Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

conseils de plantation

Premiers stages à la Haie de Morgon, c'est parti!

Publié le par le père Lenoir

Premiers stages à la Haie de Morgon, c'est parti!

Dans moins d’une semaine, les premiers stages arrivent enfin à La Haie de Morgon grâce à Celestine Formation et ça va être formidable ! 


Le week-end prochain (1er et 2 mai), ce seront donc Les bases de la Permaculture par Christophe BICHON, qui les énoncera tout en finesse, en douceur et en précision à partir d’exemples concrets (apprendre de ses erreurs et constater les réussites concrètes, c’est top) et à l’aide de travaux pratiques.

Il reste quelques places, profitez-en!


L’occasion de voir ce que les morgonistes expérimentateurs font déjà sur place, et de comprendre un peu des mécanismes complexes de l’écosystème jardin...dans l’écosystème qui l’accueille.

Dans les prochaines semaines, vous pourrez également participer à une promenade ethnobotanique, un stage de découverte ornithologique, apprendre à faire du torchis, des enduits naturels, et plus encore!!

Et tout cela, à 400m de la pépinière, à la Haie de Morgon!

Premiers stages à la Haie de Morgon, c'est parti!
Premiers stages à la Haie de Morgon, c'est parti!
Premiers stages à la Haie de Morgon, c'est parti!
Premiers stages à la Haie de Morgon, c'est parti!
Premiers stages à la Haie de Morgon, c'est parti!
Premiers stages à la Haie de Morgon, c'est parti!
Premiers stages à la Haie de Morgon, c'est parti!
Premiers stages à la Haie de Morgon, c'est parti!

Voir les commentaires

Mince, on ne peut plus vous empoisonner!

Publié le par le père Lenoir

L'aconit napel, que nous ne produisons malheureusement pas à la pépinière, est l'une des plantes les plus toxiques de France.

L'aconit napel, que nous ne produisons malheureusement pas à la pépinière, est l'une des plantes les plus toxiques de France.

Par arrêté ministériel du 4 septembre 2020, le  Ministère des solidarités et de la santé (ne pourrait-on pas à l'avenir éviter la publicité mensongère lorsqu'on nomme les ministères, tel celui du dresse une liste de plantes réputées toxiques ou allergisantes "susceptibles de porter atteinte à la santé humaine" nécessitant de la part de ceux qui les commercialisent d'en avertir le consommateur. 

Ce qui est plutôt une bonne chose, en fait, pour le consommateur, nombre de végétaux couramment vendus étant loin d'être sans risques, en particulier pour certaines personnes sensibles.

Mais va-t-on abattre les forêts de charmes et de bouleau, interdire les berges des lacs et rivières à cause de la Canche ou de la baldingère, arracher les haies et topiaires d'ifs dans les cimetières et les parcs historiques ou brûler les maquis de cade pour mettre le paysage en conformité avec la loi
 

Phalaris arundinacea , pour les allergiques au pollen masochistes

J'aime assez l'idée que l'Etat donne la liste des poisons mortels et demande à ce qu'on les mentionne. J'aime un peu moins lorsqu'il nous demande de lister les plantes potentiellement allergènes, de leur coller un message préventif, alors que tellement de cochonneries chimiques sont en vente libre au rayon cosmétique, nettoyage, et que la pollution de l'air tue 58 000 personnes par an minimum en France. Et que dire des pesticides et des rejets de l'industrie...

Les cas graves causés par les végétaux recensés sont bien moins nombreux que ceux liés à la malbouffe et à la surconsommation, au stress, au manque d'exercice, et à bien d'autres causes qui mériteraient, bien plus qu'un message préventif, une éducation dès le plus jeune âge. 
Cette éducation qui faisait, par exemple, que l'on transmettait aux enfants le nom des plantes toxiques lorsqu'on se promenait avec eux dans la nature. 

Signe des temps, on va vous coller des étiquettes, ça  évitera de vous parler à ceux qui vous vendront des plantes en supermarchés ou jardineries sans âme.  

