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Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire

Publié le par le père Lenoir

Du coeur de la Terre-Mère pulse une source de vie

Du coeur de la Terre-Mère pulse une source de vie

J'ai l'immense joie de pouvoir enfin vous montrer les premières images du jardin que nous avons créé à l'occasion du Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire 2020, édition sur le thème du retour à la Terre-Mère qui ouvre ses portes aujourd'hui, 16 mai. 

Travailler sur ce thème fabuleux et tellement de circonstances qu'est le Retour à la Terre-mère était Ô combien inspirant, et ce que j'allais presenter dans la petite parcelle alors inconnue qui me serait allouée m'est apparu presque comme une évidence dès le début, quand je doutais encore de la réalité même de cette invitation.
Je n'avais aucune certitude quant aux disponibilités en termes de matériaux, en la faisabilité de certaines parties techniques ni si le rendu que j'en espérais pouvait être au rendez-vous (Frederique Givaudan , co-conceptrice, a pris à sa charge cette partie du problème, qu'elle a ensuite doublée de sa sueur, de sa délicatesse esthétique et de son savoir-faire incomparable), et pourtant tout s'est couché sur le papier comme si c'était évident.

D'une façon particulièrement étonnante, presque tout ce qui a été nécessaire à le concevoir et dont j'espérais que je pourrais disposer en le recyclant était là, disponible sur le terrain, comme un petit miracle du hasard. Mais je ne crois pas beaucoup au hasard...
Et ce qui manquait, nous l'avons obtenu grâce à des amis (fabuleuse argile issue de la création d'une mare et roches de champs par Guy-michel Desmartins , souches fabuleuses et vieux pommier par Bruno et Bruno) ou en le récoltant nous-mêmes.

 

Le jardin est finalement grâce à cela assez proche des dessins du départ, aussi improbables certaines de ces opportunités fussent-elles en théorie.
Les murs doux sans aucune trace de matériau non noble sont faits de piquets trouvés au domaine, d'osier récolté au Flérial, de l'argile que j'ai moi-même en bonne partie mise en sacs, que nous avons pétrie entre amis (Laure, Ariane, Louis, Guillaume s'ajoutant généreusement à nous deux pour leur édification en riant malgré la fatigue), de la paille de mon voisin paysan et de quelques pelletées de sable de la Loire. Cyril, l'ouvrier de la pépinière, est venu aussi pour les premiers terrassements, dans des conditions assez épouvantables d'humidité qui n'auront pas suffi à nous décourager pour la suite.


Les plantes viennent en bonne partie d'éditions précédentes (merci encore aux jardiniers du domaine pour leur disponibilité), mais aussi de deux pépinières d'amis orléanais et de la mienne, ainsi que de mon propre jardin. Certaines sauvages locales ont été prélevées autour de la parcelle, parce que je voulais les mettre aussi à l'honneur chez elles. Au final, ce sont plus de 200 variétés végétales qui ont été plantées dans ce jardin, et je peux me satisfaire de m'être personnellement occupé de chacune des plus de mille plantes qui ont été mises en terre, que ce soit sous forme de bouture, plant, graine ou arbre.

 

Je désirais ce jardin extrêmement écologique, poétique et social, un peu rebelle évidemment. J'en souhaitais qu'il raconte notre rapport à notre environnement aujourd'hui, héritage d'un oubli du fait naturel, de maltraitances environnementales, mais aussi de savoirs, de savoir-faire infiniment précieux tant pour les humains que pour le reste du vivant, et combien la transmission, l'entraide et l'humilité face à la nature et à nos besoins étaient indispensables aux temps qui viennent.
Qu'il montre que notre Terre-mère recèle tout ce qu'il nous faut, pour peu qu'on la respecte, la laisse en paix parfois, et qu'on réapprenne ce qu'on peut faire de ce qu'elle nous donne en reconsidérant le niveau de notre méconnaissance et de notre avidité.

