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Des photos et des plantes

Publié le par le père Lenoir

Photo Yannick Lenoir
Photo Yannick Lenoir

Nouveau lieu, nouvelles activités: le 11 juin 2016, nous (I.E. mon talentueux photographe de frère et moi-même) organisons au Flérial le premier stage Photo nature, avec visite du site.

Yannick Lenoir s'occupera de la formation aux prises de vue en milieu naturel, tandis que je me chargerai de la visite commentée du Flérial et de la Pépinière Aquatique qui s'y trouve désormais. Formateur aguerri, Yannick quittera les Alpes où il officie habituellement pour vous guider techniquement et artistiquement dans les méandres de la photographie numérique.

Pour les infos et les inscriptions, c'est ici: http://www.stagephotoyannicklenoir.com/calendrier-stages-groupe.html
Pour d'autres photos de votre formateur, c'est là: http://www.stagephotoyannicklenoir.com/macroproxy.html

et là: http://www.yannicklenoirphotographie.com/blog

La fiche d'information à faire tourner, en PDF

Exemples de sujets à photographier au Flérial en juin. Photos Eric Lenoir (Pas Yannick! Les siennes sont de bien meilleure qualité!)
Exemples de sujets à photographier au Flérial en juin. Photos Eric Lenoir (Pas Yannick! Les siennes sont de bien meilleure qualité!)
Exemples de sujets à photographier au Flérial en juin. Photos Eric Lenoir (Pas Yannick! Les siennes sont de bien meilleure qualité!)
Exemples de sujets à photographier au Flérial en juin. Photos Eric Lenoir (Pas Yannick! Les siennes sont de bien meilleure qualité!)
Exemples de sujets à photographier au Flérial en juin. Photos Eric Lenoir (Pas Yannick! Les siennes sont de bien meilleure qualité!)
Exemples de sujets à photographier au Flérial en juin. Photos Eric Lenoir (Pas Yannick! Les siennes sont de bien meilleure qualité!)
Exemples de sujets à photographier au Flérial en juin. Photos Eric Lenoir (Pas Yannick! Les siennes sont de bien meilleure qualité!)
Exemples de sujets à photographier au Flérial en juin. Photos Eric Lenoir (Pas Yannick! Les siennes sont de bien meilleure qualité!)
Exemples de sujets à photographier au Flérial en juin. Photos Eric Lenoir (Pas Yannick! Les siennes sont de bien meilleure qualité!)
Exemples de sujets à photographier au Flérial en juin. Photos Eric Lenoir (Pas Yannick! Les siennes sont de bien meilleure qualité!)
Exemples de sujets à photographier au Flérial en juin. Photos Eric Lenoir (Pas Yannick! Les siennes sont de bien meilleure qualité!)

Exemples de sujets à photographier au Flérial en juin. Photos Eric Lenoir (Pas Yannick! Les siennes sont de bien meilleure qualité!)

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Fêtes des Plantes 2016

Publié le par le père Lenoir

Fêtes des Plantes 2016

Durant la saison 2016, vous pourrez à nouveau nous retrouver lors de différentes manifestations en France. Certaines dates seront probablement ajoutées en cours d'année, soyez vigilants!

1er, 2 et 3 avril 2016 aux Journées des Plantes rares du Manoir de la Garde à Jarnioux (69)

Pour cette nouvelle édition, le vendredi après-midi a été ajouté. L'occasion de profiter de cette superbe région qu'est le Beaujolais...ou de venir plusieurs fois de suite pour profiter des très nombreux exposants dans ce cadre historique très agréable, avec une vue imprenable sur le château de Jarnioux depuis le bassin sur la terrasse du Manoir ou depuis l'entrée de la propriété. Pépiniéristes triés sur le volet (la preuve, j'y serai!), accueil sympathique, une manifestation en plein essor à découvrir absolument.

8, 9 et 10 avril 2016 à la Fête des Plantes de St Jean-de- Beauregard (91)

LA grande fête des plantes du Sud de Paris, bien connue des amateurs, passionnés et des professionnels. Gamme époustouflante, cadre champêtre et prestigieux, la crème des pépiniéristes et artisans du jardin (oh lala, j'ai les chevilles qui enflent, mais c'est bon pour l'ego de savoir qu'on est de la fête!). Thème de cette année: le rouge au jardin.

