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Articles avec #conseils de plantation tag

Cohabitation avec les anatidés

Publié le par le père Lenoir

Plantes « canardorésistantes »

 

(sarcelles sur  un tapis de Phalaris 'tricolor')

 

Nombre de possesseurs de pièces d’eau ne peuvent se priver du plaisir d’avoir quelques anatidés à leur surface. Ainsi colverts, chipeaux, fuligules, sarcelles et autres tadornes et mandarins viennent y prendre place, ou bien y sont déjà installés de longue date.

Autant dire qu’installer des plantes dans ces conditions peut présenter quelques difficultés, augmentant avec la densité de volatiles. Dans l’idéal, il convient de protéger les végétaux nouvellement implantés pendant 1 à deux ans, le temps qu’ils constituent des racines et une souche suffisante pour compenser les dégâts infligés par les volatiles. Protégé par un grillage le temps de s’installer, même un tendre et délicieux nénuphar a ses chances !

Voici donc une liste absolument pas exhaustive des plantes qui résistent le mieux aux canards et autres oiseaux d’eau, ou qui peuvent leur offrir un gîte appréciable :

 

Acorus calamus

(Acorus calamus 'variegatus')

 

Acorus gramineus (et var.)

Atropa belladonna (toxique)

Carex muskingumensis

Carex pendula

(Carex muskingumensis)

 

Carex pseudocyperus

Cyperus longus

Equisetum scirpoides

Filipendula ulmaria

Filipendula vulgaris ‘plena’

Hippuris vulgaris (planté à + de 30 cm de profondeur)

Hypericum tetrapterum

Iris pseudacorus

Iris chrysographes

Iris versicolor

(Iris versicolor)

 

Juncus effusus ( et inflexus ‘glaucus’)

Juncus ensifolius

Lythrum salicaria

(Typha latifolia 'variegata')

 

Mentha aquatica

Molinia arundinacea

Nuphar lutea (si préservé pendant 1 an)

Nymphea ‘Colonel HJ Welsh’, Candida, Alba, Charles de Meurville (parmi les plus prolifiques)

Nymphoides peltata  

(Nymphoides peltata)

 

Oenanthe aquatica ‘flamingo’

Potamogeton natans

Phalaris arundinacea (et ‘tricolor’ et ‘picta’)

Phragmites australis (et «’variegata’)

Thelypteris palustris (après 1 an d’installation)

(Carex variés godet)

 

Typha latifolia

Typha stenophylla

Veronica beccabunga

Zizania latifolia

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Etat des lieux mois de juillet

Publié le par le père Lenoir

Milieu de l'été, ou presque, si l'on peut dire, cette année!
Les nénuphars sont en pleine floraison, et les Lotus aussi, malgré un manque de chaleur et d'ensoleillement certain; même les nympheas exotiques 'Pensylvania' parviennent à fleurir. a croire que c'est la dose d'amour qui leur est apportée qui les motive pour donner un tel éclat!

Pensylvannia


Les autres plantes, quant à elles, profitent pour la plupart de cet été particulièrement pluvieux, mais beaucoup  d'eau sans soleil pendant plusieurs jours, suivis d'une forte et brutale chaleur, c'est plus qu'il n'en faut pour les végétaux: le choc thermique leur nuit considérablement, aucune plante n'aimant la violence! On a d'ailleurs pu voir un peu partout des prunes prêtes à mûrir sécher comme des pruneaux en trois jours, restant suspendues aux branches!
Persicaria affinis


En attendant, Les gunneras sont superbes, les renouées et les Physostégies aussi et les fougères ont pour la plupart pris racine au point d'être parfaitement commercialisables en godets.
Physostegia virginiana

Pontederia lanceolata


Les pontédéries et les Thalias élancent leurs fleurs aussi haut qu'elles le peuvent et les Salvia pratensis n'en finissent plus de fleurir...

Thalia dealbata

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Prêles

Publié le par le père Lenoir

Voici quelques variétés de prêles (Equisetum sp.) cultivées à la pépinière.
Ces plantes, parmi les plus archaïques, seules représentantes de la famille des equisetaceae, n'ont quasiment pas évolué depuis la nuit des temps.
A l'époque des dinosaures, elles mesuraient plusieurs mètres de haut (il en reste certaines variétés tropicales atteignant 4 m!) et leur servaient de nourriture.