Avant même l'achèvement du jardin, de nombreux animaux avaient pris l'habitude d'y venir, s'y sentant en sécurité. De nombreux oiseaux y ont trouvé leur compte, mais les grenouilles sont allées jusqu'à y pondre. Il a fallu jouer de prudence pour ne pas dégrader les sacs d’œufs (à droite sur la photo) lors des dernières plantations, les batraciens se laissant même aller à l'occasion à ce que je leur caresse le ventre au passage!

 

 

On n'en voit certaines parties qu'avec une révérence, à moins d'être un enfant ou un adulte en fauteuil ou de petite taille, et certains autre points de vue ne pourront pas être accessibles aux plus petits ou aux moins mobiles sans l'aide d'une personne plus grande, ce qui implique volontairement humilité et entraide, qui qu'on soit, et de considérer que des endroits peuvent -et doivent- encore nous être inaccessibles, et que ce n'est pas un drame. Surtout pour la faune et la flore qui y vivent, d'ailleurs.

 

J'espère que ses visiteurs, à ce jardin ambitieux dans le message et humble dans sa forme, ressentiront un peu de tout cela quand ils l'arpenteront.
Et qu'ils le trouveront beau, aussi, parce qu'il est également un présent au visiteur, un remerciement à ceux qui m'ont fait l'honneur d'y participer, et un hommage à la beauté du monde, qu'on a tant malmenée.
Il se nomme Résilience et Anthropismes.


 

 

Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire
Résilience et Anthropismes à Chaumont sur Loire

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Formation Création d'une mare ou d'un bassin naturaliste

Publié le par le père Lenoir

Formation Création d'une mare ou d'un bassin naturaliste

Notions fondamentales pour la compréhension,  l’aménagement et la gestion des milieux aquatiques artificiels à vocation écologique, fonctionnelle ou ornementale.

Samedi 25 janvier et dimanche 26 janvier 2020
Maison des murs à pêches
89, rue Pierre de Montreuil – 93100 Montreuil

La gestion et la création des plans d’eau est une problématique majeure aujourd’hui, qui fait écho aux problématiques globales comme à celles beaucoup plus locales.  Ces lieux dont les vocations peuvent être multiples (loisir, écologie, ornement, aquaponie, rétention des eaux pluviales, etc.) sous soumis à toutes sortes de pressions particulières, qu’il s’agisse de la pollution, de l’érosion, de la survenue d’espèces invasives, de la fragilité des berges ou bien encore d’une loi-cadre sur l’eau très contraignante. Leur création peut être techniquement assez facile comme s’avérer un horrible cauchemar si on s’y prend mal.
Ce stage a pour objet d’améliorer la compréhension de ces milieux, et de donner les bases nécessaires avant de se lancer dans un projet de création, ou pour gérer des sites existants. Orienté dans le sens d’une gestion durable et écologique,  il sera étayé par des exemples concrets et comportera un important volet pratique.

Formation proposée par Eric Lenoir,
Eric Lenoir est paysagiste et pépiniériste dans l’Yonne, en Bourgogne, en plein cœur de la France.
Diplômé de l’Ecole Du Breuil, il s’est au fil du temps spécialisé dans les milieux sauvages et aquatiques, tout en ne perdant pas de vue sa formation initiale pour les jardins plus traditionnels. Passionné, très sensible à la notion d’écologie, il propose une approche à l’écart des sentiers battus, avec un regard résolument singulier.
Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Plantes aquatiques et de terrains humides et Créer simplement un bassin de jardin aux éditions Ulmer, ainsi que le Petit traité du jardin punk (Prix St Fiacre 2019) aux éditions Terre Vivante.

http://www.ericlenoirpaysagiste.com/

https://fr-fr.facebook.com/ericlenoir.paysagiste.7

Au programme :
Samedi :
9h00  Introduction théorique en salle

11h Prise de connaissance du site destiné à accueillir l’aménagement futur (Jardin Fruits Défendus), de celui à réhabiliter (Jardin Pouplier), expression des besoins et contraintes, découverte des matériaux.
 
