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C'est l'hiver, n'est-ce pas?

Publié le par le père Lenoir

 

Soyons franc, début janvier à la pépinière, c'est pas l'éclate...


Du coup, on en profite pour se consacrer aux jardins, en profitant du redoux un peu inquiétant (si le froid arrive brutalement, il risque d'y avoir de la casse sur les végétaux qui ont précocément redémarré). On met aussi à jour le nouveau site consacré à notre activité paysagiste (http://www.ericlenoirpaysagiste.com/images.html), bien plus synthétique que celui-ci.


C'est aussi l'occasion de faire une petite rétrospective de travaux précédents, et de les faire partager, comme pour ce "avant/après" consistant à la rénovation d'une berge de bassin, durement attaquée par des bambous et, surtout, d'horribles malfaçons. 


 

Refection-berge-bassin.jpg


 

On s'amuse un peu entre deux gelées, pluies, bains de boue en attendant que la production prenne le dessus sur les autres activités. Certains disent parfois que nous sommes des taupes réincarnées, lorsqu'ils nous voient au travail. Puis le printemps arrive, et les comparaisons deviennent plus élogieuses, au regard du résultat! 


 

IMG-20131203-03902.jpg

Réparation d'un erreur de conception sur un bassin. 

Son propriétaire ne se doute pas encore du point auquel il sera, une fois planté, plus beau qu'avant. Les photos viendront dès le printemps.


Accessoirement, j'en profite aussi pour guetter le retour de certains de mes favoris, ou glaner de nouvelles variétés à produire (top secret pour le moment, vous en saurez un peu plus plus tard). Cette année, par exemple, je devrais être en mesure de proposer à la vente deux à trois pieds de Rheum nobile (une splendide rhubarbe tibétaine particulièrement exigeante) sur les cinq ou six que nous avons produit l'an passé. Les autres nous serviront de pieds-mères, en espérant qu'ils supporteront la division. Comme toutes les beautés les plus sublimes, elle nous demande pas mal d'attention...


 

Rheum-nobile--2-.jpg

Rheum nobile. Une photo de la plante adulte ici

 

 

Rheum-australis.JPG

Une autre rhubarbe, Rheum australis, pour l'instant seulement

au stade de développement de pieds-mères.


 

Depuis quelques jours, nous avons attaqué la division de certaines variétés de vivaces, parmi les plus hâtives ou les moins sensibles aux manipulations hivernales. Je surveille aussi le démarrage précoce de certains pieds-mères en pleine terre au Flérial, en les priant de ne pas s'enflammer trop précipitamment. Février n'est pas loin, avec ses promesses de froid agressif, il ne faudrait pas que les plantes aient choisi de quitter leur repos trop tôt...

 

Ah, si, accessoirement, j'oubliais...


Bonne année!


Coeur.jpg

 

 

http://www.ericlenoirpaysagiste.com

facebook


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Pour Noël?

Publié le par le père Lenoir

 

 

Pour tous ceux qui voudraient savoir

comment on construit un bassin

comment ne pas mal construire un bassin

comment faire facilement un bassin

comment faire une cascade

comment faire une fontaine

quelles plantes mettre dans un bassin

comment planter dans un bassin

quels nénuphars sont les plus beaux

quelles sont les meilleures plantes oxygénantes

quelles plantes aquatiques poussent dans un tonneau

comment réparer une bâche à bassin

quelle filtration est la meilleure pour un bassin

pourquoi il faut un bassin chez soi, de quelle taille et de quel style

comment faire pour que construire un bassin ne devienne pas un cauchemar,


je n'ai qu'une seule suggestion:


 

Livre 01 2013 2

 

(pressez-vous, les stocks s'épuisent!)

 

(non, ce n'est pas vrai: les géniales éditions Ulmer sont intarissables)

 

http://www.editions-ulmer.fr/livre/creer-simplement-un-bassin-de-jardin-405-l.htm?PHPSESSID=20a77686f85d94acb65438fbc5227b44

 



 

 

 

 


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Paysagiste aquatique

Publié le par le père Lenoir

La production de plantes aquatiques, vivaces et fougères, c'est bien, mais le travail de paysagiste, c'est bien aussi!

 

C'est dans ce cadre que voici notre nouveau site concernant l'activité de services, totalement complémentaire de celle de pépiniériste.

