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Articles avec #flerial tag

S'entraîner à l'autonomie alimentaire, appel à candidature

Publié le par le père Lenoir

Le premier impluvium, en attente d'être exploité

Le premier impluvium, en attente d'être exploité

Bienvenue à la Haie de Morgon!

Voilà, c'est démarré! Maintenant on vous attend; le monde de demain, c'est tout de suite!

 


Appel à candidatures


Si vous avez envie ou besoin d'apprendre à cultiver vous-même un potager, vous avez le moyen de le faire pour l'an prochain (ça se prépare dès l'automne, ces affaires-là). 


Si les premières plantations de la forêt comestible qui occupera l'essentiel du site ont été effectuées avec Cyril et Alice, d'autres suivront, nombreuses. Mais ce qui compte vraiment, là, ce sont les parcelles expérimentales (les grands cercles photographiés) mises à disposition gratuitement pour qui en éprouve le besoin . 


Mais qu'est-ce que ça veut dire, concrètement?


Charte d’accueil à la Haie de Morgon


L’objectif est de permettre à qui le souhaite de s’entrainer à la culture en conditions réelles et/ou d’expérimenter des techniques pouvant répondre aux enjeux d’autonomie et/ou de résilience alimentaire dans des circonstances de bouleversement climatique, de rationnement en eau et de raréfaction des ressources (engrais, amendements, traitements, énergie…), y compris les personnes n’ayant pas les moyens ou la possibilité d’avoir un terrain à cultiver qui le leur permette. 


Chaque parcelle expérimentale circulaire délimitée par un fossé et un petit merlon mesure environ 200 m². Le sol naturel est argilo-limoneux, à limons battants, le pH de 7.2 à 7, à comportement hydromorphe et les cailloux y sont très rares (détails sur demande). 


Toute personne physique ou morale souhaitant cultiver durant une saison complète (6 mois à 1 an) une des 7 parcelles circulaires expérimentales peut en faire la demande, sans contrepartie financière.



En échange, elle s’engage à :


• Avoir au moins 18 ans


• Respecter les règles de la production agrinaturelle*, à savoir :


-respect du vivant, sous toutes ses formes, sur la parcelle et au-delà d’elle, ce qui implique une absence totale de recours aux traitements, amendements et fertilisants d’origine chimique


-gestion raisonnée de toutes les ressources (eau, biomasse, matière organique…)


-limitation des actions biocides à leur absolue nécessité


-favoriser la couverture du sol au désherbage (sauf expérimentation)


-limitation au maximum de l’impact écologique de la production agricole


-considération pour la vie du sol 


-considération de l’insertion de la culture au sein d’un biotope et d’écosystèmes existants


-préférence pour la stimulation des dynamiques naturelles à l’introduction d’intrants, qu’ils soient inertes ou vivants (auxiliaires produits industriellement


• Cultiver sérieusement la parcelle qui lui a été prêtée, ce qui implique une présence physique d’au moins une journée par semaine en pleine saison.


• Ne gâcher aucune production. Les récoltes devront avoir lieu tout au long de la saison, quitte à les proposer à d’autres personnes en cas de surproduction ou d’absence involontaire. 


• N’employer que la ressource en eau disponible dans les impluviums** ou tout dispositif de récupération d’eau provisoire qui pourrait être installé par ses soins sur la parcelle prêtée durant la saison d’exploitation, ainsi –évidemment- que l’eau de pluie qui tombe sur ladite parcelle.


• Respecter les règles de convivialité et de civisme permettant de partager agréablement le site de la Haie de Morgon.


• Accepter les conditions d’inconfort du site (situation isolée, pas d’eau courante ni électricité pour l’instant, toilettes sèches, abri sommaire). De l’eau claire issue d’un forage (uniquement hors période de gel) et l’electricité sont disponibles au Flérial, à 400m de là. 


• Partager son expérience de production (techniques, astuces, aléas, rendements, erreurs, transformation, conservation…) avec les autres expérimentateurs ou quiconque en aurait besoin ou envie. Les consigner (écrit, vidéo, audio…) dans la mesure du possible pour qu’elle puisse être transmise dans la durée.