23 et 24 avril 2016 à la Fête internationale des Plantes de Schoppenwhir, près de Colmar (68)

Certainement la plus jolie fête des plantes de l'Est de la France, qui accueille des pépinières de toute l'Europe dans un cadre somptueux, au cœur d'une région qui l'est tout autant. Magnifique et incontournable!

7 et 8 mai 2016 Journées des plantes à l'Arboretum de la Sedelle (23)

Première participation, et conférence sur "Le Jardin Punk". Cadre ydillique, ambiance passionnée et détendue au milieu de pépiniéristes très sélectionnés...


13, 14 et 15 mai 2016 Les Journées des Plantes de Chantilly (60)

Le remplaçant de Courson se veut le plus grand "flower show" français. Dans le cadre exceptionnel qu'offre le domaine de Chantilly, vous pourrez découvrir l'immense offre de pépinières et artisans du jardin parmi les plus prestigieux d'Europe. Et normalement vous pourrez y trouver mon nouveau livre tout fraîchement paru aux éditions ULMER.
Thème de cette année: "Le jardin gourmand". Je sens que je vais m'éclater avec ce sujet...

23,24 et 25 septembre 2016 Journées des Plantes d'Automne à St Jean de Beauregard (91)

Bon, bah la même qu'au printemps, mais à l'automne, avec en plus une conférence par mes soins. Inratable, en fait.

8 et 9 octobre 2016 Journées de l'arbre à l'Arboretum National des Barres à Nogent sur Vernisson (45)

Une des plus belles fêtes des plantes d'automne. Non seulement vous y trouverez un grand nombre de pépiniéristes (dont la pépinière de l'Arboretum et ses nombreux "introuvables"), mais vous pourrez aussi profiter du parc et de sa collection extraordinaire, le tout guidés et accueillis par une équipe extrêmement sympathique très branchée vers le bio, la biodiversité, l'écologie en général et la pédagogie. J'adore cet endroit!

Culpa maxima:

C'est avec grand regret que nous ne participerons pas à la très agréable Journée des Plantes de Bergères dans l'Aube le jeudi de l'Ascension cette année, cette manifestation se tenant juste entre deux autres sans laisser la possibilité logistique pour nous de "souffler" et de refaire l'assortiment de végétaux. Comme les organisateurs sont très sympas, que cette fête est une vraie réussite populaire et que je me sens super coupable de ne pas y aller, je me permets donc néanmoins de faire leur publicité ici...

Idem pour la fête des plantes du magnifique Jardin des Dentelles à Amilly (45) qui aura lieu en même temps que celle de St Jean de Beauregard. Je laisse tous seuls là bas une poignée copains pépiniéristes que j'adore dans un cadre splendide et convivial. Snif!

Souvenirs des années précédentes...
Souvenirs des années précédentes...
Souvenirs des années précédentes...
Souvenirs des années précédentes...
Souvenirs des années précédentes...
Souvenirs des années précédentes...
Souvenirs des années précédentes...

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Dont au sujet de la linaigrette

Publié le par le père Lenoir

Dont au sujet de la linaigrette

Le récent Blog jardin hyperactif et réjouissant "Hortus Focus" me fait parler de la pépinière par l'intermédiaire d'une plante en particulier.

Vous l'avez ici en photo version "jardin de Lune": en effet, la délicate cotonneuse saisit comme personne la faible lumière nocturne, et s'avère fantastique quand il s'agit d'animer les berges d'un bassin qu'on fréquente aux heures tardives ou très matinales.

Petite lecture:

http://hortus-focus.fr/le-blog/eriophorum-angustifolium-le-coup-de-coeur-deric-lenoir/

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Les animaux au Flérial

Publié le par le père Lenoir

Les animaux au Flérial

Voilà.
On ne traite pas, ici.
On ne tond pas beaucoup non plus, d'ailleurs.
De fait, une grande biodiversité s'est installée, profitant du calme des lieux et du fait qu'on ne va pas embêter les uns et les autres au milieu des plantes où ils se sont installés.
On circule dans les allées qui sont fauchées une à deux fois par an, et pour le reste, on regarde de plus ou moins loin.