 

Bonne visite!


http://www.ericlenoirpaysagiste.com/

Et toujours sur facebook

 

Amenagements 0622

 

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Début d'automne dans les marécages du Flérial

Publié le par le père Lenoir

 

Volgré - Le Flerial 0981

 

 

Contre toute attente, il y a parfois de bonnes surprises.

Si nombre d'arbres et arbustes ont passé l'arme à gauche au terme de cet hiver humide, prolongé, de ce printemps calamiteux et de cet été terriblement sec, au bout du compte les dégâts sont moindres que prévus.

 

 

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 Hippuris, resté à sec depuis un bon moment, est de nouveau submergé sous le petit pont naturel en granit.

 

Flerial-2-0869.JPG 

 

 

Certes, il a fallu payer son tribut à la nature pour qu'elle nous accepte dans cette ancienne jachère, mais -peut-être parce qu'on la respecte- les pertes sont finalement plus limitées qu'on l'aurait craint au regard de l'état des végétaux et des conditions météo. Cela me conforte dans l'idée que les plantations en mode "sauvage", avec un travail modéré du sol, un arrosage limité à son strict indispensable et un choix de végétaux adaptés à la situation (extrême) qui est la nôtre sont des gages de résistance et de reprise.

 

 

Volgré - Le Flerial 0880

Dans ce terrain humide ou sec selon les saisons, les asters, Itea, Acer ginnala et triflorum, ainsi que  divers Carex font merveille. Ils n'ont montré, au cours de leur première année de plantation, aucun signe de faiblesse

 

IMG-20130909-02545

Chelone oblica et Rudbeckia sp. (lui s'est glissé là par surprise), les pieds à l'humidité toute la basse saison. Remarquez le (ou plutôt l'absence de) désherbage.

 

 

Ici, au Flérial, le sol est un milieu particulièrement fragile, soumis à de longues inondations asphyxiantes et des vagues de sécheresse estivale, le tout balayé par les vents, avec un très faible niveau de matière organique. Mais il y a de la vie!

De fait toute intervention trop violente déséquilibre l'activité souterraine, qu'elle soit bactérienne ou celle des invertébrés. C'est dans ce but que j'ai décidé de ne pas biner et, à la manière d'un Masonobu Fukuoka bourguignon, de me contenter d'un rare désherbage dont la récolte finira là même où elle a été arrachée.

 

Amenagements-0124.JPG

 Les schizostylis (Lys des cafres), plantés dans l'argile presque pure, commencent à fleurir en cette mi-octobre. Un tapis approximatif de mauvaises herbes arrachées aux alentours lui sert de paillage. Le massif prend forme sans en avoir l'air, hors de toute convention jardinière.

 

Plantations sous couvertBuis, hémérocalles et spirées dans l'argile, sous couvert.  

 

Cela porte apparemment ses fruits: en l'absence d'arrosage (deux arrosages à l'arrosoir sur les plus grands végétaux plantés cet hiver,  lors des épisodes caniculaires uniquement) et d'entretien (un désherbage succint au printemps, un autre fin septembre, les plantes arrachées servant de paillage), je trouve le niveau de survie très acceptable, et la santé des plantes plus que satisfaisante.

 

 Volgré - Le Flerial 0912

 

 

 

 

Amenagements-0086.JPG

 Le test n'est pas tout à fait fini pour les Crocosmia, qui ont passé brillamment leurs premiers printemps et été dans la terre glaiseuse. L'hiver sera le vrai test, les bulbes redoutant l'excès d'humidité. Placés sur un talus, accompagnés d'autres plantes plus gourmandes en eau (Schizostylis, en l'occurrence), j'ose croire qu'ils ont une chance. Le Rhododendron, en arrière-plan, est quant à lui planté aussi dans une terre extrêmement argileuse, neutre, sans terre de bruyère. En l'ayant presque "posé" au sol, nous lui avons permis d'être dans des conditions saines et pauvres, propres à ses besoins.

 

 

 

Sur les nombreux arbres  (1/3) que nous avons crus morts, une petite poignée semble donner des signes de reprise, que nous n'espérions plus. Les pommiers ne reviendront pas d'outre-tombe, mais les cerisiers aigres, les liquidambars, les tilleuls (sauf Tilia henryana) ainsi qu'une partie des frênes paraissent avoir recouvré des forces suffisantes pour déployer quelques feuilles ou, dans certains cas, juste garder une belle couleur "vert vie" sous leur écorce, attendant patiemment le moment opportun pour redémarrer.