Ormis leurs qualités esthétiques très graphiques, elles ont un certain nombre de vertus médicinales ou autres. Elles sont reminéralisantes (comme la consoude ou l'ortie, très déconseillées aux personnes ayant des problèmes reinaux), les décoctions servent au jardin de fongicide et d'insectifuge, et elles participent à l'épuration des eaux et aident au maintien des berges. On peut aussi signaler leur emploi de plus en plus fréquent dans les bouquets, leur forme et leur tenue en vase étant sans faille. Notons aussi l'emploi d'Equisetum hyemale (la prêle d'hiver, endémique en France) par les doreurs qui apprécient ses vertus abrasives douces pour la préparation des objets à recouvrir de feuilles d'or...

equisetum-jap-3.JPGEquisetum-japonicus-pousses.JPGEquisetum japonicum, et ses pousses tendres du printemps


En guise d'inflorescence, elles présentent au printemps ou en été selon les espèces un épi sporifère arrondi, grisâtre à brun-noir. 
Préférant les terrains neutres à acides (surtout Equisetum japonicum) elles ont tendance à se développer à outrance dans un biotope favorable (pieds dans l'eau ou terrain frais à humide, léger de préférence). Elles sont généralement très rustiques  et supportent sans encombre de passer une partie de l'hiver prises dans la glace.





 

E. fluviatile, la prêle des cours d'eau.
 Au printemps, ses pousses sont très colorées, brun-orangé et vertes en
 alternance, avec quelques inflorescences au bout de certaines tiges. Elle pousse naturellement sur les berges humides des rivières.


Equisetum hyemale, la "prêle d'hiver", plus grosse et peu exigeante.
Elle  se différencie de E. japonicum principalement par sa couleur, vert plus soutenu, et sa persistance hivernale plus marquée, même lors de fortes gelées
.


 

Equisetum-Kamtchatcense-pousses.JPG

Equisetum camtschatcense, encore plus grande (plus d'1.50m dans un sol frais et léger, neutre à acide, pas nécessairement humide), qui, comme E. americanus - qui lui ressemble énormément - fait des merveilles en vases ou potées,
placées de chaque côté d'une entrée par exemple.


Equisetum-americanum-5.JPGEquisetum-americanum-4.JPG
E. americanus, et son exubérant développement



E. variegatum (pas plus panaché que moi), une petite variété (environ 25/30 cm)bien structurée, érigée.

Et la plus petite d'entre toutes
Equisetum scirpoides, la prêle faux-scirpe, aux chaumes très fins. Elle pousse à l'état naturel dans les tourbières et les marais d'Amérique du Nord, et passe l'hiver pris dans la glace. c'est aussi l'une de celles qui accepte le mieux la submersion, jusqu'à plus de 10 cm de profondeur (testée à -30 cm avec succès à la pépinière).

Equisetum-scirpoides-hiver-comp.jpgEquisetum scirpoides en hiver





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Conseils de plantation

Publié le par le père Lenoir

Conseils de plantation

Rien n'est plus simple que planter des plantes aquatiques, hormis quelques rares exceptions. Voici quelques conseils simples pour les régions tempérées, bientôt illustrés à destination de tous.

Nénuphars: (d'avril à octobre)
les tiges de nympheas flottent si elles ne sont pas ancrées au fond de l'eau, à la profondeur qui leur sied. Par conséquent, les deux méthodes selon le type de pièce d'eau où ils sont placées sont:

* rempotage dans un grand pot ou un panier, avec un terreau pour plantes aquatiques ou, mieux, de la terre de jardin ( lourde et glaiseuse de préférence) avec un petit tapis de graviers à la surface de la motte pour fixer le substrat et éviter que les poissons ne déterrent la racine qui, comme dit précédemment, flotterait. Ajouter de la corne broyée, torréfiée si possible en guise de fertilisant.

* Mise en place dans un bassin à fond vaseux, une mare ou un étang: laisser le nymphea dans son conteneur (le pot) de culture dans lequel auront été pratiqués plusieurs trous d'un bon diamètre (environ 5cm) pour permettre aux racines de passer , et lâcher l'ensemble à la bonne profondeur. Si, dans un souci écologique, il n'est pas possible de laisser le conteneur dans l'eau, il faut alors dépoter délicatement le nénuphar et attacher une lourde pierre sous son rhizome (la grosse racine charnue) pour lester l'ensemble.