12h/12h30 Déjeuner
 
13h30/14h00 Reprise en salle pour débriefing et établissement d’un plan d’action préalable.
 
17h/17h30 Fin de journée


Dimanche (en fonction de la météo):
9h00 RDV sur le terrain (site défini la veille) avec outils, bottes et vêtements de travail pour mise en chantier pédagogique ou approfondissement des connaissances.

12h/12h30 Déjeuner
 
13h30/14h Reprise du chantier
 
17h/17h30 Retour au bercail

Attention, le nombre de places est limité.
Il est impératif de suivre les deux jours de formation.
 L’intégralité de la formation à lieu en salle chauffée.
Tarif : 80 euros pour les deux jours.
L’inscription et le paiement global sont obligatoire via le site HelloAsso

Horaires : de 9h00 à 17h00-17h30 (prévoir de terminer à 18h00 au cas où).

Attention la formation démarre à 9h00 pétante ! Merci de venir en avance, des collations (thé, café, gâteaux…) vous seront offertes.
Le repas du midi aura lieu en mode partagé (auberge espagnole). Merci d’amener vos spécialités culinaires et vos couverts (verres, tasses, couteaux, fourchettes, assiettes…)
Le dimanche soir lors de la clôture de la formation nous organiserons un petit pot de l’amitié.

La formation aura lieu à la Maison des murs à pêches au 89, rue Pierre de Montreuil à Montreuil (93100)

 

https://senshumus.org/2020/01/14/formation-creation-dune-mare-ou-dun-bassin-naturaliste/

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De la focale

Publié le par le père Lenoir

Zizania et aster

Zizania et aster

Le printemps est presque là, même s'il n'en a pas l'air. 
Vous allez penser à concevoir vos massifs, à planter mares et bassins. 
C'est en soit une excellente idée. 

C'est peut-être votre premier jardin, votre première mare, vos balbutiements paysagistes. Vous allez probablement décider avec soin de l'emplacement de telle ou telle plante, l'agencer avec ses voisines ou, parfois, juste céder à un acte d'achat compulsif en découvrant sur une fête des plantes la merveille des merveilles qui vous fera clignoter les yeux et chatouillera vos neurones jardiniers. 
Cela reste en soi une excellente chose. 

Peut-être allez-vous chercher à donner un effet naturel à votre création, à le rendre vibrant de spontanéité, à en faire un aménagement singulier.  

Alors me permettrez-vous, sans vous contraindre, de vous inviter à penser votre projet autrement que comme vous vous apprêtez probablement à le faire? Pourrais-je vous inciter à simplement plisser les yeux (ou à enlever vos lunettes si vous êtes myope comme moi) et à regarder de travers? Oui, "de travers", c'est à dire imprécisément, sans chercher le détail ou la perfection de la forme. Juste avoir une approche un peu plus approximative de votre projet, et peut-être finalement plus globale. 

Tout comme on ne regarde pas un champ de fleurs dans le détail dans un premier temps, il peut être bon de ne pas regarder un jardin uniquement par ses "ingrédients", y compris à l'état de projet. Dans la masse, la perfection d'une fleur est noyée, pour laisser place à une perfection de l'ensemble; les lignes et les ponctuations plus ou moins larges des couleurs viennent donner le ton de l'espace, les texture et les graphismes son rythme. Comme dans un tableau pointilliste, laissez-vous guider par des tendances, une certaine forme d'imprécision, et n'hésitez pas à ponctuer tout à coup votre oeuvre d'une couleur inattendue. Laissez la place à la surprise, à l'inattendu. En bref: préparez ce que vous voulez, mettez-y tout le soin que vous souhaitez, faites-vous plaisir mais, surtout, n'hésitez pas à vous laisser aller à la surprise, à l'inattendu, à l'aléatoire!