 Petite série de "survivors":

 

Volgré - Le Flerial 0024-copie-1

 Liquidambar

 

 

 

Volgré - Le Flerial 0866

 Les Plaines blanches (Acer saccharinum) lancent une ultime salve

de jeunes pousses, que l'été leur aura

 fait retenir et Aralia elata s'enflamme avant de s'éteindre pour l'hiver

 

 

 

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 L'aulne impérial (Alnus incana 'imperialis') en pleine santé,

et derrière lui l'un des frênes 'Raywood' survivants

 

 

 

 

Volgré - Le Flerial 0907

     Malheureusement, le Zelkova au premier plan n'aura pas résisté. Un jeune chêne semi-persistant (Quercus pseudotourneri) et un faux cognassier de Chine (Pseudocydonia sinensis) ont été implantés depuis sur de petites buttes près des défunts arbres, afin de profiter de l'amendement du sol que nous avions effectué au moment de leur plantation.  

 

 

En une semaine d'intempéries, le terrain est de nouveau inondé sur une large portion, le rendant peu praticable et même risqué pour certains végétaux.

 

 

 

 

Allée d'eau

"L'allée d'eau", qui retrouve son aspect de la basse saison après un été à sec.

 

Les bassins se sont re-remplis, passant d'une torpeur assoiffée à leur plus haut niveau en quelques jours. Ce qui devait tremper re-trempe, et parfois ce qui ne devait pas se retrouver dans l'eau s'y retrouve à nouveau. Fameux test d'endurance!  

 

 Volgré - Le Flerial 0921

 

 

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     Les prêles américaines et Miscnathus sacchariflorus retrouvent l'eau dont ils s'étaient affranchis depuis le mois de juin. Elle ne les quittera plus de l'automne et de l'hiver.

 

 

Plantations en sol très humide

Les plantations d'automne ne sont pas simples. Inutile de dire que les essences doivent être sélectionnées pour s'adapter aux implacable conditions du site. Ici, Cornus sericea bayleyi

 

 

 Sinocalycanthus sinensis

Pour les plus sensibles à l'excès d'humidité, les plantations se font sur butte. Dans tous les cas, le sol ne peut être entièrement tassé, pour éviter l'asphyxie.

 

 

 

 plantes-en-culture-0964.JPG

 

Le Gunnera tinctoria aura bien profité de la fraicheur fournie par le merlon argileux dans son dos, qui aura fait l'office de tampon pendant la saison sèche  

 

 

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  Les osiers délimitent la zone "civilisée" de la zone "sauvage". Ils auront résisté à tout, aidés par un unique paillage en début de saison.

 

 

 

Flerial-2 0851

 

 

Flerial-2 0708

 

Flerial-2 0885

Les butomes tirent leur élégante révérence avant de disparaître jusqu'au printemps prochain, tandis que les grandes et petites mains s'affairent tant que la saison le permet pour continuer l'élaboration du parc, dont les balbutiements nous offrent une incroyable gamme de couleurs automnales.

 

 

DERNIERE MINUTE!

 

Au-delà de mes espérances, d'autres arbres ont donné des signes de survie extrêmement réjouissants en cette fin d'année!

Il aura fallu attendre l'après Ste Catherine (25 novembre) pour voir apparaître de timides feuilles sur certains Liquidambars, charmes et surtout à la base de l'un de mes Zelkovas chéris!

 

Flerial-2-0479.JPG

Redémarrage fin novembre d'un Zelkova serrata qui n'avait plus de feuilles depuis avril, et dont toute la ramure est morte

 

 

En bref, un vrai cadeau de Noël avant l'heure!

Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, c'est cette fois-ci un autre ami pépiniériste, Gilles Simon (à Gien dans le Loiret), qui nous a gâté en nous offrant une série d'arbres et arbustes rares qui sont venus considérablement enrichir la collection. Plus de détails à venir, mais à ce jour, l'inventaire des essences ligneuses au Flérial fait état de 259 taxons différents, auxquelles viennent s'ajouter un grand nombre de plantes herbacées, pas encore inventoriées.