• Utiliser son propre outillage. Ponctuellement, du matériel pourra être prêté aux expérimentateurs s’il est disponible. 


• Partager les semences obtenues dans la mesure du possible afin qu’elles puissent profiter aux futurs expérimentateurs. Une grainothèque sera constituée dans ce but.


• Ce que toute construction liée à la production soit démontable en fin de saison, aucun béton ne devant être coulé sur ou dans le sol. 


• Ne laisser aucun déchet sur site qui ne puisse être transformé en compost ou recyclé, ne pas polluer. Chacun s’engageant à participer à la propreté des communs (toilettes sèches, abris…) et à l’entretien des composts.


• Ne pas laisser de chien divaguer sur le site, pour éviter toute nuisance envers la faune qui l’occupe, les jeunes plantations ou les autres cultivateurs. Les chiens peuvent cependant accompagner leurs propriétaires sans laisse, s’ils ne s’en éloignent pas. 


• Ne pas tailler, déplacer ou abattre tout végétal hors parcelle expérimentale sans en avoir obtenu l’autorisation.


• Communiquer son identité ses coordonnées au propriétaire/gestionnaire du site.


Dans le cas du non-respect de ces engagements, les expérimentateurs concernés pourront être exclus du site, et la parcelle qui leur avait été confiée ré-attribuée à d’autres jusqu’à la saison suivante. 


Possibilité de s’installer sur place en mode camping, dans la mesure de l’accessibilité du site et du respect des autres et du biotope.


Un accompagnement technique de base sera possible pour les débutants, et des ateliers seront organisés in situ, parfois sous forme de chantiers participatifs, au fil de l’année.


 

Impluvium construit en chantier participatif


 


L’accueil des projets, l’accompagnement des expérimentateurs, les infrastructures –toutes spartiates qu’elles sont- l’eau et les ressources produites par le site sont gratuits pour pouvoir être accessibles à tous sans condition de revenu; ce qui n’empêche personne de participer financièrement à l'aventure s’il en a l’envie et/ou la capacité. 


*Le terme «agrinaturel » regroupe et qualifie tous les types d’agriculture respectueux du vivant sans restriction de techniques, protocoles ou philosophie, qu’il s’agisse des méthodes Bio, du modèle permacole, de la biodynamie, etc. 


**Un impluvium est un dispositif de récupération et stockage d’eau. Dans le cas présent, ils consistent en un bassin creusé dans l’argile surmonté d’un toit. 


Pour suivre ou découvrir le projet sur sa page facebook : La Haie de Morgon


La haie de Morgon, Le Flérial


89110 Volgré 


(attention, ne pas envoyer de courrier à cette adresse !)

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RENCONTRES DU FLERIAL 2020

Publié le par le père Lenoir

RENCONTRES DU FLERIAL 2020

Pour cette troisième édition, rien ne s'est passé comme prévu, évidemment. 
Un truc bizarre, à base de virus couronné, de plan d'urgence sanitaire et de confinement-déconfinement nous a empêché de planifier quoi que ce soit qui puisse ressembler à un programme. 

Qu'importe, la liste des intervenants sera précisée dans les prochains jours, gardez donc un œil sur le site et la page facebook du Flérial durant les prochains jours. 
 

Ce qui est déjà sûr: 

Nous pique-niquerons ensemble (repas tiré du sac) et aborderons les sujets que vous proposerez en les choisissant au hasard. 
La reconstruction du monde, l'alimentation, l'agriculture, l'écologie, sont les sujets privilégiés mais n'ont aucun caractère limitatif. Bon, si vous voulez parler voitures ou toilettage de chiens, on risque de peiner à répondre, mais aucun sujet n'est tabou. 

Eric Lenoir sera votre hôte. Paysagiste et pépiniériste, auteur, pigiste nature/jardin. Susceptible d’aborder les sujets du paysage, de l’eau et des milieux aquatiques, ou encore du Jardin punk. Militant pour un paysagisme écologique, engagé et responsable.  
 


- Visite commentée du Flérial avec description du concept de "Jardin Punk"
Accueil à partir de 10h, accès libre sur réservation. Plus on est de fous…

-Ce n'est pas une journée "portes ouvertes" de la pépinière, les ventes n'y sont pas prévues. Nous serons là pour nous rencontrer, échanger, apprendre. 