Vous verrez qu'en fait les règles de composition sont certes intéressantes, utiles, mais pas indispensables, et qu'il n'est pas nécessaire d'être le Van Gogh des jardins pour faire quelque chose de beau. 

Ne me regardez pas de travers, je ne fais qu'essayer de vous convaincre de laisser libre cours à votre petite folie intérieure, pour que votre jardin vous ressemble encore plus, tiré en ligne directe depuis le siège de vos émotions premières. Et surtout de vous inciter à ne pas craindre l'erreur, parce qu'elle est facile à corriger: il suffit d'ajouter de nouveaux coups de pinceau.  

 

Le fond du Flérial, en version pointilliste



 

Miscanthus giganteus, pour une simplicité graphique absolue

Miscanthus giganteus, pour une simplicité graphique absolue

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Le petit dernier

Publié le par le père Lenoir

Le petit dernier

Après quelques semaines,voici arrivé notre dernier-né: un petit (pas si petit que ça, en réalité) bassin d'inspiration naturelle dans le sol sableux des alentours de la forêt de Fontainebleau. 

Comme souvent, le but aura été ici d'adapter les dimensions du plan d'eau au jardin qui l'accueille de façon à ce qu'il ne soit ni insignifiant, ni démesuré. Le juste équilibre n'est pas toujours facile à trouver, en particulier dans un jardin récemment investi où les végétaux n'ont pas encore leur ampleur...ni les occupants leurs habitudes!

Voici donc le jeune bassin, dont les plantations toutes neuves ne commenceront à donner idée de ce qu'elles deviendront qu'à partir du printemps prochain. En attendant, le mouvement d'eau et l'enrochement s'occupent de donner le spectacle, et un écrin à une famille de poissons rouges bien contents d'avoir découvert un espace bien plus vaste que leur bassine précédente!

 

 

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Rénovation d'une digue

Publié le par le père Lenoir

Rénovation d'une digue

Digue rénovée, 4 ans après les travaux de revégétalisation. 

Des berges d'une bonne qualité biologique, des espèces adaptées et variées sont parmi les clés limitant la survenue de plantes invasives et permettant un bon maintien contre l'érosion. 

Elles sont aussi très importante pour l'accueil de la faune aquatique, et pour l'équilibre du plan d'eau, sa durabilité d'une façon générale. 

Il y a quatre ans, cette digue fuyait, était laminée par l'érosion, et commençait à être très largement colonisée par la jussie.

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Un autre Regard

Publié le par le père Lenoir

En juin 2014, le photographe Thomas Dupaigne est venu visiter le Flérial, ce parc encore à ses balbutiements qui porte, à Volgré dans l'Yonne, les bourgeons de ce qui sera la nouvelle pépinière, en remplacement du site historique de St Romain-le-Preux, auquel je suis très attaché mais qui est malheureusement trop limité dans ses dimensions, ne bénéficie pas de jardin de démonstration et s'avère assez peu pratique à l'usage.

Thomas, accompagné d'Isabelle Morand (rédactrice en chef du magazine "L'Ami des Jardins") était initialement venu effectuer un reportage sur les plantes aquatiques à la pépinière. C'est pour lui permettre de photographier des sujets in situ que je les ai conduits au Flérial, que je considère trop jeune pour le donner à visiter. J'ai adoré la réaction de ce photographe, d'abord pris au dépourvu par ce qu'il découvrait, puis se plongeant ensuite avec enthousiasme dans ce que je lui présentais et expliquais.

Voici son travail remarquable, que vous pouvez découvrir au sein de son site:

Photos Thomas Dupaigne

Un autre Regard

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C'est l'hiver, n'est-ce pas?

Publié le par le père Lenoir

 

Soyons franc, début janvier à la pépinière, c'est pas l'éclate...