Nombre d'entre elles ne résisteront probablement pas aux conditions très délicates du site, mais elles contribueront à constituer une liste des espèces et variétés les plus résistantes, ainsi qu'à savoir comment faire en sorte d'avoir une gamme aussi vaste que possible en adaptant les modes de culture et de plantation.

 

 

 

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Silence, ça pousse les pieds dans l'eau!

Publié le par le père Lenoir

 

Cet été, j'ai eu le grand plaisir d'être accueilli par Stéphane Marie dans son agréable jardin du Cotentin pour participer à l'émission "Silence, ça pousse!"

 

 

IMG-20130716-01180.jpg

 

 

L'émission, diffusée le 04/09/2013 est disponible en replay ici: http://www.france5.fr/emissions/silence-ca-pousse/videos/88065468?onglet=tous&page=1

 

Elle sera rediffusée samedi 07/09/2013 à 10h00 (si je ne m'abuse) et, tôt le matin le dimanche d'après, ou celui d'après (il va me falloir investir dans un programme télé!), et sera probablement rediffusée lors des prochaines grandes vacances, ou un de ces quatre matins.

 

 

J'en profite pour préciser, à l'intention des curieux, que toute l'équipe de la production est très sympathique -ceci inclut le jardinier/présentateur vedette, évidemment- et que le jardin, qui sert de plateau aux tournages, est réalisé avec goût et cette petite étincelle que l'on ne trouve que dans ceux des vrais amoureux des plantes et du jardin.

Il est à échelle humaine, et il y fait bon vivre.

 

Bon visionnage!

(ou pas, je ne donne d'ordre à personne)

 

(D'ailleurs, je ne vous force pas non plus à visiter la page Facebook de l'entreprise).

 

 

 

 

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Premier été des plantations au Flérial

Publié le par le père Lenoir

Après un hiver long et humide, un printemps froid et humide, voici maintenant un été chaud et sec. Très sec par ici, d'ailleurs.

 

 

Pont pierre sec

(Avez-vous remarqué comme l'Hippuris, juste sous

 la pierre, là, résiste particulièrement

 bien à la disparition de l'eau?)

 

 

Conséquence immédiate: un très fort taux de mortalité sur les arbres, en particulier, évidemment, sur les plantations récentes.

 

 

 

Volgré - Le Flerial 0557 (2)

 

 

Tel est le cas pour nous, en ce mois d'août 2013, où force est de constater que la nature était un brin fâchée. Ainsi, nous avons perdu près du tiers des arbres que nous avions plantés cet hiver, dans des conditions déplorables, et qui ont baigné dans l'eau jusque fin juin, date après laquelle la sécheresse a brutalement commencé, d'abord par intermittence. Vous me direz que, pourtant, avec toute l'eau qui est tombée, il devrait y avoir de la réserve. Ce à quoi je vous opposerais qu'il ne faut pas confondre le sol et les nappes phréatiques. Si, effectivement, il a beaucoup (énormément) plu au printemps, ceci a eu pour principal effet -hormis le bienvenu remplissage des nappes et des puits- de faire pourrir toutes les racines des végétaux qui n'avaient pas la possibilité d'être assainies.

 

Volgré - Le Flerial 0677

 Mon Zelkova favori, plutôt mort. La vue reste heureusement jolie.

 

Moralité, quand les arbres ont abordé l'été, et que l'eau à commencé à se retirer, ils n'avaient pour ainsi dire plus de racines ici, où jusqu'au premier juillet il nous suffisait de creuser de 20cm pour atteindre l'élément liquide. Des arbres de 4m avec moins de 10% de leurs racines subsistant n'ont pu se remettre de l'évènement, le stress hydrique les ayant littéralement "cuits sur pied" tandis qu'aucun arrosage n'aurait sû compenser leur dépérissement ultrarapide. Nonobstant, beaucoup des arbres qui n'avaient pas pourri sous l'excès d'eau au printemps (les pommiers et les pêchers ont payé un lourd tribut) se sont vus considérablement fragilisés, voire dévastés par le soleil estival.

 

Volgré - Le Flerial 0588

 L'un des tout petits Cyprès chauves (Taxodium dystichum). R.A.S.