Même les abords de la partie pépinière ne sont qu'à peine entretenus, juste ce que la nécessité technique demande. On élimine les saules et autres ligneux qui empêcheraient à la prairie de subsister, on coupe éventuellement les épis mûrs prêts à répandre leurs graines dans nos pots, on gratte un peu là où ça s'étend trop sur la toile de culture et puis c'est tout.

Moralité, ça grouille de vie ici, et l'écosystème est très complet. Cela a pour principal effet bénéfique qu'il est rare qu'une espèce devienne à ce point proliférante qu'elle en devient un problème pour la production.
Certes, avant que les carnassiers ne découvrent ce nouveau havre -ou que je trouve le moyen de les inciter à chasser plutôt sur certaines zones- les rongeurs ont un peu ratatiné tout ce qui ressemblait à un bulbe, ainsi que la quasi-totalité des Schizostylis là où ils n'étaient pas submergés.
Mais plus ça va, moins les dégâts sont importants: les reptiles et batraciens sont présents depuis le début -(les lézards ont attendu près de deux ans après les travaux pour apparaître), mais aussi beaucoup d'oiseaux de proie (buse variables, bondrée apivore, faucon crécerelle, épervier commun, hibou moyen-duc, chouette effraie, chouette hulotte, et j'ai eu droit au fantastique passage d'un grand-duc), des renards, blaireaux, et autres mustélidés. Le petit dernier à être arrivé sur les lieux est le putois commun, dont j'ai retrouvé des traces entre les deux mares.

Les hérons viennent aussi participer à la régulation, détruisant au passage quelques fleurs de lotus ou de nymphéas qui les empêchent de viser. Ce que ne fait pas le vif martin-pêcheur, qui semble avoir une prédilection pour les poissons rouges qui servent d'anti-parasite dans les bassins de production.

Niveau invertébrés, c'est la fête! Machaon, papillons de toutes sortes, mantes religieuses, insectes aquatiques, carabes, lucanes, myriapodes...personne ne manque à l'appel! Cela arrange bien les nombreux oiseaux, dont une vingtaine d'hirondelles (qui nichent ailleurs), les bergeronnettes grises et printanières, les fauvettes, troglodytes, les mésanges charbonnières, bleues, nonnettes et même huppées, les tourterelles des bois, j'en passe et des meilleurs! Faisans, perdrix viennent nicher, tandis que la bécasse et les chevaliers cul-blanc ne font que passer durant la basse saison.

Depuis 2015, une ruche augmente encore la troupe, produisant des dizaines de kilos d'un miel délicieux.

Les animaux au Flérial
Les animaux au Flérial
Les animaux au Flérial
Les animaux au Flérial
Les animaux au Flérial
Les animaux au Flérial
Les animaux au Flérial
Les animaux au Flérial
Les animaux au Flérial
Les animaux au Flérial
Les animaux au Flérial
Les animaux au Flérial
Les animaux au Flérial

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Bye Bye St Romain, Welcome to Le Flérial!

Publié le par le père Lenoir

Bye Bye St Romain, Welcome to Le Flérial!

Ça y est, on touche au but!
Le changement d'adresse n'est pas encore fait sur le site internet et les cartes de visite, mais lorsque vous viendrez nous voir, ce sera désormais au Flérial, à Volgré dans l'Yonne, à 5 km à peine de l'ancienne implantation de la pépinière qu'il aura fallu abandonner faute de place et de deux-trois autres petites tracasseries malheureusement irrémédiables.

Bref,, le début d'une nouvelle ère, encore plus sauvage et "nul doute que si ça tient chez nous, ça tiendra chez vous", parce que le Flérial, c'est "la petite Sibérie".

Plus d'infos bientôt!

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Un septembre printanier

Publié le par le père Lenoir

Un septembre printanier

La vache! Quel été détestable!