Du coup, on en profite pour se consacrer aux jardins, en profitant du redoux un peu inquiétant (si le froid arrive brutalement, il risque d'y avoir de la casse sur les végétaux qui ont précocément redémarré). On met aussi à jour le nouveau site consacré à notre activité paysagiste (http://www.ericlenoirpaysagiste.com/images.html), bien plus synthétique que celui-ci.


C'est aussi l'occasion de faire une petite rétrospective de travaux précédents, et de les faire partager, comme pour ce "avant/après" consistant à la rénovation d'une berge de bassin, durement attaquée par des bambous et, surtout, d'horribles malfaçons. 


 

Refection-berge-bassin.jpg


 

On s'amuse un peu entre deux gelées, pluies, bains de boue en attendant que la production prenne le dessus sur les autres activités. Certains disent parfois que nous sommes des taupes réincarnées, lorsqu'ils nous voient au travail. Puis le printemps arrive, et les comparaisons deviennent plus élogieuses, au regard du résultat! 


 

IMG-20131203-03902.jpg

Réparation d'un erreur de conception sur un bassin. 

Son propriétaire ne se doute pas encore du point auquel il sera, une fois planté, plus beau qu'avant. Les photos viendront dès le printemps.


Accessoirement, j'en profite aussi pour guetter le retour de certains de mes favoris, ou glaner de nouvelles variétés à produire (top secret pour le moment, vous en saurez un peu plus plus tard). Cette année, par exemple, je devrais être en mesure de proposer à la vente deux à trois pieds de Rheum nobile (une splendide rhubarbe tibétaine particulièrement exigeante) sur les cinq ou six que nous avons produit l'an passé. Les autres nous serviront de pieds-mères, en espérant qu'ils supporteront la division. Comme toutes les beautés les plus sublimes, elle nous demande pas mal d'attention...


 

Rheum-nobile--2-.jpg

Rheum nobile. Une photo de la plante adulte ici

 

 

Rheum-australis.JPG

Une autre rhubarbe, Rheum australis, pour l'instant seulement

au stade de développement de pieds-mères.


 

Depuis quelques jours, nous avons attaqué la division de certaines variétés de vivaces, parmi les plus hâtives ou les moins sensibles aux manipulations hivernales. Je surveille aussi le démarrage précoce de certains pieds-mères en pleine terre au Flérial, en les priant de ne pas s'enflammer trop précipitamment. Février n'est pas loin, avec ses promesses de froid agressif, il ne faudrait pas que les plantes aient choisi de quitter leur repos trop tôt...

 

Ah, si, accessoirement, j'oubliais...


Bonne année!


Coeur.jpg

 

 

http://www.ericlenoirpaysagiste.com

facebook


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Paysagiste aquatique

Publié le par le père Lenoir

La production de plantes aquatiques, vivaces et fougères, c'est bien, mais le travail de paysagiste, c'est bien aussi!

 

C'est dans ce cadre que voici notre nouveau site concernant l'activité de services, totalement complémentaire de celle de pépiniériste.

 

Bonne visite!


http://www.ericlenoirpaysagiste.com/

Et toujours sur facebook

 

Amenagements 0622

 

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Jouer dans les cailloux

Publié le par le père Lenoir

 

Voici un aménagement que nous avons réalisé, il nous tarde de voir la végétation émerger des berges et des parties en eau.

 

 

Amenagements 0009 revu

 

Pour l'heure, on doit encore attendre que le milieu s'équilibre, tolérer quelques algues filamenteuses, un peu de poussière en suspension, et la capillarité de la terre asséchée par le vent du Nord et le soleil qui ne bénéficie pas encore de la protection et de l'ombrage des végétaux.

 

Amenagements 0969 revu 

 

Les oiseaux sont arrivés, ainsi que les libellules et d'autres animaux aquatiques. Les grenouilles suivront sans doute bientôt, si les mêmes hérons leur en laissent l'opportunité!