 

 

 

Petit inventaire rapide des disparitions: 3 Zelkovas (ormes de Sibérie, un comble!), 5 Frênes, 2 Tilleuls de Henry, 1 Gros chêne sessile, 2 Alisiers blancs, 6 plaqueminiers, 1 chêne cocciné, 2 érables sycomores, 3 cerisiers, 1 noisetier de Byzance, 8 pommiers, 4 pêchers, 2 poiriers, 1 orme, 4 pins sylvestres... j'en oublie sûrement... Mais il arrive parfois, avec du bol, beaucoup beaucoup de bol, que certains végétaux redémarrent depuis leur souche le printemps suivant. Croisons les doigts.

 

 

 

Volgré - Le Flerial 0577 (2)

 Les érables à fleurs (Acer triflorum) ont bien survécu,

même s'ils n'ont pas poussé d'un iota!

 

 

 

Volgré - Le Flerial 0694 (2)

Tilleul à feuilles en coeur. Un lutteur, celui-là.

 

 

 

Bon, tout ceci n'est pas extrêmement réjouissant...

Mais heureusement, il y a aussi de bonnes nouvelles!

 

 

Au niveau des bassins naturels, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, si l'on excepte l'arrivée de prédateurs discrets (apparemment des canards) qui viennent actuellement boulotter certaines plantes (nymphéas et Orontium, principalement).

Le niveau d'eau a pu rester relativement élevé, ce qui a permis une bonne implantation de la végétation rivulaire, qui a ainsi pu rester longtemps exempte de concurrence et abreuvée.

 

 

 

 Lobelia vedrariensis

 Malgré une absence totale de soins, le Lobelia vedrariensis se porte fort bien.

 

 Preles et osmonde

 Prêles et Osmonde royale

 

 

Volgré - Le Flerial 0625

 La petite île de la tortue

 

 

 

Volgré - Le Flerial 0642

 Le massif de salicaires et molinies, dans une zone inspirée des marécages 

 

Aujourd'hui, même si les mauvaise herbes poussent abondamment -pour mon plus grand plaisir; j'exige en outre une cohabitation intelligente entre les différentes essences!- la plupart des plantes que nous avons mises en place sont en forme. Quelques essais infructueux se sont soldés par des échecs momentannés qui feront l'objet, plus tard, de versions légèrement adaptées. Par exemple, l' Astilboides tabularis a merveilleusement bien crâmé au début de l'été, ses racines n'ayant finalement pas plus trouvé l'eau que ses feuilles l'ombre, faute d'arbre survivant à sa proximité. On va donc attendre le retour effectif d'un arbre avant toute nouvelle tentative.

 

 

 

Volgré - Le Flerial 0632

 Le savant mélange des plantes implantées et sauvages.

Ici, un tapis de petits scirpes forme un gazon ras.

 

 

L'un des avantages à ne pas désherber ni tondre certaines zones -la plupart, en fait- est que l'évaporation y est moindre et que, par conséquent, ces zones bénéficient d'une certaine fraicheur, et certaines plantes un peu sensibles d'un peu d'ombre.

C'est dans ces zones que la rosée se condense le mieux, ce qui est très profitable à la végétation.

 

Le gros travail sera au printemps, lorsqu'il faudra au plus vite identifier les désirables et les indésirables au moment de la repousse et faire un nouveau tri. Mais ça, c'est un job dont nous avons l'habitude!

 

 

 

Volgré - Le Flerial 0658

 Pontederia et Glycerie panachée.

L'ensemble fournira l'an prochain un massif imposant, bon maintien pour la berge.

 

 Volgré - Le Flerial 0593

 L'un des magnifiques Itea virginica 'Henry's garnet' qui, en différentes situations, n'ont quasiment pas souffert. Au deuxième plan on aperçoit le lumineux Carex muskingumensis, lui aussi très adaptable.

 Massif Crocosmia

 Massif de Crocosmia (montbrétias) dans un talus glaiseux bien sec

 

 

 

Massif mélange

 Achillée 'Love parade', Lobelia syphilitica, camomille romaine et renouée sauvage.

 

 

De plus, désherber certains endroits serait presque criminel: le mélange de plantes sauvages -je vous rappelle qu'elles ont déjà été partiellement sélectionnées au printemps- et de plantes ornementales forme des massifs souvent ravissants, dont on ne saurait douter de la résistance face au climat et aux très difficiles conditions locales.