A savoir: le nénuphar n'aime pas le courant, il ne faut par conséquent pas le placer dans un endroit où l'eau circule trop vaillament. De plus, si l'on veut le voir fleurir,  il est indispensable de lui fournir un emplacement bénéficiant d'au moins 6 heures de soleil par jour.
Ennemis: ragondin, rat musqué, canards (pour les jeunes sujets de moins de 2 ans), carpes amour, grosses Koï, pucerons.
Protection: contre les ragondins, faire une "cage" en treillis soudé (pour faire le béton armé) , contre les canards un simple grillage à poules dressé en cylindre, dépassant légèrement de la surface de l'eau. Contre les pucerons, du grillage encore, mais momentanément, vraiment en cas de forte infestation: placé sur les feuilles pour les submerger pendant quelques jours, le temps de noyer les pauvres homoptères mal inspirés dans le choix de leur hôte...
Ce type de plantation est aussi valable pour : Aponogeton (à condition qu'il soit à l'ombre, même s'il y a un pu de courant), Nymphoides peltata, Potamogeton natans, Nuphar lutea et japonica et Trapa natans, si elle est plantée en cours de végétation.

Plantes de rives, plantes partiellement immergées enracinées  au  fond de l'eau :

Se trouvent dans ce groupe la majorité des plantes de bassin, notamment les joncs, scirpes, massettes, pontedéries, prêles, sagittaires, trèfle d'eau, calla, orontium, papyrus et autres cyperus,  etc... tous les végétaux qui vont être plantés entre 0 et -40 cm de profondeur.

Première étape: faire tremper avec le conteneur de culture dans l'eau pendant environ 2 à 5 minutes, le temps que la motte s'imbibe complètement et ne flotte pas.
 * En bassin artificiel sans vase : rempoter  dans  un grand pot, un panier ou une jardinière conséquente  (trop étroites, elles basculent facilement) avec un terreau pour plantes aquatiques ou de la terre de jardin, lourde et glaiseuse de préférence, enrichir avec de la corne broyée ou torréfiée. Si la plante est submergée, couvrir la surface de la motte avec du gravier pour stabiliser le substrat et éviter que les poissons n'y fouillent.

*En bassin à fond vaseux, en étang, mare et bord de rivière:  planter directement en place, à la profondeur souhaitée et adaptée à la plante. Il est possible d'ajouter une poignée de corne broyée ou torréfiée  dans le fond du trou de plantation.  Dans les situations  un peu délicates (vent, courant, variations importantes du niveau d'eau, etc...) il est très utile de fixer la motte à son support, fond ou rive, à l'aide d'une ou deux fiches en bois (du noisetier par exemple) ou de petits tuteurs en bambou le temps que les racines se fixent dans le sol.

A Noter: pour toutes les plantations en pot, tenir compte dans le choix du contenant des dimensions de la plante et de sa prise au vent. Un Thalia, par exemple, avec ses près de 2m  hors de l'eau , constitue une vraie voile, et il conviendra de lui offrir un pot bas et large, quitte à le lester  avec de grosses pierres. D'une manière générale, les résultats sont toujours meilleurs  avec un vrai fond de terre qu'avec un pot, la plante pouvant mieux s'ancrer et bénéficiant de plus de nutriments.


Lotus (de fin juin à septembre)
Les Lotus, Nelumbo nucifera et lutea, sont des plantes pouvant prendre un développement incroyable, voire envahissant dans certaines conditions de profondeur ou de température d'eau ( source empêchant le gel l'hiver, chauffage...) .  Il est possible d'en avoir dans quasiment toutes les régions d'Europe tempérée, sans précaution particulière, mais sous certaines conditions déterminées ci-après:
La souche du Lotus doit se trouver à une profondeur Hors Gel, soit de -20 à -40 cm, et jusqu'à environ -60 cm au maximum. La plante doit bénéficier d'une exposition aussi chaude et ensoleillée que possible (minimum 6 H de soleil par jour, aux heures chaudes). Et surtout: il lui faut à manger! Le Lotus est une plante particulièrement gourmande, demandant une épaisseur de substrat d'au moins 40 cm, riche ou renouvelée si c'est en pot.
La culture en pot est possible, mais eu égard à la gourmandise de cette plante, cela représente un réel travail que de l'y maintenir plusieurs années. En effet, un bac de 100 litres pèse forcément plus de 100 Kg dès qu'il est rempli de substrat humide et d'une plante, et le sortir de l'eau pour raffraichir la touffe (la diviser pour repartir sur "du neuf") et changer le substrat est une vraie mission, d'autant plus que la racine du Lotus est assez délicate à manipuler (cliquer sur la photo pour tomber sur l'article qui aborde le sujet) .

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