 

Amenagements 0979

 

Une large partie sèche, dans l'esprit d'une véritable rocaille de montagne, couvre le talus attenant. D'autres photos suivront durant la belle saison, vous pourrez ainsi comprendre pourquoi le respect des cycles du végétal est si important...

 

(Un ange passe)

 

Le temps a passé, voici quelques photos au cours de la belle saison qui a suivi:

 

Amenagements-0349.JPG

 

IMG-20130623-00319.jpg

 

Amenagements-0354.JPG

 

 

 

Amenagements 0361

 

Amenagements-0301.JPG

 

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Ce bassin -ou plutôt cette série de bassins- a donné un résultat épatant très rapidement. Le choix des roches, des variétés, et les techniques employées pour "naturaliser" les contours, sans oublier le regard attentif des propriétaires, auront contribué à cette jolie réussite. Au vu de ce petit "avant-pendant-après" sur 7 mois, j'avoue être plutôt satisfait:

 

Dez.jpg

 

Après quelques années, le bassin est maintenant à mâturité
Après quelques années, le bassin est maintenant à mâturité
Après quelques années, le bassin est maintenant à mâturité
Après quelques années, le bassin est maintenant à mâturité
Après quelques années, le bassin est maintenant à mâturité

Après quelques années, le bassin est maintenant à mâturité

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Rénovation d'une mare et de son lagunage

Publié le par le père Lenoir

Le bassin, trois ans après nos travaux

Le bassin, trois ans après nos travaux

 
 
 
Sur cette propriété, nous avons dû intervenir dans le cadre de la rénovation d'un grand bassin d'aspect naturel -on le qualifiera ici de mare même s'il est étanchéifié par une bâche à bassins- et du système de lagunage qui était supposé le filtrer.
 
 Lagunage mal fait à rénover
 
Véritable cas d'école, il peut servir d'exemple quant aux choses à ne pas faire en matière de lagunage, et aux pratiques peu scrupuleuses de certains professionnels, qui nuisent à notre image.
 
Bien que le concept fut bon, théoriquement bien proportionné sur le papier, et l'équipement technique (pompes, filtre UV, etc...) de qualité, la réalisation n'avait, et de loin, pas été à la hauteur.
Ainsi, l'étanchéité du lagunage n'était plus assurée depuis fort longtemps, sa bâche n'ayant non seulement pas été ancrée correctement dans le sol, ayant été coupée trop court, ou plutôt choisie trop courte, celle-ci ayant été "raboutée" par ses installateurs qui avaient collé différents morceaux de différentes qualités (EPDM, bâche PVC...) pour limiter les débordements. Pour maintenir le niveau au-dessus du sol, quelques parpaings soutenaient ladite bâche de ci, de là et empêchaient plus ou moins qu'elle ne s'effondre sous le poids de la pouzzolane chargée de plantes filtrantes.La diversité des plantes s'en trouva affectée, et ce qui avait été une jolie lagune variée ne se cantonnait plus qu'aux deux espèces les plus résistantes à la sécheresse, à savoir le roseau commun dans la partie la plus humide (parce que plus creuse !!!), et la salicaire pour le reste.
 Lagunage raté à rénover Lagune à rénover
 
 
C'est notamment pour ces raisons que ce filtre planté n'était plus opérationnel, la mare perdant plusieurs dizaines de centimètres d'eau par jour si on cherchait à l'employer.
 
Lagune à rénover
 
Malheureusement pour notre client, les malfaçons étaient telles que la seule solution consistait à démonter ce lagunage, et à le reconstruire intégralement, en concervant cependant toute la partie technique qui, elle, fonctionnait encore au sein d'un local technique conséquent et bien conçu.
 
