasement déjà prononcé, mais peuvent, si elles sont bien employées et contrôlées, en ralentir le processus.




*La création ou le maintien de prairies humides
Ces biotopes ont un rôle majeur dans la qualité des eaux. En effet, les zones humides, zones de pénétration, font office de "tampons" en cas de crues, de débordements, ou de fortes pluies; fixant ainsi les sédiments et effluents organiques issus du ruissellement. L'assèchement de ces zones par drainage, création de fossés, etc. nuit à la pénétration de l'eau dans les nappes ainsi qu'à son "nettoyage" par la percolation ou l'action conjointe des plantes et des micro-organismes. Notons aussi que nombre d'espèces animales et végétales en ont un besoin vital, et qu'elles sont un maillon prépondérant de la biodiversité.
L'entretien des queues d'étangs, par la limitation du développement des saules (bons filtres par ailleurs), par exemple, et le contrôle du niveau des pièces d'eau contribuent à leur efficacité.
 

*La création d'un mouvement d'eau
Si l'on ne bénéficie pas d'un bief ou d'un cours d'eau entretenu, il peut être avantageux de créer un mouvement d'eau, que ce soit par un aérateur inesthétique comme on en trouve dans les truticultures ou bien par l'installation d'une pompe débouchant sur une rivière artificielle et/ou une cascade, dans le but d'oxygéner l'eau. Plus les remous seront importants, mieux l'eau se chargera d'oxygène. On commence à trouver des systèmes utilisant l'énergie solaire ou éolienne qui limiteront le coût annuel de ce genre d'installation. Il est évidemment très intéressant de coupler ce dispositif avec un lagunage à filtration horizontale comportant une bonne épaisseur de graviers ou de pouzzolane (60 à 80 cm environ), qui sera idéalement planté de roseaux et autres plantes hélophytes.





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