Mais, en guise de compensation, on bénéficie d'un mois de septembre étonnant, digne d'un printemps. Les végétaux en souffrance durant les mois de juillet et août se mettent à faire des feuilles (souvent ils en avaient perdu une bonne partie) et certaines floraisons sont de retour, pour une remontée parfois impressionnante. Ce qui fait que ce devrait être une période exceptionnelle pour les plantations, en particulier pour les vivaces.

Au bassin, ça va encore très bien: nombre de plantes ne sont pas encore en dormance et peu de chance pour qu'il y ait un stress à la replantation. De plus, les végétaux sont encore très avenants, et montrent leur aspect développé, leurs couleurs, et parfois le début de leur teinte automnale.

C'est aussi l'occasion de découvrir des variétés aux floraisons tardives, et les fougères qui se sont remises en forme après les grillades estivales. Bref, c'est un très bon moment pour venir nous voir, notamment sur les fêtes des plantes qui vont clore la saison 2015! Pour rappel, la liste ICI

Une Pontédérie, en pleine floraison, et un extrait du foisonnement anarchique à la pépinièreUne Pontédérie, en pleine floraison, et un extrait du foisonnement anarchique à la pépinière

Une Pontédérie, en pleine floraison, et un extrait du foisonnement anarchique à la pépinière

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On pense aux plantations?

Publié le par le père Lenoir

On pense aux plantations?

Nous ne sommes que fin août, mais on a enfin profité de la pluie, du coup le jardin semble revivre. Je ne sais pas pour vous, mais moi ça m'a sacrément donné envie de planter!
Il s'avère que pas mal de plantes sont en plein repos végétatif, et maintenant qu'elles se sont remises de cette épouvantable sécheresse qui nous a un peu cassé les .... euh...qui nous a ennuyés, l'enracinement pourrait bien être intéressant, surtout si on est encore en congés quelques jours pour pouvoir veiller à un arrosage hebdomadaire de survie si ça recommence.
Septembre, c'est parfait pour implanter des vivaces: le sol est chaud, il peut ne pas faire trop sec, et, franchement, c'est plus agréable que novembre pour travailler dehors. L'enracinement y est donc idéal et suffisamment tôt avant l'hiver pour mettre les radicelles à l'abri des plus méchants frimas.

Pour les plantes aquatiques, on est vraiment au top: elles auront de l'eau quoiqu'il arrive, et c'est une période où l'on peut juger sur pièces de leur aspect, sans avoir à l'imaginer comme au printemps.

Bref, ça vaut la peine de prendre rendez-vous pour venir voir sur place, dans la production, les plantes au meilleur de leur éclat (sauf les plus hâtives qui se sont bien évidemment repliées dans leur coquille).
En plus, il y a des nouveautés, tel cet Allium suaveolens (coincé entre des lobélias) qui pouss parfaitement en sol humide. Et les classiques de la pépinière, tels les Salicaires, Persicaria, Nymphéas, Preslias et autres Pontédéries ne demandent qu'à trouver un nouveau foyer (bon, j'avoue que cet argument est bien plus efficace pour vendre des chatons aux yeux tendres que des plantes aquatiques, mais bon, ça vaut le coup de tenter...).


NB: ne venez surtout JAMAIS sans rendez-vous, vous seriez à peu près sûr de venir pour rien!

On pense aux plantations?
On pense aux plantations?

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Le Jardin Punk à l'Arboretum des Barres

Publié le par le père Lenoir

Le Jardin Punk à l'Arboretum des Barres

Si vous suivez un peu ce site, ou que vous le faites sur facebook, vous avez probablement déjà vu quelques photos du Flérial, le jardin expérimental auprès duquel la pépinière déménage progressivement (la nouvelle serre est montée depuis une semaine, alleluïa!).

Au Flérial, j'expérimente la méthode du Jardin Punk, que je viendrai expliquer lors des "Rendez-Vous de l'environnement" à l'Arboretum National des Barres à Nogent-sur-Vernisson (45) le jeudi 25 juin à partir de 20h.
Ce sera l'occasion de faire découvrir à ceux qui le souhaitent comment, avec peu de moyens, sans produits chimiques et en respectant les cycles naturels et la biodiversité, on peut AUSSI faire de beaux jardins, à condition d'accepter d'adapter notre regard et nos pratiques.