Berge à rénover
Amenagements-0743.JPG
 Les bambous ayant franchi leur barrière anti-rhizomes ont perforé la bâche à plusieurs endroits   
Mare à rénover
Les berges appauvries
 
La pouzzolane ôtée ne pouvant être réemployée pour le nouveau bassin filtrant, nous décidâmes de l'utiliser dans la mare, car celle-ci présentait aussi un certain nombre de soucis intrinsèques, notamment une attaque de rhizomes de bambous et un déssèchement de la végétation rivulaire du fait d'un défaut de conception et de fuites éparses (les bambous en assumant une part non négligeable). Des enrochements ponctuels et des plantations rendraient son naturel à cette mare initialement bien pensée d'un point de vue esthétique.
 
 
Bien nous prit de raisonner ainsi...
Au démontage du lagunage existant, nous pûmes constater que, contrairement à ce que les plans du prestataire intial stipulaient, celui-ci était d'une profondeur bien trop faible, et les drains amenant l'eau du bassin par en-dessous étaient pour beaucoup obstrués par les racines de roseaux. Pire! Certains drains avaient été écrasés lors du remplissage, et des réparations grotesques avaient été effectuées dans l'espoir de n'être jamais découvertes. On a, par exemple, pu voir une bouteille d'eau en plastique servir de tampon pour un tronçon de  tuyau de drain trop court!
Tel qu'il avait été conçu, ce lagunage n'avait aucune chance de durer, et il était réellement miraculeux qu'il ait fonctionné 5 ans...
 
Démolition lagunage mal fait
 Mise au jour des drains existants
 
 
 
Drain rompu dans un lagunage
 Drain apparemment écrasé au remplissage lors de l'installation initiale
 
 
 
Drain colmaté
Drain colmaté par des racines de roseau (Phragmites australis) 
 
 
Pour pallier à cet imprévu très désagréable (le bassin de filtration devait être recreusé de deux fois sa hauteur pour que les drains soient préservés des racines!) nous choisîmes de conserver le même volume, mais sur une profondeur adaptée. Les doigts de fée d'un excellent terrassier permirent de gérer les importantes quantités de terre à déplacer sans que cela n'ait trop d'impact sur les aménagements existants -la tuyauterie d'arrivée d'eau en faisant partie.
 
 
Creusement nouveau lagunage
 
Ceci impliquait quelques modifications par rapport à nos plans, et nous pêchâmes par excès de modestie en n'osant pas monter nos bordures trop haut, de peur que la rivière qui sert à faire retourner l'eau dans le bassin nous réservât elle aussi quelque surprise quant à son étanchéité*. Ceci s'avéra un mauvais choix stratégique qui se régla finalement au printemps par un réajustement de la hauteur des bords du lagunage et un petit curage de la rivière qui put à terme faire preuve d'un débit suffisant.
Le surplus de bâche que nous avions laissé comme une marge de sécurité dans cette éventualité nous fut donc précieux.
 
 
Mise en place araignée rev
 
 
Pouzzo lagunage comp
 Mise en place de "l'araignée" de tuyaux de drainage et de la pouzzolane.La granulométrie de la couche la plus élevée sera plus fine.
 
Réfection entrée rivière
 Raccord entre la rivière et le lagunage
 
 Reprise de la bâche
 Reprise de la bâche pour réhausser le niveau, au printemps
(*Nous ne voulions pas refaire cette petite rivière à la fois par souci d'économie pour le client, mais aussi parce qu'elle était agréable, dessinée avec goût, qu'elle avait le mérite d'exister et qu'elle était apparemment exempte de fuite sur au moins 15 cm de profondeur)
   
 
En parallèle de notre intervention sur la "lagune maudite", nous reconstituâmes des berges correctes pour le bassin. Ceci impliqua, entre autres, que l'on construise (nous ne nous en sommes pas chargés) un muret plus stable que ne l'était la barrière anti-rhizomes supposée retenir les bambous, que l'on remodèle certains contours et que l'on crée des reliefs internes.
 