 

 

 

MAssif mélange 2

 Joyeux mélange d'herbes sauvages et implantées.

J'irais bien y faire du tri, mais il y a un énorme

 nid de guêpes enterré au pied de l'arbre.

 

Vous trouverez plus de photos dans l'album relatif au Flérial ici

 

 

  

 

 

 

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Focus sur les Hemerocalles

Publié le par le père Lenoir

En ce moment, s'il y a une plante à ne pas manquer à la pépinière, c'est bien l'hémérocalle.

 

plantes-en-culture-0842.JPG

 

 

De toute façon, même si vous aviez souhaité ne pas les voir, les différentes variétés parées de leurs couleurs chaudes (pour la plupart) et vives auraient irrémédiablement attiré votre regard!

 

Originaire de Chine, Corée et du Japon, plante extrêmement facile à vivre, l'hémérocalle (Hemerocallis sp.) cumule les avantages:

 

-Robuste et rustique: résiste à peu près à tout sauf la sécheresse excessive. Et encore! Quand je dis excessive, il s'agit qu'elle soit permanente! Ses racines charnues lui confèrent une excellente résistance à de longues périodes sans eau. Evitez-lui les sols sableux drainants, et tout ira bien, d'autant plus que le froid ne lui fait vraiment pas peur.

 

-Généreux mais non invasif: il peut pousser en vastes massifs, mais étant donné qu'il n'émet pas de racines traçantes, il est extrêmement facile à circonscrire à l'aide d'une simple bêche, n'importe quand dans l'année (l'été et l'automne étant toutefois la meilleure période pour les limiter).

 

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 Stella de oro, petite variété remontante très adaptée

aux bordures et aux potées

 

-Florifère: il ne faut pas se fier à son autre nom commun de "Lys d'un jour", pas tout à fait justifiée. Si effectivement les fleurs ne durent généralement qu'une journée, elles sont aussitôt relayées par une autre, puis une autre...pour une explosion de couleur. 

Leur période de floraison se situe principalement en juillet, mais peut déborder de juin à septembre., en particulier sur les variétés dites remontantes. 

 

-Polyvalent et coloré: par son port, par sa végétation (ses longues feuilles souples disparaissent très tard dans l'année pour réapparaître très tôt, même s'il gèle), sa robustesse et la gamme de dimensions qu'il offre en fonction des variétés, on peut retrouver l'hémérocalle dans presque toutes les situations au jardin, du pot au lagunage, en passant par le bassin, ou les massifs d'ombre (sa floraison sera d'autant plus faible que l'ombre sera dense).

C'est en outre une plante tout à fait adaptée au calcaire et à l'argile, ainsi qu'aux conditions difficiles de jardins peu entretenus, comme ceux de résidences secondaires.

 

On pourra lui trouver de multiples intérêts en tant que paysagiste. Pour ma part, j'exploite énormément son feuillage pour "dynamiser" les massifs, et mélange souvent les variétés pour obtenir un camaïeu un peu fou.

 

 

Hemerocalles massif 3

 

A ce titre, j'aime beaucoup la défloraison de certaines d'entre elles, qui se dégradent progressivement tout en restant jolies, et le revers des pétales et tépales, qui agrandissent encore le spectre des couleurs.

 

 

 

plantes-en-culture-0844.JPGFrans Hals

 

Hemerocallis-little-cadet-2.JPGLittle Cadet

 

 

-Comestible: toutes les parties de la plante sont comestibles [ref] , avec une préférence pour les fleurs qui, crues, sont absolument délicieuses. On tire aussi du jus de ces racines un antipoison intéressant contre l'Arsenic. Dommage que les époux de Marie Besnard ne l'aient pas sû...

 

En Bref, vous n'avez aucune raison valable pour ne pas avoir d'hémérocalle chez vous, et il est très triste que ce ne soit pas encore le cas!

 

A défaut de vous déplacer jusqu'à la pépinière, quelques-unes de nos variétés sont disponibles sur la boutique en ligne

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Pépinière écoresponsable

Publié le par le père Lenoir

Trophee-Rustica-2013-ecoresponsabilite.jpg
 
C'est avec une immense fierté, et un total manque d'humilité, que nous avons reçu lors des Journées des Plantes de Courson cette année le trophée Rustica de l'Ecoresponsabilité, pour notre engagement écologique réaliste d'un bout à l'autre de la filière.