Pour aller plus loin, je vous invite à la lecture des très nombreux ouvrages consacrés aux plantes toxiques, dont les deux suivants, très documentés, que je considère comme deux références:

. Guide des plantes toxiques et allergisantes, de Michel Botineau 
. Plantes toxiques -Végétaux dangereux pour l'Homme et les animaux, de Jean Bruneton

 Vous pourrez les commander chez votre libraire, qui mettra peut-être un peu plus longtemps qu'Amazon pour vous les fournir, mais paie ses impôts en France et contribue à la vie locale. 

Mieux: participez à toutes les promenades botaniques ou ethnobotaniques que vous trouverez, ce sera l'occasion de retrouver du lien, et de profiter d'une transmission de ces savoirs rudéraux qui faisaient qu'on s'empoisonnait assez peu par accident, autrefois. En tout cas pas avec les plantes!

Dans l'attente, j'ai fait les mises à jour réglementaires obligatoires sur la boutique en ligne, où quelques poisons attendent de vous émerveiller. Par chance, le législateur en a oublié un certain nombre, mais comme je ne suis pas trop méchant, je ne l'ai pas attendu pour en signaler les risques lorsqu'il y en a!




 

Une petite sélection des Euphorbes que l'on peut trouver à la pépinière et dans le jardin. Toutes les euphorbes sont considérées "espèces pouvant entraîner des réactions cutanéomuqueuses" dans ce présent arrêté.
Une petite sélection des Euphorbes que l'on peut trouver à la pépinière et dans le jardin. Toutes les euphorbes sont considérées "espèces pouvant entraîner des réactions cutanéomuqueuses" dans ce présent arrêté.
Une petite sélection des Euphorbes que l'on peut trouver à la pépinière et dans le jardin. Toutes les euphorbes sont considérées "espèces pouvant entraîner des réactions cutanéomuqueuses" dans ce présent arrêté.
Une petite sélection des Euphorbes que l'on peut trouver à la pépinière et dans le jardin. Toutes les euphorbes sont considérées "espèces pouvant entraîner des réactions cutanéomuqueuses" dans ce présent arrêté.
Une petite sélection des Euphorbes que l'on peut trouver à la pépinière et dans le jardin. Toutes les euphorbes sont considérées "espèces pouvant entraîner des réactions cutanéomuqueuses" dans ce présent arrêté.
Une petite sélection des Euphorbes que l'on peut trouver à la pépinière et dans le jardin. Toutes les euphorbes sont considérées "espèces pouvant entraîner des réactions cutanéomuqueuses" dans ce présent arrêté.
Une petite sélection des Euphorbes que l'on peut trouver à la pépinière et dans le jardin. Toutes les euphorbes sont considérées "espèces pouvant entraîner des réactions cutanéomuqueuses" dans ce présent arrêté.
Une petite sélection des Euphorbes que l'on peut trouver à la pépinière et dans le jardin. Toutes les euphorbes sont considérées "espèces pouvant entraîner des réactions cutanéomuqueuses" dans ce présent arrêté.
Une petite sélection des Euphorbes que l'on peut trouver à la pépinière et dans le jardin. Toutes les euphorbes sont considérées "espèces pouvant entraîner des réactions cutanéomuqueuses" dans ce présent arrêté.
Une petite sélection des Euphorbes que l'on peut trouver à la pépinière et dans le jardin. Toutes les euphorbes sont considérées "espèces pouvant entraîner des réactions cutanéomuqueuses" dans ce présent arrêté.
Une petite sélection des Euphorbes que l'on peut trouver à la pépinière et dans le jardin. Toutes les euphorbes sont considérées "espèces pouvant entraîner des réactions cutanéomuqueuses" dans ce présent arrêté.
Une petite sélection des Euphorbes que l'on peut trouver à la pépinière et dans le jardin. Toutes les euphorbes sont considérées "espèces pouvant entraîner des réactions cutanéomuqueuses" dans ce présent arrêté.
Une petite sélection des Euphorbes que l'on peut trouver à la pépinière et dans le jardin. Toutes les euphorbes sont considérées "espèces pouvant entraîner des réactions cutanéomuqueuses" dans ce présent arrêté.
Une petite sélection des Euphorbes que l'on peut trouver à la pépinière et dans le jardin. Toutes les euphorbes sont considérées "espèces pouvant entraîner des réactions cutanéomuqueuses" dans ce présent arrêté.
Une petite sélection des Euphorbes que l'on peut trouver à la pépinière et dans le jardin. Toutes les euphorbes sont considérées "espèces pouvant entraîner des réactions cutanéomuqueuses" dans ce présent arrêté.

