A l'aube de 2010, nous débutons la production d'une gamme totalement bio,
cultivée du début jusqu'à la fin sans le moindre produit chimique, avec des terreaux certifiés et du plant issu de semences bio ou de la division de nos propres pieds-mères, jamais traités
chimiquement,
POUR LE RESTE:
Ne sont employés à la pépinière que des produits de traitements agréés pour le Bio:
Bacillus thuringiensis contre les infestations de chenilles et de pucerons (qu'il dérange sans tuer), soufre, boullie bordelaise, Ferramol contre les limaces. L'ensemble des quelques milliers de
plantes de la pépinière sont donc traités à minima, et l'unique pulvérisateur consacré à cela fait... 1 litre!!!
De plus, actuellement, nous tentons l'experience du Neem sur une grande partie de la production afin de remplacer l'engrais pelliculé à libération lente* (9 mois) là où c'est possible pour
nourrir tout en renforçant les végétaux contre les maladies et certains parasites.
*:Il est à noter que l'impact environnemental de ce type d'engrais techniques est très limité, les plantes assimilant les nutriments
au fur et à mesure de leur libération progressive, sans pic.
Tout ceci pour dire que dans notre pépinière, on trouve plein d'auxilliaires naturels, de la coccinelle aux syrphes en passant par les chrysopes, les superbement efficaces aphidius
colemani et encore les vers luisants, dévoreurs de gastéropodes en puissance.
Un des syrphes au stade
adulte, mais c'est sous forme de larve (un horrible asticot blanc, pas très grand, pas du tout glamour) que cet insecte décime les colonies de pucerons.
Une nymphe, abritant une larve de syrphe en pleine métamorphose.
Les abords de lapépinière sont laissés relativement libres, pour offrir un bon repaire au hérisson et au lézard vert, qui me gratifient régulièrement de leurs visites,
quant aux bassins, nous y avons introduit de carassins, des poissons rouges, pour dévorer le surplus de larves de moustiques que les larves de libellules, les dytiques, notonectes (ici en photo au sortir de sa mue) , grenouilles et tritons, tous venus par leurs propres moyens, ne seront pas parvenus à absorber.
"Et les pucerons?", me direz-vous, avec cet esprit d'à-propos qui vous caractérise...
Eh bien, voilà ce qui leur arrive:
En zoomant sur cette photo (clic gauche) , on peut voir une momie de puceron qui a servi d'hôte à la larve
d'aphidius, qui l'a mangé de l'intérieur, avant de sortir en lui "décapsulant" l'abdomen pour aller pondre dans d'autres congénères d'ici quelques jours, les parasitant par centaines...
En prime, et sans faire de pub, un site (en anglais) pour voir les "ravageurs" et certains de leurs prédateurs ici
Les lézards et
autres reptiles limitent aussi énormément les dégats en agissant au sol, leur rôle est repris dans les airs par les chauve-souris, hirondelles et autres volatiles insectivores
Et, du fait de l'absence de traitements insecticides généraux, j'ai le droit à des visites
de prédateurs à l'efficacité redoutable sur les plus gros ravageurs...
Au passage, voici pour ceux qui n'en auraient jamais vu de jour, l'ami ver luisant, précieux consommateur de gastéropodes (escargots
et limaces).
Particulièrement laid, j'imagine aisément quelques réaction épidermiques de certains jardiniers qui auraient- à tort- tôt fait de s'en débarrasser
Depuis 2009, nous utilisons pour une bonne partie de la production (vivaces et fougères) les granulés de NEEM, un fertilisant bio-protecteur qui fertilise le sol tout en stimulant l'activité
biologique et en limitant nombre de ravageurs. Issus d'un arbre indien (le Neem, appelé aussi "l'arbre aux merveilles"), les granulés sont à 100% organiques et nous permettent progressivement
de limiter tout engrais chimique, et de lréduire encore les traitements, déjà rares et bio!
Ce produit est d'ailleurs en vente à la pépinière en sachets de 850 g à 3kg, et sur commande en sacs de 20 kg.

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