 
Rénovation berge bambous
 Déplacement des bambous surnuméraires et élimination des rhizomes dangereux
 
 
Rénovation berge parpaings
 
 
Rénovation berges et pouzz 
Travaux de modification des berges
 
 
   
Par ailleurs, un nouveau plan de plantation fut décidé, qui tenait compte des diverses modifications et de l'adaptation des essences aux goûts du propriétaire et conditions de culture.
 
plan mare couleur comp
 
 
Ah, si, j'oubliais...
 
Pour diverses raisons, toutes très valables, nous ne pûmes travailler en assec et donc vider la mare. Dans ces conditions, la moindre intervention sur la bâche devient compliquée, et un travail en-dessous constitue un effort collossal, même pour aménager une petite excavation d'un mètre carré à la manière d'un mineur de fond du XVème siècle. Un litre d'eau, c'est 1 kg de masse verticale; imaginez la poussée d'une mare sur chaque centimètre carré de bâche tendue sur toute sa surface, lorsque l'on creuse dessous...
 
Modifications berges
 
 
Pour nous reposer, nous plaçâmes alors, encore, quelques roches à la main.
 
Roches et pouzzolane
 
Quand nous êumes achevé de mettre en place nos différentes structures, l'hiver particulièrement mordant cet année-là vint emprisonner tout l'aménagement dans 50 cm de glace pendant quatre semaines polaires. Et mettre nos nerfs à l'épreuve, certaines plantations ayant été effectuées en toute fin d'automne, au mois de décembre.
 
Mare nue et gelée
 
 
Ponton gelé
 
Le fait de produire les plantes "à la dure" nous a assuré des pertes très limitées sur l'ensemble, qui ne se sont que très peu ressenties au printemps, d'autant que nous avons remplacé la plupart des végétaux qui n'avaient pas survécu dès les premiers beaux jours.
 
Nous plantâmes dès mars les plantes pour le lagunage, afin qu'elles s'implantent au plus vite et que le dispositif filtre à nouveau ce plan d'eau qui en avait besoin.
 
Plantation lagune
 
   
 
Au bout du compte, le résultat fut à la mesure de nos attentes et, comble de bonheur, de notre client! L'été qui a suivi les travaux, l'eau commençait à (re)devenir limpide, permettant d'apprécier à nouveau les carpes koï multicolores évoluant en bancs dans la mare.
 
 
Mare rénovée
La mare lors de l'été qui a suivi les travaux
 
 Lagunage refait 08 2012
 
Le lagunage 6 mois après sa plantation 
 
 Eau éclaircie par le lagunage
L'eau s'éclaircissant progressivement en sortie de lagunage 
 
 Koïs    Kois
 
 Koï
  Le ballet des carpes koïs, que l'on ne voyait presque plus 
 
 
Petite série de "avant-après"
 
 
 
Berge à rénoverAv
ant
    Berges refaitesAp
rès 
Rénovation de bassin, E. Lenoir

 

 

 

 

 

 

  La berge massacrée par les bambous

 

Jeunes berges gelées Avant

Berge refaiteAprès

 

 

 

 Pousses en jardinières Avant

Pousses en jardinières 6 mois Après   Jardinières aquatiques

   Nos jardinières en géotextile, et leur évolution en 6 mois

 

 Sortie de lagunage agonisante Avant

 Lagunage 08 12 trop plein Après

  L'entrée de la rivière et la sortie du lagunage 

 

 Pousses en berge rénovée Avant

 Pousses en berge 1 anAprès

  La presqu'île de la tortue

 

Amenagements-0003.JPG Avant

 Amenagements-0959.JPG Après (de plus près) 

L'arrivée de l'eau en provenance du lagunage

Voici ce à quoi ressemble le lagunage aujourd'hui, quatre ans plus tard: 

 

 

 

 

 

 

LAgunage pour filtration de bassin

 

 

 

 

Etangs-0364.JPG

 Et l'ensemble a conservé assez de son naturel pour qu'un couple de colverts décident d'y élire domicile au printemps, et que madame y ponde! 

 

Et si vous voulez plus d'images de nos travaux, vous en trouverez d'autres ici

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