Une petite sélection des Euphorbes que l'on peut trouver à la pépinière et dans le jardin. Toutes les euphorbes sont considérées "espèces pouvant entraîner des réactions cutanéomuqueuses" dans ce présent arrêté.

Voir les commentaires

Stage bassins et zones humides au Feÿ le 3 avril 2021

Publié le par le père Lenoir

Peut être une image de 1 personne, fleur, plein air et texte qui dit ’Nature AMI.E.S & Culture rduFEY samedi 3 avril Gestion de l'eau au jardin Création d'une mare Éric Lenoir dimanche 4 avril À la rencontre des plantes sauvages / Des sous-bois l'assiette Pauline Daviet & Aurélien De Villèle Le P.a.r.c Château du Fey, 89300 Villecien à1h3 Paris, 35 min d'Auxerre Infsb Infos billetterie ww.célestine-formation.fr rebura’

 

Le 3 avril 2021, j'animerai au chateau du Feÿ (89) une journée de stage auyour de la gestion des zones humides, mares et bassins au jardin. 

Réservations ici et programme ci-dessous:

 

Stage bassins et zones humides au Feÿ le 3 avril 2021
Stage bassins et zones humides au Feÿ le 3 avril 2021
Stage bassins et zones humides au Feÿ le 3 avril 2021
Stage bassins et zones humides au Feÿ le 3 avril 2021

Voir les commentaires

Formation sur les mares et bassins au Potager du roi de Versailles

Publié le par le père Lenoir

Formation sur les mares et bassins au Potager du roi de Versailles

J'ai l'honneur et le plaisir de vous annoncer que je donnerai un cycle de cours concernant les mares et les bassins dans le cadre de la formation  continue à l'Ecole Nationale Supérieure de Paysage de Versailles au printemps prochain. 

Objectif de la formation: 

Les règles qui régissent les mares, bassins, sont généralement méconnues, souvent très différentes de celles concernant tout autre espace vert paysager ou naturel. Ces lieux dont les vocations peuvent être multiples (loisir, écologie, pisciculture, rétention des eaux pluviales, etc.) nécessitent donc un apprentissage dédié.

Cette formation complémentaire a pour objectif d'améliorer la compréhension de ces milieux, et de donner les bases nécessaires avant de se lancer dans un projet de création, ou pour gérer des sites existants. Orienté dans le sens d'une gestion durable et écologique, il sera étayé par des exemples ainsi qu'une présentation des principales plantes aquatiques ou de berges.

Apporter à des amateurs et à des candidats à la conception de jardins dans le paysage les connaissances de base générales pour la création et la gestion des mares et bassins, que leurs fins soient écologiques, ornementales ou utilitaires.

Au plaisir de peut-être vous y retrouver!

Pour les infos pratiques, programme et tarifs, c'est ici

 

Formation sur les mares et bassins au Potager du roi de Versailles

Voir les commentaires

Stage jardin punk en situation

Publié le par le père Lenoir

Stage jardin punk en situation

Parfois, notre métier consiste à ne pas faire grand-chose, voire à ne rien faire. Non pas qu'il consisterait à devenir totalement passif, mais plutôt à retrouver l'humilité du jardinier idéalisé dans l'inconscient collectif: patient, discret, amoureux de la nature et à l'écoute des fleurs et des arbres. 
En bref, savoir agir lorsque c'est nécessaire et savoir préserver ce qui est déjà présent et mérite qu'on s'en émerveille ou s'en réjouisse. N'est-ce pas là la base du respect pour le vivant, et un gage d'économie de temps, d'énergie pour occuper l'espace dont nous ne sommes que -tout au plus le temps d'une vie- les locataires? 
Si le sujet vous intéresse, et si vous êtes disponibles le dimanche 18/10, vous pourrez participer au stage organisé par Célestine Formations au très agréable Moulin de Paul, à Courtenay (45) et peut-être démarrer une compréhension nouvelle du paysage, du jardin, et de la façon dont on les occupe. 