Nous étions ainsi récompensés de notre travail en faveur d'une horticulture et d'un paysagisme écologiquement responsables et réalistes, depuis la production des plantes jusqu'à leur mise en oeuvre, notamment pour la biodiversité et la dépollution.

C'est donc avec un immense honneur que nous avons reçu ce prix, particulièrement heureux que notre engagement soit ainsi reconnu, car il est notre cheval de bataille depuis la création de l'entreprise...et bien avant!
   
   
Un article et une vidéo seront prochainement mis en ligne sur le site du magazine.
L'article est dans le Rustica hebdo de la semaine du 28/06 au 04/07 2013.
 

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Printemps 2013

Publié le par le père Lenoir

De mémoire de pépiniériste, cela faisait longtemps que l'on n'avait pas eu à subir un printemps si morose, n'en déplaise au mois de novembre...

 

Pourtant, de nombreuses plantes sont en fleurs; pas toujours quand elles le devraient, mais elles sont en fleurs quand même!

 

Amenagements 0640

Trolles de Chine et Consoude de Russie

 

C'est l'occasion d'en prendre plein les mirettes, et de profiter des associations incongrues ou souhaitées pour faire des clichés mémorables...

 

Amenagements-0622.JPG

Fougères, Petasites hybridus, Persicaria black dragon et Jacinthe des bois.

 

 

Rodegersia-rouge.JPG

Rodgersia pinnata rouge, en tout début de floraison, incroyablement lumineux

 

 Euphorbia-griffithii-et-polychroma.JPG

Euphorbia polychroma et griffithi 'fireglow'

 

Euphorbia-dulcis-chameleon-close.JPG

Une autre euphorbe, Euphorbia dulcis 'chameleon'. Douée d'une grande capacité d'adaptation, cette plante supporte à peu près toutes les conditions, des terrains très secs aux berges humides, l'ombre et le soleil. C'est à l'ombre que je la préfère, car son feuillage et les bractées colorées qui entourent ses fleurs insignifiantes se dévoilent au moindre rai de lumière, et révèlent par leur contraste les feuillages dorés, comme ceux des hostas ou de l'herbe aux écus.

 

 Ajuga Lysimachia et Saxifraga umbrosa

Les bugles bleus (Ajuga reptans 'atroprupurea'), l'Herbe aux écus (Lysimachia nummularia 'aurea') et l'un des nombreux désespoirs des peintres (Saxifraga umbrosa)

 

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Jouer dans les cailloux

Publié le par le père Lenoir

 

Voici un aménagement que nous avons réalisé, il nous tarde de voir la végétation émerger des berges et des parties en eau.

 

 

Amenagements 0009 revu

 

Pour l'heure, on doit encore attendre que le milieu s'équilibre, tolérer quelques algues filamenteuses, un peu de poussière en suspension, et la capillarité de la terre asséchée par le vent du Nord et le soleil qui ne bénéficie pas encore de la protection et de l'ombrage des végétaux.

 

Amenagements 0969 revu 

 

Les oiseaux sont arrivés, ainsi que les libellules et d'autres animaux aquatiques. Les grenouilles suivront sans doute bientôt, si les mêmes hérons leur en laissent l'opportunité!

 

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Une large partie sèche, dans l'esprit d'une véritable rocaille de montagne, couvre le talus attenant. D'autres photos suivront durant la belle saison, vous pourrez ainsi comprendre pourquoi le respect des cycles du végétal est si important...

 

(Un ange passe)

 

Le temps a passé, voici quelques photos au cours de la belle saison qui a suivi:

 

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IMG-20130623-00319.jpg

 

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Ce bassin -ou plutôt cette série de bassins- a donné un résultat épatant très rapidement. Le choix des roches, des variétés, et les techniques employées pour "naturaliser" les contours, sans oublier le regard attentif des propriétaires, auront contribué à cette jolie réussite. Au vu de ce petit "avant-pendant-après" sur 7 mois, j'avoue être plutôt satisfait:

 

Dez.jpg

 

Après quelques années, le bassin est maintenant à mâturité
Après quelques années, le bassin est maintenant à mâturité
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