Des portes ouvertes sont prévues au Flérial dans un futur proche, mais les infrastructrures d'accueil sont absolument inexistantes pour le moment. La date sera communiquée ici quand elle sera déterminée.

Plus d'infos sur les Rendez-Vous de l'Environnement: http://amappduloing.over-blog.com/2015/06/jeudi-25-juin-2015-20h-les-rendez-vous-de-l-environnement.html

Notre page facebook (oui je sais c'est pas beau mais c'est sacrément pratique pour communiquer) pour le paysage: https://www.facebook.com/pages/P%C3%A9pini%C3%A8re-et-Paysage-E-Lenoir-fabricants-de-r%C3%AAves/437409392981553?pnref=lhc

Le Jardin Punk à l'Arboretum des Barres

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Créer une aire de ponte pour batraciens

Publié le par le père Lenoir

Grenouilles en phase d'accouplement et de ponte

Grenouilles en phase d'accouplement et de ponte

Avec mars qui arrive, c'est l'heure du réveil de la plupart des batraciens, qui vont chercher un lieu propice pour "élever" leurs petits. Si chaque espèce a ses propres habitudes, on trouve cependant un goût commun pour certaines configurations.

Malheureusement, les activités humaines nuisent grandement à ces biotope qui sont souvent devenus trop rares et les batraciens, sensibles tant à la pollution (dont celle par les œstrogènes des pilules contraceptives et les perturbateurs endocriniens qui pénètrent dans leur organisme au travers de leur épiderme particulier) qu'aux roues des voitures qui les écrasent par milliers chaque soir en cette période de déplacements, doivent en outre affronter la raréfaction de leurs milieux de prédilection.

Certes, la grenouille, le crapaud ou la salamandre ne sont pas des canons de beauté, mais ils restent des maillons essentiels de la chaîne alimentaire, et des écosystèmes en général. S'il n'est pas possible de les apprivoiser (une grenouille adulte cherchera le plus souvent à regagner son lieu de naissance) et qu'il n'est pas autorisé de déplacer adultes, œufs ou têtards, on peut cependant aménager des aires qui leur seront attractives et favorables pour la reproduction.

Si l'idéal est de créer ces espaces de façon "naturelle", directement dans une terre argileuse qui garde l'eau, il est cependant possible de les construire à l'aide d'une géomembrane (bâche à bassin) pour les étanchéifier au moins assez longtemps pour que la ponte ait lieu, et que les têtards aient achevé leur métamorphose et puissent migrer dans les bois, les fossés ou les étangs environnants suivant l'espèce à laquelle ils appartiennent.

Pour cela, il y a quelques règles simples:

-créer un espace peu profond (50 cm maxi) en pente douce et très végétalisé.

Avec 50 cm au plus profond, les têtards auront suffisamment d'eau jusqu'à la fin de leur métamorphose dans la plupart des régions (dans le pire des cas, faire l'appoint avec de l'eau de pluie), car il leur suffit de tremper. C'est cependant la zone la moins profonde qui sera la plus utile au moment de la ponte, car elle se réchauffe plus vite en début de saison et accueille des herbiers qui permettent aux mères d'accrocher leurs œufs, et de les expulser plus facilement.

Pour la constitution des herbiers, rien de plus simple: prenez des mottes d'herbe avec la terre qui les accompagne et placez-les directement sur la pente douce. Au besoin, calez-les avec graviers et cailloux (non tranchants, évidemment).

Vous pouvez améliorer la végétalisation avec des "vraies" plantes aquatiques comme la menthe aquatique, les Carex, la salicaire, entre autres.

Les plantes oxygénantes, telles les Hippuris, la Renoncule petite flamme (Ranunculus flammula) et les potamots donnent aussi d'excellents résultats et "meublent" rapidement ces espaces, offrant un couvert protecteur aux jeunes batraciens après éclosion, ainsi que de nombreuses possibilités de ressources alimentaires.