Pour en voir plus sur facebook:
https://www.facebook.com/events/366055638115708/

Et pour s'inscrire, c'est ici

Jardiner, c'est aussi et surtout savoir lâcher prise face à ce que la nature peut offrir d'inattendu

Jardiner, c'est aussi et surtout savoir lâcher prise face à ce que la nature peut offrir d'inattendu

Voir les commentaires

Formation Création d'une mare ou d'un bassin naturaliste

Publié le par le père Lenoir

Formation Création d'une mare ou d'un bassin naturaliste

Notions fondamentales pour la compréhension,  l’aménagement et la gestion des milieux aquatiques artificiels à vocation écologique, fonctionnelle ou ornementale.

Samedi 25 janvier et dimanche 26 janvier 2020
Maison des murs à pêches
89, rue Pierre de Montreuil – 93100 Montreuil

La gestion et la création des plans d’eau est une problématique majeure aujourd’hui, qui fait écho aux problématiques globales comme à celles beaucoup plus locales.  Ces lieux dont les vocations peuvent être multiples (loisir, écologie, ornement, aquaponie, rétention des eaux pluviales, etc.) sous soumis à toutes sortes de pressions particulières, qu’il s’agisse de la pollution, de l’érosion, de la survenue d’espèces invasives, de la fragilité des berges ou bien encore d’une loi-cadre sur l’eau très contraignante. Leur création peut être techniquement assez facile comme s’avérer un horrible cauchemar si on s’y prend mal.
Ce stage a pour objet d’améliorer la compréhension de ces milieux, et de donner les bases nécessaires avant de se lancer dans un projet de création, ou pour gérer des sites existants. Orienté dans le sens d’une gestion durable et écologique,  il sera étayé par des exemples concrets et comportera un important volet pratique.

Formation proposée par Eric Lenoir,
Eric Lenoir est paysagiste et pépiniériste dans l’Yonne, en Bourgogne, en plein cœur de la France.
Diplômé de l’Ecole Du Breuil, il s’est au fil du temps spécialisé dans les milieux sauvages et aquatiques, tout en ne perdant pas de vue sa formation initiale pour les jardins plus traditionnels. Passionné, très sensible à la notion d’écologie, il propose une approche à l’écart des sentiers battus, avec un regard résolument singulier.
Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Plantes aquatiques et de terrains humides et Créer simplement un bassin de jardin aux éditions Ulmer, ainsi que le Petit traité du jardin punk (Prix St Fiacre 2019) aux éditions Terre Vivante.

http://www.ericlenoirpaysagiste.com/

https://fr-fr.facebook.com/ericlenoir.paysagiste.7

Au programme :
Samedi :
9h00  Introduction théorique en salle

11h Prise de connaissance du site destiné à accueillir l’aménagement futur (Jardin Fruits Défendus), de celui à réhabiliter (Jardin Pouplier), expression des besoins et contraintes, découverte des matériaux.
 
12h/12h30 Déjeuner
 
13h30/14h00 Reprise en salle pour débriefing et établissement d’un plan d’action préalable.
 
17h/17h30 Fin de journée


Dimanche (en fonction de la météo):
9h00 RDV sur le terrain (site défini la veille) avec outils, bottes et vêtements de travail pour mise en chantier pédagogique ou approfondissement des connaissances.