Attention ! Pas de chiens, SVP, ils ne font pas bon ménage avec une pépinière de plantes aquatiques ni avec la faune et la flore que nous préservons sur place.
Les enfants de moins de 12 ans sont les bienvenus mais ne peuvent pas se promener seuls, les mares profondes représentant un danger important.  

Réservations conseillées mais pas obligatoires au 06 15 09 28 45 ou sur pepiniere.ericlenoir@orange.fr

Pour trouver le Flérial, il suffit de regarder le plan ici.
 

Covoiturage possible, la plate-forme Mobicoop (gratuite) pourra vous y aider.
Et enfin, pour rappel, la pépinière accepte toute l'année les paiements en Cagnole, la monnaie locale de l'Yonne qui permet et incite les circuits courts. 

RENCONTRES DU FLERIAL 2020

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Conférence en Seine et Marne

Publié le par le père Lenoir

Les plantes aquatiques se reposent. 
C'est l'occasion d'aller faire autre chose!

 

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Stage Photo Nature mai 2019, il reste des places!

Publié le par le père Lenoir

Photo © Yannick Lenoir

Photo © Yannick Lenoir

Samedi 25 ou dimanche 26 mai 2019


-Stage photo nature avec le

photographe du monde sauvage

Yannick Lenoir.

Niveau adapté à la demande.

Programme de chaque journée : 9h/12h : Théorie photo + prises de vue 12h/13h : pique-nique collectif tiré du sac 13h/17h : Débriefing images + théorie, visite guidée du site et de la pépinière, prises de vue.

Tarif : 120 €/jour*

Yannick Lenoir, régulièrement plébiscité dans la presse spécialisée, s'occupera de la formation aux prises de vue en milieu naturel,  quittant les Alpes où il officie habituellement pour vous guider techniquement et artistiquement dans les méandres de la photographie numérique.
Après plusieurs reportages dans le grand Nord de l'Europe, à la rencontre du loup, du renard polaire et des boeufs musqués entre toundra et taïga, il se pose le temps d'un week-end au Flérial pour vous permettre d'apprendre ou parfaire votre connaissance de votre appareil et des techniques spécifiques dans le cadre de la prise de vue en milieu naturel.


Pour d'autres photos de votre formateur, c'est là: https://www.yannicklenoirphotographie.com
ou sa page facebook 
Contact: lenoir.yannick@gmail.com

L'évènement sur facebook

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Le Petit Traité du Jardin Punk est paru!

Publié le par le père Lenoir

"Petit Traité du Jardin Punk", 96 p collection Champs d'Action, éditions Terre Vivante

"Petit Traité du Jardin Punk", 96 p collection Champs d'Action, éditions Terre Vivante

Il aura mis le temps à mûrir, mais le voilà enfin sur le circuit, possiblement dans la poche de jardiniers lecteurs curieux, insolents, utopistes, écolos, incompétents, professionnels, élus, citoyens lambda, qui ont envie de découvrir cette approche du paysage que j'espère accessible à tous, écologique et bienfaisante. 

 Pour le reste des infos, je vous invite à consulter le site de Terre Vivante, ou d'aller traîner vos yeux au fil de la page facebook du Flérial, le jardin punk expérimental qui me sert de terrain de jeu et d'observatoire local. 

En tout cas, sachez que je suis très, très heureux qu'il soit dans les bacs, et encore plus ravi des premiers témoignages de lecteurs, qui sont au-delà de mes espérances! Merci!


 

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Au Flérial, dans mon Jardin Punk

Publié le par le père Lenoir

Le webzine (magazine en ligne, multimédia jardinophile, enfin ce que vous voudrez puisque c'est nouveau et qu'on peut tout en dire) Hortus Focus a consacré un article sympathique au Flérial, agrémenté d'une vidéo dont vous me direz des nouvelles. 

http://magazine.hortus-focus.fr/blog/2016/12/23/dans-le-jardin-punk-deric-lenoir/

Cela vient s'ajouter au reportage de l'Yonne républicaine et à l'excellent article du Lien Horticole publiés l'an passé.