-Préférer les espaces ensoleillés. Toutefois, certaines espèce préfèrent l'ombre. Donc, si vous le pouvez faites les deux, mais si vous n'avez qu'un choix restreint, optez pour le soleil.

-Evitez dans la mesure du possible que les poissons puissent accéder aux sites de ponte.

Au Flérial (notre jardin expérimental), la frayère à grenouille est séparée des deux principaux bassins naturels par des massifs denses de Carex et de Pontederia, qui laissent passer l'eau sans laisser de place aux poissons. Evidemment, dans un milieu naturel ouvert communiquant directement avec d'autres plans d'eau ou rivière, vous prendrez soin de n'utiliser de préférence que des essences endémiques.

-Ne pas avoir de chat dans le coin. Malheureusement, nos amis félins ne rechignent pas à déguster les cuisses de grenouilles, ainsi que le reste du corps, même sans sauce à l'ail. Si vous avez des félins habitués à votre jardin, évitez donc d'attirer les grenouilles, car vous contribueriez alors à les attirer pour les éliminer par l'intermédiaire de votre redoutable prédateur domestique, dont les ronronnements ne doivent pas vous faire oublier l'effet délétère de son instinct sur la biodiversité de proximité.

Vous n'empêcherez pas la déprédation animale. Hérons, martins-pêcheurs, échassiers divers, canards, couleuvres à collier, couleuvre vipérine, dytiques et autres larves de libellules viendront invariablement prélever leur tribut sur les naissances. Si cela vous fait très mal au cœur, vous pourrez protéger une partie des pontes en retournant des caisses en plastique par-dessus ou en créant un "toit" de branchage. Mais n'oubliez pas que cela peut aussi créer des conditions que ne sont pas celles que recherchaient les femelles lors de la ponte.
Et, par ailleurs, c'est aussi pour ces prédateurs que les batraciens sont utiles... c'est aussi ça, la biodi
versité!

Un espace bien conçu pourra accueillir crapauds, grenouilles, mais aussi salamandres et tritons.

Un espace bien conçu pourra accueillir crapauds, grenouilles, mais aussi salamandres et tritons.

Voilà à quoi ressemblait cette semaine, après  les 10 premiers jours de ponte du printemps, notre frayère à Batraciens au Flérial. Oui oui, la grande tâche gris-noire au premier plan ce sont bien des milliers d’œufs.

Voilà à quoi ressemblait cette semaine, après les 10 premiers jours de ponte du printemps, notre frayère à Batraciens au Flérial. Oui oui, la grande tâche gris-noire au premier plan ce sont bien des milliers d’œufs.

Au Flérial, c'est ce massif de Carex riparia et Carex pendula qui sépare cette mare de l'aire de ponte, protégeant ainsi les têtards de la déprédation par les poissons.

Au Flérial, c'est ce massif de Carex riparia et Carex pendula qui sépare cette mare de l'aire de ponte, protégeant ainsi les têtards de la déprédation par les poissons.

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Auxiliaire de production

Publié le par le père Lenoir

Pas de traitement chimique, ça ne veut pas dire pas de lutte contre les insectes ravageurs. Voici donc Marcel, l'un de nos plus précieux assistants hivernaux, qui vient prélever parmi les bestioles qui nous ennuient celles qui vont lui permettre de subsister. Mobilité, faible coût salarial, travail 7 jours sur 7 et 10 à 12 heures par jour en cette saison, il présente en outre l'avantage d'accéder à des recoins où la main de l'homme n'a jamais mis le pied.

Pas de traitement chimique, ça ne veut pas dire pas de lutte contre les insectes ravageurs. Voici donc Marcel, l'un de nos plus précieux assistants hivernaux, qui vient prélever parmi les bestioles qui nous ennuient celles qui vont lui permettre de subsister. Mobilité, faible coût salarial, travail 7 jours sur 7 et 10 à 12 heures par jour en cette saison, il présente en outre l'avantage d'accéder à des recoins où la main de l'homme n'a jamais mis le pied.

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