12h/12h30 Déjeuner
 
13h30/14h Reprise du chantier
 
17h/17h30 Retour au bercail

Attention, le nombre de places est limité.
Il est impératif de suivre les deux jours de formation.
 L’intégralité de la formation à lieu en salle chauffée.
Tarif : 80 euros pour les deux jours.
L’inscription et le paiement global sont obligatoire via le site HelloAsso

Horaires : de 9h00 à 17h00-17h30 (prévoir de terminer à 18h00 au cas où).

Attention la formation démarre à 9h00 pétante ! Merci de venir en avance, des collations (thé, café, gâteaux…) vous seront offertes.
Le repas du midi aura lieu en mode partagé (auberge espagnole). Merci d’amener vos spécialités culinaires et vos couverts (verres, tasses, couteaux, fourchettes, assiettes…)
Le dimanche soir lors de la clôture de la formation nous organiserons un petit pot de l’amitié.

La formation aura lieu à la Maison des murs à pêches au 89, rue Pierre de Montreuil à Montreuil (93100)

 

https://senshumus.org/2020/01/14/formation-creation-dune-mare-ou-dun-bassin-naturaliste/

Voir les commentaires

Et si on achète en ligne?

Publié le par le père Lenoir

Arrosage abondant avant mise en place au bassin

Arrosage abondant avant mise en place au bassin

Acheter des plantes en ligne, c'est bien, surtout si vous achetez chez nous... La boutique est d'ailleurs ICI, si vous ne l'aviez pas hasard pas encore trouvée.

Mais vous êtes en droit de ne pas savoir comment vous allez vous dépatouiller de vos plantes une fois le colis reçu. Chaque pépinière a son mode d'expédition de prédilection, et des conditionnements pouvant être très variables en fonction des producteurs (quand ce sont bien des producteurs qui vous les envoient), même pour des variétés identiques. 

Chez nous, nous avons choisi une solution qui ressemble à notre façon de produire et d'aborder le végétal, c'est à dire en privilégiant la santé de la plante avant tout, et en permettant que son installation soit optimale au moment où nous l'expédions. Cela implique de ne pas envoyer les plantes à n'importe quel moment de la saison (le site est régulièrement mis à jour) et de reconditionner chaque sujet pour que la motte ou la plante en racines nues que vous recevrez ne souffre ni du transport ni de la transplantation. De la souplesse à tous les niveaux, pas d'objet dur (les godets sont parfois terribles pour les plantes voisines) et un emballage optimal mais minimal parce que l'environnement tout ça tout ça. 

Une petite étiquette par variété, parce que vous n'êtes pas supposés être botanistes et que reconnaître un iris d'un iris ou un Nymphéa d'un Nymphéa sans la fleur, ce n'est pas évident, et le tour est joué!

Voici donc une petite notice illustrée pour vous donner les quelques infos essentielles dont vous avez besoin au moment du déballage de votre colis quand, au terme de son voyage de 48 heures, il parvient chez vous...

 

(Version visible depuis la page de la boutique ICI)


 

Tutoriel plantations plantes vivaces et aquatiques
Tutoriel plantations plantes vivaces et aquatiques
Tutoriel plantations plantes vivaces et aquatiques
Tutoriel plantations plantes vivaces et aquatiques
Tutoriel plantations plantes vivaces et aquatiques

Tutoriel plantations plantes vivaces et aquatiques

Voir les commentaires

Du terreau, mais pas n'importe lequel

Publié le par le père Lenoir

Du terreau, mais pas n'importe lequel

Oui, je sais, ce n'est pas forcément l'article le plus sexy que je vous aie proposé ici. 

Mais, bon, vous conviendrez avec moi que c'est quand même un point essentiel dans la réussite de plantations en pots et jardinières que la qualité du substrat que l'on y emploie. 
Si vous plantez en pot dans un bassin plutôt que sur votre terrasse, le problème est le même...quelques contraintes techniques en plus. 

Un terreau pour plantes aquatiques doit avoir des qualités essentielles:


-Etre relativement riche en matière organique et en minéraux (pensez à la vase des étangs, ou aux berges de rivières riches en alluvions)

-Etre stable dans l'eau, et ne pas se disperser sitôt qu'il est mis en place (vous savez, avec plein de débris qui flottent, dont vous vous dites ensuite "ah, tiens, il y avait aussi de ça dans mon terreau!")