Bref, entre conférences ailleurs et visites sur place, je suis très heureux que la démarche effectuée dans ce jardin expérimental présente de l'intérêt pour les uns et les autres, et rencontre un auditoire de plus en plus nombreux qui en comprend le sens et le dessein.

Ca motive pour continuer sur cette voie!  

Merci à ceux qui suivent, qui devancent et qui relaient!

 

 

Une petite pensée au passage: 

Un jardin, c'est un peu comme la vie: on peut la passer à tenter de tout maîtriser, ou bien décider de s'émerveiller de ce qui s'y passe d'imprévisible en n'intervenant que là où c'est indispensable.

 

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Les animaux au Flérial

Publié le par le père Lenoir

Les animaux au Flérial

Voilà.
On ne traite pas, ici.
On ne tond pas beaucoup non plus, d'ailleurs.
De fait, une grande biodiversité s'est installée, profitant du calme des lieux et du fait qu'on ne va pas embêter les uns et les autres au milieu des plantes où ils se sont installés.
On circule dans les allées qui sont fauchées une à deux fois par an, et pour le reste, on regarde de plus ou moins loin.

Même les abords de la partie pépinière ne sont qu'à peine entretenus, juste ce que la nécessité technique demande. On élimine les saules et autres ligneux qui empêcheraient à la prairie de subsister, on coupe éventuellement les épis mûrs prêts à répandre leurs graines dans nos pots, on gratte un peu là où ça s'étend trop sur la toile de culture et puis c'est tout.

Moralité, ça grouille de vie ici, et l'écosystème est très complet. Cela a pour principal effet bénéfique qu'il est rare qu'une espèce devienne à ce point proliférante qu'elle en devient un problème pour la production.
Certes, avant que les carnassiers ne découvrent ce nouveau havre -ou que je trouve le moyen de les inciter à chasser plutôt sur certaines zones- les rongeurs ont un peu ratatiné tout ce qui ressemblait à un bulbe, ainsi que la quasi-totalité des Schizostylis là où ils n'étaient pas submergés.
Mais plus ça va, moins les dégâts sont importants: les reptiles et batraciens sont présents depuis le début -(les lézards ont attendu près de deux ans après les travaux pour apparaître), mais aussi beaucoup d'oiseaux de proie (buse variables, bondrée apivore, faucon crécerelle, épervier commun, hibou moyen-duc, chouette effraie, chouette hulotte, et j'ai eu droit au fantastique passage d'un grand-duc), des renards, blaireaux, et autres mustélidés. Le petit dernier à être arrivé sur les lieux est le putois commun, dont j'ai retrouvé des traces entre les deux mares.

Les hérons viennent aussi participer à la régulation, détruisant au passage quelques fleurs de lotus ou de nymphéas qui les empêchent de viser. Ce que ne fait pas le vif martin-pêcheur, qui semble avoir une prédilection pour les poissons rouges qui servent d'anti-parasite dans les bassins de production.

Niveau invertébrés, c'est la fête! Machaon, papillons de toutes sortes, mantes religieuses, insectes aquatiques, carabes, lucanes, myriapodes...personne ne manque à l'appel! Cela arrange bien les nombreux oiseaux, dont une vingtaine d'hirondelles (qui nichent ailleurs), les bergeronnettes grises et printanières, les fauvettes, troglodytes, les mésanges charbonnières, bleues, nonnettes et même huppées, les tourterelles des bois, j'en passe et des meilleurs! Faisans, perdrix viennent nicher, tandis que la bécasse et les chevaliers cul-blanc ne font que passer durant la basse saison.

Depuis 2015, une ruche augmente encore la troupe, produisant des dizaines de kilos d'un miel délicieux.

Les animaux au Flérial
Les animaux au Flérial
Les animaux au Flérial
Les animaux au Flérial
Les animaux au Flérial
Les animaux au Flérial
Les animaux au Flérial
Les animaux au Flérial
Les animaux au Flérial
Les animaux au Flérial
Les animaux au Flérial
Les animaux au Flérial
Les animaux au Flérial

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