-Ne pas libérer trop de tanins pour ne pas colorer l'eau ni intoxiquer les organismes aquatiques (dont les poissons)

-Ne pas contenir d'office d'engrais chimique risquant de faire brutalement monter le taux de nitrates du bassin, avec tous les inconvénients plus ou moins dommageables que ça implique.

Il existe des terreaux pour bassins, pour plantes aquatiques, pour bassins aquatiques, pour plantes de bassins et probablement d'autres formules du genre chez différents fabricants. A ce jour, je n'en ai jamais trouvé sur le marché qui convienne à ma production, car aucun ne réunissait vraiment toutes les qualités mentionnées plus haut. Bon nombre sont largement composés de tourbe noire -pauvre, pauvre, pauvre, et carrément pas écolo en termes d'exploitation- garnie en sable pour le lester un peu et en fertilisant pour que les plantes sorties de jardinerie survivent au moins une saison dans votre bassin. Autant vous dire qu'il n'y a pas de quoi se rouler par terre de satisfaction. 

Vous pouvez aussi le faire vous-même, avec de la terre de jardin très argileuse si vous en avez, un peu de sable et un peu de compost ou de terreau, c'est généralement très bien si l'on n'est pas dérangé par le relargage momentané de particules d'argile ou de compost. Très franchement, c'est ce que je conseille d'employer à mes clients pour plus d'économie, et je le fais souvent moi-même sur nos chantiers.

Nonobstant (oui, ce mot rare et passé en désuétude peut paraître surprenant, mais je l'aime très fort), pour plus de facilité d'emploi, d'homogénéité et deux ou trois autres raisons encore, j'ai préféré faire composer mon propre terreau par un fabriquant qui me satisfaisait déjà par ailleurs par d'autres produits. Ainsi, celui que nous employons à la pépinière et sur nos chantiers est 100% fabriqué pour nous et nous seuls, selon une composition que j'ai déterminée il y a plusieurs années maintenant et qui nous donne entière satisfaction. Ajoutez-y un peu de corne broyée, et il est absolument parfait. 

Tout ça pour vous dire que, enfin, après une longue période d'impossibilité technique de la part de la filière d'ensachage qui n'en voulait pas (ce sont les terreaux les plus lourds du producteur, il a notamment fallu adapter la taille des sacs en fonction de leur solidité et de la manutention), nous avons enfin des sacs de ce terreau disponibles à la vente pour les particuliers ET les professionnels.

J'aurais pu commencer par vous dire cela et vous auriez pu repartir à vos occupations plus tôt, mais j'ai toujours quelques scrupules à n'être que bassement commerçant...

Pour me faire pardonner et susciter l'envie, une petite photo de conclusion du genre de compositions aquatiques que l'on peut obtenir avec ce terreau, sous l'eau et même quand il pleut:



 

Plantations en pot dans un bassin

Plantations en pot dans un bassin

Voir les commentaires

Entretien de fin d'hiver des bassins

Publié le par le père Lenoir

Mare "naturelle" à la fin de l'hiver

Mare "naturelle" à la fin de l'hiver

Nous sommes en mars. A priori, c'est bientôt le printemps.
Vous êtes je crois nombreux à vous demander ce qu'il faut faire de votre bassin -et des plantes qui s'y trouvent- à la fin de l'hiver. Quels travaux dans le bassin après l'hiver? Quel entretien? 



La réponse est simple: laissez-moi tout ce monde-là tranquille!

 

Equisetum hyemale et Potentilla palustris

Bon...
Ok...
Je vois bien que cette réponse ne vous suffit pas...
Pourtant, je vous assure que c'est généralement la meilleur chose qui se puisse faire!

Mais puisque vous  insistez, voici quelques indications qui pourraient vous servir. 

Tout d'abord - et pardon d'insister- évitez d'agir si ce n'est pas nécessaire: le bassin, la mare ou l'étang sont des milieux à l'équilibre fragile, qui mérite donc qu'on lui laisse le temps de s'installer, de se réveiller, de perdurer. Toute intervention reste une perturbation de cet équilibre parfois précaire, et les périodes  telles que la sortie d'hiver ou le repos hivernal doivent être préservées autant que faire se peut. 

Toutefois...(Oui, il y a un "toutefois", sinon ce n'est pas la peine d'écrire un article).
Les plantes aquatiques produisent souvent une biomasse importante, c'est à dire qu'elles poussent très fort durant toute la belle saison, et qu'ensuite les parties fanées deviennent une grosse réserve de matière organique. C'est bien, mais jusqu'à un certain point. 
De la vase, il en faut, mais pas trop quand même. Ceci se ressent d'autant plus que le bassin est petit. Toute cette matière organique, si elle forme un magnifique substrat et support de vie, va consommer de l'oxygène pour se décomposer (je ne vais pas vous faire une leçon maintenant, mais sachez seulement que certaines bactéries dites aérobies consomment beaucoup d'oxygène pour décomposer la matière organique). Cet oxygène est susceptible de manquer aux animaux aquatique et même à ces bactéries!

Bref, pour faire simple: si votre bassin est petit et qu'il y a beaucoup de plantes dedans, il peut être intéressant d'en tailler le surplus en fin d'hiver, et surtout de l'exporter sur le tas de compost. 

Ensuite, si vous avez des plantes en pots ou en paniers (je le redis, les paniers ne sont presque jamais une nécessité mais les jardineries aiment bien vous en vendre parce que c'est beaucoup plus cher que de banals pots en plastique, tout aussi efficaces s'ils sont stables), il sera probablement nécessaire de pratiquer au moins tous les deux ans une petite séance de rempotage ou, si le rempotage n'est pas possible, de fertilisation. Rien de très compliqué: on sort le pot du bassin, la plante du pot si c'est possible, et après avoir limité le volume de la plante et de ses racines (votre tas de compost adorera le surplus), on y fait l'appoint en terre de jardin lourde et corne broyée. Il existe aussi des terreaux pour plantes aquatiques pas toujours très bons et des engrais "spécial bassin" qui ne sont pas forcément d'un très bon rapport qualité-prix non plus. Les engrais pelliculés à dispersion lente (type "osmocote" ou "nutricote" pour tomates ou plantes fleuries), qui se libèrent sur plusieurs mois sans pic de nitrates sont un moindre mal. Il faut cependant les utiliser avec beaucoup de parcimonie pour ne pas risquer de polluer le bassin par un excès de nitrates. Au moins, avec la corne broyée on ne risque aucun excès de nitrates car l'Azote en est libéré très, très lentement. De plus c'est un bon activateur biologique. 

Enfin, dans le cas où je ne n'aurais pas été suffisamment clair, ne faites rien si tout va bien. En particulier si vous voyez des masses gélatineuses transparentes à noyaux noirs: c'est que des batraciens ont décidé d'élire domicile dans votre plan d'eau. Dans quelques semaines, si vous ne les embêtez pas, vous les verrez se transformer en myriades de têtards. Ne prenez pas peur: dans la nature, il y en a environ 1/100 qui parvient à l'âge adulte, le reste faisant les frais de l'appétit féroce des notonectes, hérons, poissons et autres larves de libellules. 



Oeufs de batraciens
 

 

Voir les commentaires

Affronter la sécheresse

Publié le par le père Lenoir

Voilà maintenant des jours et des jours qu'il n'a pas plu, sinon juste assez pour coller la poussière au sol. Vous vous demandez peut-être ce qu'il faut faire pour préserver les plantes aquatiques pendant une sécheresse...

 

 P1050887.JPG

 

Il devient de plus en plus difficile d'arroser dans la plupart des régions, et même ici, en production, abreuver les plantes pose un certain nombre de cas de conscience.

Les plantes d'eau résistent pourtant bien mieux qu'on ne pourrait le croire à ces épisodes secs, rendus plus difficiles qu'à l'accoutumée cette année par leur caractère prématuré dans la saison.

 

Iris versicolor kermesina 2

 

C'est ainsi que des végétaux installés depuis suffisamment longtemps, ou habitués à des conditions un peu dures, voire les deux, vont affronter courageusement ce début d'été intervenu depuis le mois d'avril. Certains se demandent certainement s'il est nécessaire de prendre des précautions particulières ou non. La réponse est...peut-être! 

 

Equisetum americanum 5

 

Les végétaux les plus gênés par ce type de conditions climatiques seront ceux qui peuplent les bassins artificiels non alimentés, et qui vivent dans des bacs, le plus souvent ajourés. Pour eux, pas de triche possible: pas d'eau = pas d'eau!

Si cela ne causera rien de préjudiciable à long terme pour des plantes robustes tels Carex, Iris pseudacorus ou encore Caltha, et Acorus, d'autres supporteront moins bien cette adversité, comme les Pontederia, Equisetum et autres Calla palustris. Pour celles-ci, si les bacs ne sont plus suffisamment mouillés, pas d'alternative: arrosage aussi souvent que possible, au moins pour que le substrat reste frais, un peu humide.

 

Cependant, qu'on ne s'y trompe pas: l'été existe dans toutes les régions tempérées d'où proviennent la plupart des plantes aquatiques cultivées, et dans leur milieu naturel elles doivent souvent subir des conditions analogues. Certaines plantes, telles Anemopsis californica, peuvent même rester des mois en plein désert du Mexique à attendre une hypothétique pluie!

    Anemopsis close

 

Anemopsis californica

 

plantes-en-culture-0446.JPG

 

Sagittaria, joncs et Carex se débrouillant dans un sol sec

 

Ainsi, les Alisma, Sagittaria, et autres plantes à racines bulbeuses vont entrer en dormance, se "réfugiant" dans leurs racines charnues jusqu'à recevoir à nouveau l'irrigation nécessaire, d'autres comme les Iris vont se nanifier, offrir une prestation du genre "minimum syndical" afin de ne pas épuiser leurs rares ressources. D'autres encore vont vivre presque normalement, se contentant d'accélérer leur cycle pour être en quelque sorte débarrassées de leurs fonctions reproductrices, énergivores, au plus vite, quitte à ce qu'elles durent le temps d'un déjeuner de soleil.

 

Eriophorum angustifolium 3

 

Je pourrais citer l'exemple des Hydrocotyles ou des Eriophorum (linaigrettes) qui doivent actuellement se débrouiller dans l'argile pure, raide comme une poterie, ou les graviers avec pour seul apport la rosée matinale, si faible soit-elle.

Dans les mares et les étangs, les choses se passent différemment, le sol restant frais en profondeur, et la plupart des plantes pouvant en bénéficier, y compris les nympheas qui peuvent rentrer en dormance dans la vase pendant des mois si c'est nécéssaire!

  P1070347.jpg

 

Bref, pas de panique! Il convient toutefois d'arroser les jeunes plantations de berge, qui seront celles qui profiteront le moins des rares précipitations, qui ruisselleront le plus souvent sur les surfaces lisses et pentues. Pour autant, pas d'arrosages intempestifs, mais plutôt un dosage spartiate, qui les forcera à s'implanter en profondeur plutôt que de produire un système racinaire de surface, plus sensible aux variations brutales de température et d'hydrométrie. Un arrosage de survie une à deux fois par semaine est généralement suffisant -en tout cas avec les plantes produites chez nous, rompues aux conditions de culture extrêmes!

 

Une dernière observation: la sécheresse est à bien des niveaux comparable pour les plantes aquatiques à un hivernage, lorsque le sol est gelé, et qu'elles ne peuvent plus rien y puiser. Par conséquent, la plupart des plantes rustiques peuvent y faire face sans trop de problème, se réservant     le plus naturellement du monde pour un automne éclatant.

 

Grenouille face

 

 

 

Voir les commentaires

1 2 > >>